RECEPTION DE MARIAGE

 
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Photographie: n°1: Mariage shinto au sanctuaire Meiji jingu - japon ©Yasufumi Nishi/© JNTO. N°3: ©Mr.Colin Sinclair/© JNTO.

 

Mariage shinto au sanctuaire Meiji jingu - japon

 

C’est le moment de la démesure et de l’inoubliable mais un hélas très chronométré. La réception du mariage (hirôen) se tient après la cérémonie religieuse (le plus souvent Shintô, bouddhiste ou chrétienne). Elle se déroule généralement dans un hôtel ou une salle de réception spécialement loué pour l’occasion.

Fausse chapelle située dans un complexe hôtelier.

En raison du coût de la réception les invités ont été préalablement soigneusement sélectionnés. Il est néanmoins coutume d’inviter ses  supérieurs et ses collègues de bureau. Pour les mêmes considérations financières, la réception ne dure en général qu’une demi-journée (environ de 4 à 6 heures) et ne donne pas lieu une soirée dansante par la suite. Le coût du mariage, excédant souvent plusieurs millions de yens, est généralement pris en charge par les parents des mariés. Certains jeux TV organisaient des compétitions dont les gagnants se voyaient offrir la réception de leur mariage.

L‘industrie du mariage étant particulièrement lucrative et bien organisée, celle-ci propose des « packs mariage ». Ces « packs » facilitent la vie des mariés tout y est préparé, pensé, chronométré, mesuré et éventuellement adaptable : location des toilettes, repas, hôtel, transfert et accueil des invités… Certains époux voudront à cette occasion échanger leur alliance (si cela n’a pas été effectué lors de la cérémonie religieuse), d’autres voudront qu’une fausse cérémonie chrétienne (avec un faux prête et une fausse chapelle) soit organisée. En soit tout est possible pour vu d’en avoir les finances suffisantes.

L’étiquette.

Au cours de la réception la mariée (yome) va changer de toilette à plusieurs reprises (o-ironaoshi).  Le maquillage sera bien entendu adapté à la tenue porte. Pour en savoir plus sur la tenue de la mariée, cliquez ici. En générale la mariée débute la réception vêtue d’un kimono blanc. Ce kimono de mariage porte le nom de « shiromuku » (白無垢). La jeune mariée troquera ensuite volontiers cet habit pour une robe de mariée blanche « à l’occidental » et/ou une robe de soirée. La plupart du temps ses ensembles, hors de prix, sont loués pour la journée.

 

Mariage traditionnel japonais.
 

Lors du mariage, les femmes porteront au choix un kimono ou une robe de soirée. Les femmes mariées qui seraient aussi des proches des époux et qui désireraient revêtir un kimono porteront un « tomesode ». Les « tomesode » sont uniquement portés lors des mariages. Le haut de ce kimono est noir (afin de contraster avec la robe blanche de la mariée). L’obi (le nœud) et le bas du kimono sont colorés (afin d’indiquer que c’est un jour de joie. Les motifs varient selon les saisons et les goûts de sa propriétaire.

Les amies mariées des époux se vêtiront d’un autre type de kimono nommé « houmongi ». Ce kimono est assez formel mais beaucoup plus  clair qu’un « tomesode ». Ce genre de kimono ne se porte qu’en deux occasions les mariages et la cérémonie du thé.

Enfin les jeunes femmes de plus de 20 ans et non encore mariées portent le « furisode ». Le « furisode » est un kimono clair, très coloré avec des motifs. Etant destiné à des femmes non mariées les manches de celui-ci sont d’une imposante longueur.

Les hommes revêtiront plutôt un costume sombre avec une cravate blanche ou beige.  Tout au long de la réception il est pris grand soin de ne pas prononcer certains mots réputés néfastes aux jeunes mariés. Il en va ainsi des mots « séparer » (hanareru), « couper » (kikeru), « se séparer » (wakareru), …

L’arrivée des invités.

