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Source Mission économique du Japon -04/06

 

                                     Le marché japonais des biotechnologies était évalué à 1759 milliards de Yens (environ 13 Mds €) en 2005, soit le deuxième marché au monde, derrière les États-unis, favorisé notamment par un puissant secteur pharmaceutique (également à la 2ième place mondiale avec un CA de 54 Mds $ en 2004) et des investissements annuels en R&D maintenus à haut niveau (3,5% du PIB). Au Japon, les biotechnologies se répartissent surtout entre le secteur médical (31%), l’agro-alimentaire (30%) et la chimie-environnement (26%).

En ce qui concerne les brevets, le Japon se classe en 2ème position, devant l’Europe, avec 23% des enregistrements, principalement dans les domaines du génome, du génie génétique, des enzymes, des protéines, des recherches en biochimie et en bio-informatique. Par ailleurs, selon les statistiques du METI (Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie), plus de 1220 entreprises déployaient des activités liées aux biotechnologies en 2004, dont 450 dans l’agro-alimentaire et 284 dans la pharmacie. Il convient également de mentionner les secteurs de l’électronique/informatique (207) et de la chimie (97).

Enfin, la politique de promotion des clusters (pôles de compétitivité technologiques), lancée en 2001, qui favorise notamment les innovations dans le domaine médical, avec entre autres la création d’incubateurs et le développement des spin-offs d’universités et de laboratoires publics, a conduit à une forte croissance du nombre de jeunes pousses dans le domaine des biotechnologies.

 

Accompagnement public.

Un secteur économique prioritaire depuis 2001.

Secteur d’activités combinant industrie et recherche, le domaine biomédical fait partie des quatre secteurs scientifiques déclarés prioritaires par le gouvernement en 2001, avec les nanotechnologies, les sciences de l’environnement et les TIC. Il bénéficie à ce titre d’investissements publics importants.

Ainsi, le 3ième Plan de Base pour les Sciences et Technologies, qui va couvrir les années 2006 à 2010 (et devrait être détaillé fin avril 2006 par le Council for Science and Technology Policy) prévoit des dépenses sur 5 ans de l’ordre de 25 000 milliards de yens (environ 175 Mds €), en augmentation de 4% par rapport au plan 2000-2005.

Pour l’année 2005 seulement, 3600 Mrds Yens (environ 26 Mds €) ont été consacrés par les pouvoirs publics aux domaines de la recherche en général, hors universités, dont 14 Mds € pour les activités de R&D. Sur ce montant, les sciences de la vie en ont reçu 23% (3,2 Mds €) et les nanotechnologies 5%

(700 M€). Ces fonds proviennent essentiellement du ministère de l’Education et de la Recherche (MEXT) pour 64% et du METI pour 15%. Le secteur des sciences de la vie bénéficie également d’importants investissements en recherche de la part du secteur privé, comparables en valeur à ceux du secteur public.

En ce qui concerne les domaines d’activités, pour la période 2006-2010, l’accent devrait être mis tout particulièrement sur les techniques de bioimaging, la bio-chimie, les bio-systèmes et la bio-informatique.

En 2002, les autorités japonaises se sont fixé des objectifs à atteindre en 2010 en matière de biotechnologies. Ainsi, les « Biotechnology Strategy Guidelines » précisent les 3 points suivants : la création d’un marché des biotechnologies de 25000 Mds JPY (environ 178 Mds €), la création d’un million d’emplois et d’un millier de jeunes pousses.

Leur stratégie passe notamment par la création de clusters (voir paragraphe suivant), la définition d’un nouveau statut pour les universités et laboratoires, favorisant les applications des résultats de la recherche fondamentale et, enfin, par la multiplication des infrastructures d’incubateurs.

Cette priorité nationale est motivée en particulier par la prise de conscience d’un retard accumulé dans la recherche scientifique par le Japon par rapport aux Etats-Unis dans les années 90, par la conviction que les biotechnologies, comme les nanotechnologies, seront l’un des piliers du développement économique de demain, et par les bénéfices escomptés de la recherche sur la médecine personnalisée et l’amélioration de la qualité de vie d’une population importante et âgée (20% des Japonais ont plus de 65ans).

