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Photographies: n°1 & 2:  ©Yasufumi Nishi/© JNTO.

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Mariage shinto au sanctuaire Meiji jingu - Tôkyô.

Le mariage (kekkon) tel que le connait aujourd'hui la société japonaise est le fruit d'une longue évolution. Le mariage n'était à l'origine par nécessairement un acte d'amour mais plus une démarche « utilitaire »...

Sous les ères Nara (710 à 794 ap. J.-C. ) et Heian (794 à 1185 ap. J.-C.) le mariage n’est soumis à aucun formalisme administratif. Il ne nécessite alors, au contraire d'aujourd'hui, aucun enregistrement, aucune homologation.

Bien que les pratiques sexuelles de l'époque soient relativement ouvertes le mariage n’est admis qu’entre un homme et une femme. La société étant assez hiérarchisée et cloisonnée les futurs époux sont nécessairement issus du même milieu social, religieux et/ou professionnel. On parle alors d’endogamie. Cette caractéristique n’a d’ailleurs pas totalement disparu de nos jours.

Les modalités du mariage différaient selon la position sociale des futurs époux. Le mariage n’était toutefois considéré comme  ayant réellement toute sa force qu’au jour où l’épouse donnait naissance à son premier enfant. L’important à l’époque était l’union d’une famille avec une autre et de sceller cette alliance par la naissance d’un enfant.

L’importance de l’alliance d’une famille à une autre peut être mise en exergue par la fréquente pratique de l’adoption. Lorsque dans une famille japonaise il n’y avait pas d’héritier mâle, il était coutumier d’adopter le mari de sa fille. Dans les familles nobles (kuge) cette adoption permettait en plus d’assurer une descendance de consolider la position de la famille adoptive. Le mari devait alors prendre le nom de famille de la famille adoptive.

Mariage au sanctuaire Jinrikisha de kamakura.

Comme en Occident les mariages au sein de la noblesse étaient dictés par des impératifs politiques et pécuniaires. Les mariages au sein de la classe guerrière (bushi) étaient quant à eux commandés aux grès des stratégies militaires.

A noter certaines spécificités propres à l’époque et au Japon. Une fois unis à son époux  la mariée (yome) demeurait à proximité ou en la maison de son père. Cette pratique est connue sous le nom de mariage matrilocal (Mukoi-rikkon). Le devoir de l’épouse n’était, en dehors de celui de s’occuper des enfants, que d’attendre son mari. Pouvant mener une vie assez libre, les visites (yobai) de celui-ci pouvaient être aussi espacées qu’il le souhaitait. Cela ne signifiait pas pour autant que l’épouse se résignait à une vie chaste.

Avec le temps, les humeurs de la guerre refont surface et le Japon traverse des phases d’instabilité politique et de guerre : de l’ère de Kamakura (1185 à 1333 ap. J.-C.) jusqu’à la fin de l’ère Azuchi-momoyama (1582 à 1603 ap. J.-C.).

La position de l’épouse évolue donc afin de mieux correspondre à « l’ère du temps ». C’est ainsi qu’à cette époque les épouses pouvaient servir d’otage. Elles pouvaient être exécutées si les maris de ces dernières venaient à trahir une alliance. Afin d’assurer une plus grande sécurité les mariages matrilocaux (Mukoi-rikkon) sont quasiment abandonnés au  profit des mariages patrilocaux (Yomei-rikkon). Dans le cas d’un mariage patrilocal l’épouse demeure  chez ou à proximité des parents de son époux.

Sous l’ère Edo (1603 à 1868 ap. J.-C.) l’institution du mariage se modernise. Des registres familiaux sont créés et il devient obligatoire d’y d’enregistrer les unions. Pour être définitivement reconnu, les époux devront, comme par le passé, donner naissance à un enfant. La considération amoureuse étant la plupart du temps étrangère au mariage, se développe alors la pratique du « Jôshi ».

Le jôshi consiste en un double suicide motivé par des sentiments amoureux. Cette pratique fut d’une telle importance que le pouvoir shogunal (pouvoir central) dû intervenir pour tenter de limiter sa propagation.

Il faudra encore attendre avant que les « ren’ai kekkon » (mariages d'amour - 恋愛結婚) deviennent la norme... Pour en savoir plus lisez notre article « le mariage aujourd'hui au japon ».

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