En général les invités ne sont pas accueillis par les mariés mais par  des proches des mariés ou du personnel de l’hôtel. Ceux-ci tiennent une sorte de « réception » (uketsuke) par lequel tous les invités transitent avant d’entrer dans la ou l’une des salles de réception. Les invités remettent à la « réception » une enveloppe richement décorée nommée « shûgibukuro ». Cette enveloppe est destinée à contenir certaine somme d’argent pour les mariés. Plus l’enveloppe est décoré plus le contenu en sera important. Le prix de certaines enveloppes dépasse les 15 000 yens.

Les cadeaux.

Contrairement à certains pays, au Japon il n’existe pas de liste de mariage. Les jeunes mariés ne demandent rien à leurs invités. Il est néanmoins de coutume d’offrir un cadeau.

Ce cadeau est rarement un objet mais plus une somme d’argent. La somme offerte au jeune couple est rarement inférieure à 30 000 yens. Cette somme sert au moins à couvrir une  partie du coût de la réception. Elle est versée en espèce sous forme de billets de banque et est glissée dans des enveloppes « shûgibukuro » spécialement conçue pour cela. Les billets de banques doivent impérativement être neuf (sans marque ni pliure).

Les invités peuvent bien évidemment donner sans aucune limitation. Plus les invités sont proches des mariés plus la somme sera importante. Une seule règle cependant, la somme offerte ne doit pas être divisible par deux, cela porte malheur.

La dot.

La dot n'est pas obligatoire mais ne pas en verser une est extrêmement mal vu. Elle est remise le jour du mariage sans faire l'objet d'une cérémoniale particulier. Il est de coutume que les parents du futur marié offre aux parents de la future mariée une somme d’argent afin de les indemniser de la perte de leur fille. En retour les parents de la future épouse refusent le présent justifiant que leur fille n’a pas « tant de valeur ». Dans les faits cette somme est attribuée au futur couple afin qu’il puisse se « lancer dans la vie » et s’installer. Le montant de la dot varie en fonction des familles. Elle n’ait néanmoins pas inférieur à un mois de salaires. Elle ne fait l'objet d'aucune négociation.

Les discours.

La réception commence et est ponctuée par tout un ensemble de discours. Il revient au maître de cérémonie (shikaisha) d’animer la réception et de donner la parole à tour de rôle à chaque intervenant.

Si le mariage est un « miai kekkon »  (見合い結婚») c'est-à-dire un mariage arrangé  l’honneur du premier discours reviendra au « nakōdo ». Un  « nakōdo » est un intermédiaire qui, par ses entremises, a réussis à faire se rencontrer les époux et à les faire nouer alliance. Lors de ce discours il présente les familles, les jeunes mariés (nom, étude,…) ainsi que la façon dont ils se sont rencontrés.

Vient ensuite le discours des chefs de familles des mariés puis de leurs « témoins ».  Lors de certaine réception l’un des invités est convié à interpréter une chanson ou déclamer quelques vers  d’une pièce de nô.

Le repas.

Les invités sont placés. La position de chaque invité est déterminée en fonction de ses liens avec les mariés, des liens de celui-ci avec les autres invités, de son âge, sa position sociale,…

Les discours continuent pendant l’ensemble du repas. Les invités ne s’interrompent cependant pas et continuent de déguster les plats qui leurs sont présentés.

Les mariés « déjeunent » à une table séparée et légèrement surélevée. Les mariés n’ont en fait que peut de temps. Le temps consacré au repas est en effet limité (environ une heure) et les jeunes époux passent souvent de table en table.

Arrive enfin le moment de la pièce montée. Celle-ci est en général assez imposante mais purement factice. Les mariés vont néanmoins, à l’unisson, prétendre le découper.

Une fois le repas terminé se déroule l’incontournable séance photo. A l’issu de celle-ci la réception s’achève.

Le départ.

Les mariés remercient alors chaleureusement chaque invité avant que celui-ci ne quitte le lieu de la réception.  En signe de gratitude les mariés remettent à chacun d’eux un « hikidemono ». Le « hikidemono » est une sorte de petite bourse contenant un cadeau.  Ce cadeau est composé d’une sucrerie et d’un petit objet (boite, verre,…). L‘invité pourra en sus se voir indemniser de ses frais de déplacement si celui-ci vient d’assez loi. Cela n’est cependant pas une obligation.

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