NTIC

 

    Vos rubriques

 

ACCUEIL TECHNOLOGIE

 
  AUDIOVISUEL  
BIOTECHNOLOGIE  
JEUX VIDÉO  
NTIC  
MICROÉLECTRONIQUE  
TÉLÉPHONIE MOBILE  
  INTERNET HAUT DÉBIT  
  ROBOTIQUE  
  NUCLÉAIRE  
   

    En savoir plus...

  ACCUEIL  
  PHOTOTHÈQUE  
  COURS DE JAPONAIS  
  LEXIQUE & DICTIONNAIRE  
  LIENS  
  TÉLÉCHARGEMENT  
  NOUS ÉCRIRE ?  
 
 
     

 Liens promotionnels

     
 

 

 
     
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source Mission économique du Japon -09/07

 

                                Les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication premier secteur économique au Japon.

Le marché des NTIC tire toujours la croissance japonaise et reste le secteur no 1 au Japon, avec une croissance régulière depuis 1996; très fortement concurrentiel, porté par l’innovation, il représentait en 2005 un PIB de 66 800 milliards de yen (environ 400 milliards d’euros) selon le MIC (Ministry of

Internal Affairs and Communications). Le déploiement des technologies de l’information et de la communication est soutenu par les programmes gouvernementaux édités par l’IT Strategic Headquarters dépendant du Cabinet du Premier Ministre, en accord avec le 3ème plan quinquennal (2006-2010) pour la science et la technologie du Council for Science and Technology Policy (CSTP).

Suite à la réussite des plans nationaux e-Japan en 2000 et e-Japan II en 2003 visant à promouvoir les TIC au Japon (« e » pour electronic), le nouveau plan gouvernemental New IT Reform Strategy a été lancé en janvier 2006.

 

 

Electronique

Microélectronique et cartes à puce.

L’ensemble de la production de semi-conducteurs a dépassé la barre des 13 000 milliards de yen (80 milliards d’euros) en 2006 et cette industrie est considérée comme l’une des principales au Japon.

Dans les années 1980, l’industrie japonaise avait une part élevée dans le marché mondial, notamment dans celui des DRAM (Dynamic Ramdom Access Memory), mais a subi la concurrence des entreprises coréennes dans les années 1990. Face à la dépression de ce marché, le secteur a dû se restructurer. Ainsi, NEC et Hitachi ont fusionné leurs divisions mémoire DRAM dans une filiale commune nommée Elpida. Dans le même temps, Toshiba, Fujitsu, Sony et Panasonic se sont retirés de ce marché.

Dans le domaine des mémoires flash NAND, Toshiba est le dernier acteur japonais existant. Dans le domaine des circuits intégrés destinés aux appareils électroménagers et aux véhicules automobiles, les sociétés japonaises, dont la plupart sont des IDM (integrated device manufacturer : conception, production et vente) sont dans une situation assez difficile en comparaison des sociétés étrangères qui adoptent un régime fabless/foundry (séparation conception et vente / production) et peuvent donc se spécialiser dans l’un des deux domaines.

Le marché des cartes à puce est en pleine expansion au Japon. Selon Yano Research Institute environ 113 millions de cartes ont été vendues en 2005 (toutes cartes à puces, hors étiquettes RFID), pour un marché de 40 milliards de yens, soit 250 millions d’euros. Porté par la dynamique du remplacement des cartes bancaires magnétiques par des cartes à puces (EMV : Europay MasterCard Visa) et par le marché des applications sans contact, cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2010, date à laquelle le marché pourrait être de 340 millions de cartes à puce.

Le Japon, leader mondial de la robotique.

Le Japon est, depuis le début des années 80, le leader mondial de la robotique et conserve une part de marché supérieure à 60 %. Loin d’éprouver un sentiment de méfiance vis-à-vis des robots, les Japonais ont su intégrer ces outils au système productif sans engendrer de protestation de la part des salariés. Le plein emploi jusqu’au milieu des années 90 a coexisté avec l’automatisation progressive des chaînes de production.

La robotique, considérée du point de vue industriel, doit aujourd’hui apporter une solution au risque de pénurie de main d’œuvre dans l’industrie et à plus long terme dans les services ou la santé. Elle reste une industrie en gestation, les politiques publiques et les investissements consacrés à son développement ainsi que la recherche dans ce domaine révèlent une volonté de leadership technologique.

 

Télécoms

Essor de la fibre optique et de l’Internet mobile.

Derrière l’opérateur historique NTT, les sociétés KDDI et SoftBank (propriétaire de Yahoo! Japan) se sont imposées comme opérateurs généralistes (haut débit et télécoms mobiles) concurrents. La téléphonie fixe classique (sur réseau commuté) est en panne de croissance, subissant la concurrence de la téléphonie mobile (qui l’a dépassée en 1999) et de la VoIP.

