|
|
|
 |
|
Aéroport
international du Kansaï |
Tendances
Les
chiffres provisoires du commerce extérieur pour 2006
ont été publiés le 31 janvier 2007. Le Japon termine
l’année 2006 avec un excédent commercial de 8000
MdJPY (52 MdEUR1 et 1,6% du PIB) en baisse pour la
deuxième année consécutive, même si le chiffre pour
cette année (-7%) est loin des -27% de contraction
enregistrés en 2005.
La nouvelle - mais modeste – réduction de l’excédent
commercial japonaise
est due à un renchérissement
des importations lié aux prix élevés des produits
énergétiques dont l’Archipel est très dépendant. Les
exportations ont progressé à un rythme très soutenu
(+15%) sur l’année.
Importations
1. Le maintien des prix de l’énergie
à de hauts niveaux au premier semestre 2006 est à
l’origine de la contraction de l’excédent commercial
japonais.
Cette nouvelle contraction est exclusivement due à
une forte hausse des importations (+18% sur l’année
à 67 158MdJPY et 430 MdEUR) sur fond de prix élevés
de l’énergie (la progression des importations était
de +23% sur le seul premier semestre).
Les importations de produits énergétiques, qui
représentent 28% du total des importations
japonaises, enregistrent une très forte progression
sur l’année en valeur (+28%, stable en volume). Les
autres postes, même lorsqu’ils augmentent à un
rythme soutenu (+20% pour les biens manufacturés et
+17% pour les machines électriques) ne contribuent
que plus faiblement en raison de leur part, plus
modeste, dans le total des importations
(respectivement 10% et 13%).
En valeur, les importations japonaises ont fortement
augmenté en provenance du Moyen-Orient (+31%, à 12
687 MdJPY soit 81 MdEUR et 19% du total des
importations), d’Amérique du Nord (+12% à 9 024
MdJPY soit 58 MdEUR et 13% du total) et d’Asie
(+16%, à 29 320 MdJPY soit 188 MEUR et 44% du total
- + 15% et 21% du total pour la seule Chine).
 |
|
Barrage Tsuruta Dam
de Kagoshima. |
Exportations
2. Les exportations sont restées très
dynamiques.
En progression de 15% sur l’année (16% au premier
semestre et 13% au second), elles atteignent en
valeur un record historique de 75 253 MdJPY (482
MdEUR).
Le secteur des transports (24% des exportations)
connait une remarquable expansion (+20% en valeur,
17% en volume), suivi des machines (20% des
exportations et +11%) et des biens d’équipements
électriques et électroniques (21% et +10,5%). Il
faut également noter la forte hausse (+17%) du
secteur, des biens manufacturés qui représente
aujourd’hui 11,5% des exportations japonaises. Par
destination, les exportations ont fortement augmenté
vers les Etats-Unis
(+14%, à 16 937 MdJPY et 108 MdEUR, soit 23% du
total des exportations japonaises dans le monde),
l’Union Européenne (+13%, à 10 896 MdJPY et 70 MdEUR,
soit 14,5% du total) et l’Asie (+12,5% à 35 810
MdJPY et 229 MdEUR, soit 49% du total - +22% et
14,3% pour la seule Chine).
Conclusion
Le Japon reste bénéficiaire dans ses
échanges avec l’ensemble régions, à l’exception du
Moyen-Orient.
Reflétant l’évolution du commerce extérieur au cours
de l’année 2006, le Japon enregistre un nouveau
déficit commercial avec le Moyen-Orient (-10 454
MdJPY et 67 MdEUR, en hausse de 33%), il reste
bénéficiaire dans ses échanges avec l’ensemble des
autres régions géographiques qui constituent des
partenaires commerciaux importants, et notamment
avec l’Asie (+6 481 MdJPY et 41 MdEUR, en baisse de
-0,5%). L’excédent commercial japonais représente
+1086 MdJPY soit 7 MdEUR avec la Chine y compris
Hong-Kong, 9000 MdJPY, soit 58 MdEUR avec les
Etats-Unis et 3456 MdJPY soit
28 MdEUR avec l’Europe occidentale.
A l’origine de la reprise japonaise, le commerce
extérieur est un moteur essentiel de l’économie
japonaise. Le fait que l’Archipel réalise près de la
moitié de ses échanges avec la zone asiatique – qui
est la plus dynamique au monde – et enregistre un
excédent important avec cette région doit être
souligné. Le Japon est par ailleurs le seul pays du
G7 à dégager un excédent commercial avec l’ensemble
Chine et Hong Kong. Enfin, longtemps redouté, le
ralentissement américain – par ailleurs modeste –
n’a pas eu, à ce jour, les effets négatifs
escomptés. |