 

Pôles de compétitivité.

Les principaux clusters liés aux biotechnologies.

Pour dynamiser l’innovation industrielle, en favorisant les rapprochements universités, laboratoires et entreprises privées, les autorités se sont appuyées, dès le début des années 2000, sur la création de réseaux régionaux de clusters. Sur les 18 gérés par le MEXT (budget de 100 M€ par an), 7 concernent spécifiquement les sciences de la vie, Il s’agit de :

- Kansai Science City (post-génomique),

- Saito Life Science Park (bio-médical et médicaments pour cancer, cœur et cerveau),

- Kobe Medical Industry Project (cellules souches, technologies médicales),

- Hiroshima (collagène humain recombinant),

- Takamatsu (sucres rares à partir d’enzymes),

- Kyoto (nano-biotechnologies),

- Hamamatsu (équipements pour l’imagerie, inspections non destructives, rayons X et gamma).

Il faut signaler également la création récente du NIBIO (institut national de l’innovation médicale) qui travaille sur les protéines, la toxicologie génomique, les thérapies immuno-régulatrices et les médicaments orphelins), du IBRI (institut de recherche biomédicale et d’innovation ; implantations de cellules, régénération de vaisseaux) et du TRI (Translational Research Informatics Center) puissante banque de données médicales. D’autre part, des villes telles Fukuoka ou Shizuoka bénéficient également de financements du MEXT pour développer des programmes innovants dans les sciences de la vie.

De son côté, le METI anime également des clusters « industriels » où les priorités sont tournées vers les applications pratiques des résultats de laboratoires.

Sur les 17 clusters concernés (budget total 350 M€ pour l’assistance à 124 projets), quelques uns ont trait aux biotechnologies. Il s’agit en particulier du Hokkaido Bio technology Industrial Cluster (ingénierie des lipides et glycol, modification génétique végétale, biomasse), du Tokyo Metropolis Area Bio-Genome Venture Network, du Tokai Bio Factory et du Kansai Bio Cluster Project.

Pour développer sa politique d’innovation industrielle, le METI s’appuie notamment sur des organismes de recherches publics, tels le NEDO et l’AIST, qui travaillent en partie en partenariat avec le secteur privé, notamment par appels à projets.

 

Applications.

Secteurs porteurs.

Les secteurs fondés sur les biotechnologies considérés comme les plus prometteurs sont actuellement les nouveaux médicaments, les soins médicaux et de santé, ainsi que les secteurs des bio-services. Les aliments fonctionnels sont également un marché en développement.

Les bio-médicaments développés au Japon ne représentent actuellement que 10% de l’ensemble des médicaments. Ce chiffre devrait passer à 30% d’ici à 2010. Les bio médicaments de demain ne seront probablement plus centrés seulement sur le développement de protéines actives nouvellement découvertes ou créées, mais aussi sur le développement de technologies de formulation et d'administration des médicaments.

Dans le domaine de la médecine et de la santé, la médecine régénératrice et la thérapie génétique sont des thèmes prioritaires, ainsi que les travaux sur les cellules souches. La fourniture d’équipements et de réactifs, souvent étrangers, aux centres de recherches et laboratoires locaux sont en progression.

Dans le secteur des équipements de biotechnologies, les ventes de spectromètres de masse et d’équipement d’analyse cellulaire ou des protéines connaissent une bonne croissance. Les chercheurs japonais en biotechnologies sont en train de passer de la génomique à la protéomique.

Le Japon connaît un important développement des aliments fonctionnels, notamment pour les seniors, qu’il s’agisse des aliments avec des apports issus des biotechnologies ou des aliments génétiquement modifiés. La taille du marché en 2010 pourrait atteindre 3400 milliards de yens (environ 25 Mds €). 481 produits alimentaires avaient obtenu en janvier 2005 l'homologation de porter la mention « produit bénéfique pour la santé ».

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