Internet à haut débit bon marché.

L’accès à Internet au Japon est le moins cher au monde selon l’ITU : 0,06 euros pour 100 kbps en 2006 (7,46 euros en moyenne par mois et par abonné). L’introduction, à partir de 2001, des premières offres ADSL par SoftBank avec un marketing très agressif a contraint NTT à se lancer sur ce nouveau marché, et la réglementation relative au dégroupage et à la concurrence a permis l’essor de cette technologie. Depuis 2005 cette stratégie commerciale est également appliquée à la fibre optique, qui représente désormais 1/3 du haut débit.

Cependant, malgré l’obligation de dégroupage total, les conditions d’accès au réseau optique de NTT pour les autres opérateurs semblent encore poser des difficultés.

Suite aux plans gouvernementaux e-Japan, le MIC a lancé son propre plan quinquennal u-Japan en décembre 2004 (« u » pour ubiquitous), et a défini en août 2006 sa Next-Generation Broadband Strategy 2010 afin de préciser les objectifs à atteindre en matière de haut débit : passer de 94 % à 100 % en couverture haut débit, et de 80 % à 90 % en très haut débit.

Le Laboratoire mondial de la téléphonie mobile.

Le marché de la téléphonie mobile, malgré une réduction de la progression en abonnés, n’est pas arrivé à maturité (5 millions d’abonnés supplémentaires sur l’année fiscale 2006). En mai 2007, le taux de pénétration de la téléphonie mobile était de 76,8 %, le Japon comptant 98 millions d’abonnés à la téléphonie mobile dont 87 % sont abonnés à un service Internet mobile (1er rang mondial), soit 85 millions d’utilisateurs. 76 % des utilisateurs mobiles sont abonnés à un service 3G/3,5G (75 millions d’abonnés). A peine 1 million de Japonais utilise une carte prépayée. NTT DoCoMo domine le secteur et a été un précurseur avec le lancement de l’i-mode en février 1999, puis du premier service 3G en octobre 2001.

Cependant, la déréglementation a permis à de nouveaux opérateurs d’arriver sur le marché, concurrençant fortement ses positions en développant là encore des stratégies agressives (tout particulièrement KDDI, avec sa marque Au et ses forfaits données illimités ou packet flat rate). Concurrence renforcée récemment avec le rachat de Vodafone Japan par Softbank, et l’attribution de licences à deux nouveaux arrivants : eMobile d’eAccess et IPMobile. DoCoMo axe désormais sa stratégie sur son service de portefeuille électronique Osaifu-Keitai lancé en juillet 2004, utilisant la puce sans contact FeliCa de Sony (disponible aussi sous forme de carte) et cumulant sur téléphone portable les fonctions de porte-monnaie électronique, titre de transport, carte de crédit, carte de membre et autres fonctions d’identification.

KDDI vise lui un public jeune et privilégie les contenus mobiles, dont les services musicaux, alors que SoftBank tente de rattraper son retard sur la 3G, et propose de nouveaux types de forfaits bon marché.

Les deux principaux opérateurs mobiles, Au de KDDI et NTT DoCoMo, travaillent sur la mise en place d’un service 4G pour 2010 et effectuent désormais des tests grandeur nature de leur future technologie, notamment en mouvement. D’ici là, deux licences nationales seront attribuées pour le WiMAX en octobre 2007, pour un lancement du service en 2009. Les opérateurs 3G existants ne sont pas éligibles directement à ces licences, mais peuvent détenir jusqu’à un tiers des parts des consortiums candidats.

 

Logiciel et Multimédia

Forte présence étrangère sur le marché des logiciels…

Au Japon, l’industrie des logiciels informatiques bénéficie depuis plusieurs années d’une conjoncture favorable en raison de la pénétration croissante des TIC dans l’économie japonaise. Selon la JPSA (Japan Personal Computer Software Association), les logiciels représentaient pour les éditeurs sur l’année fiscale 2004 au Japon un marché de 825 Mrd JPY, soient environ 5 Mrd EUR (+ 9,5 % de croissance annuelle). 78 % du marché étaient destinés aux professionnels, soient environ 642 Mrd JPY, l’équivalent de 4 Mrd EUR.

Les logiciels professionnels les plus vendus au Japon sont les applications pour serveur et la bureautique. La forte croissance du marché des applications serveur (+ 29 % en un an) s’explique par la croissance du parc installé, par les besoins du e-business et par une prise de conscience forte des questions de sécurité. Les logiciels spécialisés (CAO, DAO, FAO, SIG, calcul, intelligence artificielle, etc.) enregistrent également une forte croissance (+ 18 %) traduisant la hausse des investissements TIC des entreprises japonaises.

