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Le pays du poisson ?
Selon
la légende vivrait sous l’archipel
Japonais, le Namazu. Le Namazu est
un animal mythique de la famille des
silures et de taille gigantesque
dont les mouvements seraient à
l’origine des séismes… Comme toute
société îlienne le Japon à une forte
tradition et dépendance vis-à-vis de
l’océan. Selon un rapport publié par
le JETRO en 1997, 45% des protéines
animales ingérées par les japonais
proviennent du poisson.
Avant
de s’interroger sur la provenance du
poisson, il est surtout fait
attention à sa fraîcheur certains
poissons étant importés par avion
lorsque cela est nécessaire
(Saumon…).
Données économiques.
Bien
que les
dépenses des ménages et des
restaurants japonais pour, le
poisson et les produits de la pêche
aient diminuées pendant plusieurs
années, le marché des produits de la
pêche reste considérable aussi bien
volume qu’en valeur. On ne change
pas des habitudes de consommation et
tout une tradition culinaire.
La
pêche est l’une des premières
activités vivrières du pays. Elle
fait vivre des millions de familles
japonaises. La production nationale
(surtout des sardines, maquereau et
thon) devait atteindre en 1993 les
11 000 000 de tonnes. Bien que ce
chiffre soit impressionnant, la
Japon à recours à l’importation pour
satisfaire les besoins de sa demande
intérieure. Ci-contre arrivage de thons au
marché de Tsukiji.
En 2001,
le volume des importations
japonaises de poisson et de produits
de la pêche a atteint 3,823 millions
de tonnes métriques (tm). Les
principaux pays fournisseurs par
ordre décroissant de part de marché
en 2001 sont la chine, les
États-Unis, la Thaïlande, la Corée
du Sud, l'Indonésie, le chili,
Taiwan, la Norvège, l'Australie,
Vietnam, l'Inde et le Canada.
Le Japon
n’importe pas seulement des poissons
frais, réfrigéré, surgelé, salé,
séché ou fumé mais aussi des
poissons vivants pour 51 207 tm en
2001. Les d'anguilles vivantes
représentent un important
pourcentage du total.
Les
produits de la mer les plus importés
en volume sont les crevettes, les
saumons et les truites pour 276 480
tm en 2001 puis le thon, le germon…

Pêche et conservation.
L’insularité du japon et ses 34 000
km de côtes ont été des facteurs
propices au développement de la
pêche sous toutes ses formes : pêche
côtière, pêche en haute mer à la
ligne, à la seine, chalut,
baleinier, au filet dérivant, fixe
ou de fond, casier… Les poissons et
de produits de la pêche ainsi péchés
sont conservé et vendus vivants,
frais, réfrigéré, préparé, en
conserve surgelé, salé, séché ou
fumé.
Consommation et cuisine.
Il est
cuisiné au Japon approximativement
3 000 espèces de poissons
différents. Les poissons les plus
appréciés et consommés sont les
thons, les daurades, maquereaux,
saumons, anguilles, bonites,
crevettes, crabes. Il est aussi fait
consommation de crustacés et d’œufs
de poisson : « sujiko » et « ikura »
(œufs de saumons) et "topico" (les œufs de hareng) pour la saison
du nouvel an. Pour donner un ordre
de grandeur en 2001, le volume des
importations de « sujiko » était de
4 410 tonnes métrique (tm) et celui
de l’ikura de 3 997 tm.
Le poisson
comme les crustacés se consomment
séchés, cuits, crus (sachimi, suchi,
maki) ou vivants. Le poisson peut
aussi être réduit en pâte, il porte
alors les noms de « surimi » ou de « kamaboko ».
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