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Photographie n°1: Tonneaux de saké. |
Le marché japonais des spiritueux recouvre une
grande variété de produits, tant nationaux
qu’importés ; on distingue classiquement :
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Le «
shochu
» : alcool blanc obtenu par la distillation de
céréales (riz, patates douces ou blé), consommé
comme produit de base de cocktail, mélangé à des jus
de fruit, du soda ou de l'eau plate ou gazeuse. Le «
shochu », bénéficiant de l'évolution des cocktails,
a vu sa consommation augmenter de 50% en 10 ans.
C'est un spiritueux très populaire, dont le prix de
vente au détail est compétitif au Japon.
-
Les « liqueurs »: dans la législation japonaise, les
cocktails à faible teneur en alcool, prêts à
consommer, sont intégrés dans la catégorie des
liqueurs. Ils occupent une position prédominante et
représentent plus de 90% du marché des liqueurs. Il
en existe 3 types majeurs:
*
Cocktails à base de spiritueux blancs et de jus de
fruits ;
*
"Chuhai" à base de « shochu » avec de l'eau ou du
soda ;
*
"Uméshu" à base de spiritueux blancs et de prunes.
Ils sont consommés principalement au foyer et dans
des brasseries et commercialisés dans toutes sortes
de magasins de détail. Dans les statistiques des
liqueurs, la production japonaise représente 96% du
total consommé en volume mais il faut garder en
mémoire que ce type de produits "cocktail" ne
correspond guère aux liqueurs proprement dites.
-
Les spiritueux bruns - whisky et brandy : depuis
l'éclatement de la bulle financière japonaise, au
début des années 90, le marché des spiritueux bruns
est en net déclin (-50%) du fait, essentiellement de
la diminution des frais de représentation des
entreprises.
-
Les spiritueux blancs : les spiritueux blancs sont
utilisés comme boissons de base pour les cocktails.
Leur consommation a doublé en 10 ans.
Moins d’alcool fort, des cocktails…
et du premium.
En termes généraux, la consommation de boissons
alcooliques est sur une tendance négative, même si
certains segments enregistrent des évolutions
positives. Globalement, la consommation s'oriente de
plus en plus vers des boissons à faible teneur en
alcool. Parallèlement, les cocktails jouent
également un rôle prépondérant dans la consommation
de spiritueux. Ce mode de consommation favorise le
développement de la consommation des liqueurs et
dans une moindre mesure des spiritueux blancs. Plus
globalement, on note le développement de gamme «
premium » et « super premium », notamment dans les
catégories de spiritueux bruns qui jusque là étaient
les segments « produits » les moins dynamiques.
Approvisionnement du marché japonais.
Le Japon a importé pour 487,2 Mio. d’euros de
spiritueux en 2006, quelques 1,63 millions d’Hl. en
équivalent alcool pur (-1,9%). Si l’on considère la
consommation de spiritueux japonais dans son
ensemble, le marché des seuls produits importés est
relativement étroit. Les importations japonaises
concernent pour l’essentiel :
-
des whiskies (36,0% du total des importations en
valeur en 2006), en provenance essentiellement du
Royaume-Uni, des Etats-Unis et dans une moindre
mesure du Canada ; une partie de ces flux concernent
du vrac destiné à la fabrication sur place de «
blend »,
-
différentes boissons spiritueuses « asiatiques »
(23,2 % du total) en provenance essentiellement de
Corée et dans une moindre mesure de Chine ; pour la
Corée, il s’agit de « soju », alcool distillé
titrant 20 à 30°, traditionnellement à base de
patates douces et plus récemment de tapioca,
-
des eaux de vie de vins (17,2% du total) : cognac,
armagnac et autres brandy, quasi exclusivement en
provenance de France,
-
des liqueurs (16,9%), françaises majoritairement et
dans une moindre mesure des Pays-Bas et des
Etats-Unis. Les importations japonaises de Rhum, Gin
& Vodka sont minoritaires, représentant mois de 7%
du total des importations japonaises en valeur.
Positions françaises.
Le Japon représente aujourd’hui un des premiers
marchés d’exportation de spiritueux français : c’est
notre 5ième
client mondial et le deuxième sur l’Asie derrière
Singapour. En 2006, Les exportations françaises de
spiritueux à destination du Japon se sont élevées à
près de 107 Mio. d’€, soit 4,1% du total des
exportations françaises de spiritueux dans le monde,
et 26,2% du total des spiritueux importés par le
Japon (2ième
fournisseur derrière le Royaume-Uni). Toutefois, vu
le rôle de plaque-tournante commerciale de Singapour
notamment sur le Cognac (près de 90% des cognac
exportés sur Singapour sont ré-exportés par la
suite), la Japon est sans nul doute notre premier
client réel en spiritueux en Asie.
Les exportations françaises sur le Japon sont
caractérisées par la place importante des cognacs,
des brandy et des liqueurs ; ces trois familles de
produits représentent à 84% des volumes et 92% en
valeur du total de nos exportations sur l’Archipel.
Globalement, les exportations françaises connaissent
depuis 2000 une longue décrue, qui s’est confirmée
en 2006 (-9,2% en valeur /2005). Cette tendance
masque toutefois des évolutions différentes suivant
les catégories de produits observés :
-
malgré une timide reprise en 2005, les exportations
de cognac français, qui constituent près de la
moitié de nos exportations (en valeur) ont en 2006
connu un nouveau repli de -13,0% en volume à 8.458
hl d’alcool pur (/ap.) ;
-
les autres eaux de vie de vin concernent
essentiellement du « French Brandy » vrac destiné à
un reconditionnement sur place ou à une utilisation
industrielle (9.353 hl./ap. en 2006, -25,2%).
-
les liqueurs (21.174 hl./ap. en 2006), pour
l’essentiel des liqueurs à base de cassis et de
fruits (lychee et dans une moindre mesure orange),
profitent à plein de l’engouement pour les
cocktails, mais également pour d’autres utilisations
(consommation sur glace, avec des sodas, du thé
voire des jus de fruits). A ce titre, la
commercialisation de petites contenances est devenue
la politique de plusieurs importateurs japonais,
destinés à une commercialisation dans le « off trade
».
-
les volumes de rhum, de vodka, d’armagnac et de
calvados commercialisés au Japon sont secondaires
(respectivement 1.363, 345, 163 et 255 Hl. d’alcool
pur).
L’approche
commerciale.
Comme ailleurs, le marché des spiritueux au Japon
est essentiellement un marché de « marques »
internationales lesquelles s’appuient sur les
réseaux de distribution des grands acteurs de
l’importation, qui sont :
-
les grands producteurs japonais de boissons
alcoolisées, qui importent en complément de gamme
comme SUNTORY, KIRIN/MERCIAN, ASAHI, SAPPORO.
-
ou les filiales des multinationales du secteur que
sont PERNOD RICARD JAPAN, MHD DIAGEO MOET HENNESY,
E.S. JAPAN (filiale BACARDI/CUTTY STARK) ou MAXXIUM
(filiale REMY MARTIN)
Toutefois, le marché japonais laisse des
opportunités pour des exportateurs de moindre
envergure ; il ne faut pas perdre de vue en effet
que le tissu des importateurs au Japon est dense et
que chaque opérateur cherche à constituer des
portefeuilles de marques qui leur permettent de se
différencier de la concurrence. |