Selon les estimations, les exportations auraient triplé en 2004 atteignant les 32 Mrd JPY (environ 195 Mio EUR) mais les importations représentent désormais près de 365 Mrd JPY, soient 2,2 Mrd EUR (+ 26 % en un an). 90 % des importations japonaises sont en provenance des Etats-Unis, et il existe sur le marché japonais une véritable demande en produits innovants (de niche) : e-business, sécurité, applications spécialisées, etc.

Le développement externalisé à l’étranger représente 53 Mrd JPY, soient 320 Mio EUR (+ 8 % en un an), dont 63 % en Chine. Les entreprises japonaises emploient dans l’Archipel environ 1 600 ingénieurs étrangers (+ 28 % en un an), dont 57 % de Chinois.

… contrastant avec les difficultés des éditeurs de jeux vidéo étrangers

Innovant et dynamique dans les années 80-90, le marché japonais des jeux vidéo est en relative perte de vitesse depuis 2000. Désormais 2ème marché mondial derrière les Etats-Unis, le Japon souffre d’un manque de renouvellement de ses jeux sur consoles de salon, essentiellement dû à la frilosité des éditeurs (publisher) et des distributeurs nationaux. Le marché des consoles portables revient à son meilleur niveau depuis la sortie de la nouvelle génération (DS et PSP), alors que le marché sur mobiles est en plein essor.

Quantitativement, le marché japonais est aussi important que le marché américain, cependant les éditeurs sont moins nombreux. L’investissement nécessaire au développement de jeux sur console de salon étant de plus en plus élevé (sophistication croissante des consoles), cette concentration s’est poursuivie en 2005, avec le rachat de Taito par Square-Enix, et celui de Namco puis Banpresto par Bandai. Autre effet du coût de développement, les éditeurs japonais ne font plus que des nouvelles versions ou des copies de jeux existants sur console de salon, sans s'aventurer dans des investissements trop importants en nouveaux jeux.

Les ventes des jeux étrangers restent faibles : 3 à 4 % du marché seulement, les distributeurs japonais n’osant pas encore prendre de risques sur ce segment de marché, face à un engouement encore faible du public. Electronics Arts, qui distribue lui-même ses jeux au Japon, est toujours l’éditeur étranger qui se vend le mieux, avec près de 50 Mio USD de chiffre d’affaires en 2005. Néanmoins, ses ventes sont en baisse régulière au Japon.

L’Audiovisuel japonais se met au numérique et à la haute définition

La télévision de service public Japan Broadcasting Corporation (NHK) offre en hertzien deux chaines de télédiffusion (l’une généraliste, l’autre éducative) et trois stations de radiodiffusion, plus trois chaines de télévision par satellite (BS), qui émettent simultanément des signaux analogiques et numériques. 90 % des programmes de sa chaine généraliste sont en HD, contre 50 % de sa chaine éducative. Il n’y a aucune publicité sur ces chaînes, qui sont financées par la redevance publique.

Le secteur privé est organisé en réseaux de chaînes commerciales régionales. Chacun des cinq grands réseaux dispose de « stations clés » à Tokyo : Nippon TV, Fuji TV, TBS, TV Asahi et Tokyo TV. Les chaînes privées sont le plus souvent intégrées à un groupe de communication qui dispose d'un quotidien de presse écrite : Fuji TV et le Sankei, NTV et le Yomiuri, TV Asahi et l'Asahi Shimbun, TV Tokyo et le Nikkei.

La diffusion analogique doit cesser au Japon en 2011. Le système de diffusion de la télévision numérique terrestre (TNT) est devenu opérationnel dans 3 zones pilotes (Tokyo, Osaka et Nagoya) depuis le 1er décembre 2003 (technologie ISDB-T ou Integrated Services Digital Broadcasting), le programme gouvernemental pour le développement de la TNT ayant été lancé en 1997 par le MIC. Le signal hertzien couvrait près de 40 millions de foyers fin 2006 (85 % de la population), et l’on estimait à plus de 6 millions le nombre de télévisions compatibles TNT en circulation, pour environ 5 millions d’utilisateurs réels.

La télévision numérique terrestre est diffusée sur téléphone mobile depuis le 1er avril 2006, dans 29 départements à son lancement et sur l’ensemble des départements depuis fin 2006.

En dehors du réseau hertzien, le Japon distingue deux types de diffusion par satellite, la diffusion directe (satellite BS) qui couvre 15 millions de personnes en analogique et 25 en numérique et la diffusion par satellite de télécommunication (CS) qui couvre près de 3,5 millions de personnes.

Enfin, en mars 2005, 18 millions de foyers étaient abonnés aux câblo-opérateurs, soit un taux de pénétration de 35 %. Les câblo-opérateurs commencent à passer à la fibre optique pour permettre plus aisément la diffusion en HDTV, et propose désormais des offres de triple-play en très haut débit. Ceci alors que les services IPTV proposés par les fournisseurs d’accès à Internet sont encore peu usités.

                                                                                                                                                                                                        ©