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Chais Municipal de Kobe. |
Le marché japonais a connu une croissance constante
de la consommation depuis la libéralisation de
l’importation des alcools au début des années 70 et
ce phénomène s’est accéléré en 98, conséquence
directe du phénomène « french paradox ». Le marché
connaît cependant ces dernières années un tassement
des ventes; après une timide amélioration en 2005,
les ventes en 2006 ont enregistré un léger recul
(-2,9 % / 2005).
Production intérieure.
Une majorité de vins élaborés avec du
vrac importés.
On distingue les vins élaborés à partir :
- de raisins produits localement ; aux côtés des
cépages traditionnels (au premier rang desquels
figure le « Koshu »), sont également utilisées les
variétés classiques européennes et américaines. Les
principales régions de production de ces vins se
situent à Yamanashi (près du Mont Fuji, région qui
représenterait environ 50% de la production
japonaise) et Yamagata.
- de vins en vrac ou de moût importés, mélangés avec
des ‘’jus’’ japonais; l’appellation vins japonais
requiert en effet la présence minimale de 5% de vins
issus de raisins cultivés au Japon. De fait, plus de
90% de la production de vins japonais est élaborée à
partir de matériaux importés.
Offre étrangère.
Un marché qui se « resserre ».
Les importations de vins se sont élevées pour
l’année 2006 à un peu plus de 1,73 Mio. d’hl., en
hausse de +5,7 % par rapport à 2005 ; les vins
mousseux représentent 11,4 % de ce total ; le vrac
compte pour un peu moins de 18% des volumes de vins
tranquilles importés. Sept fournisseurs se partagent
désormais plus de 90% de l’approvisionnement de ce
marché. La France demeure le leader incontesté avec
une part de marché en 2006 de 38,2% en volume (-0.02
pts/2005) et 66,1% en valeur
(+1,85 pts/2005). Parmi les autres fournisseurs, on
soulignera :
- le recul des vins australiens ; il semble que le
phénomène de « Yellow Tail », qui avait dopé les
exportations australiennes sur les deux dernières
années, soit sur le déclin,
- la légère amélioration enregistrée par les vins
italiens,
- la bonne tenue des vins américains, dont des bonnes
performances sont enregistrées là aussi sur du BIB
et de vins de milieu de gamme,
- la confirmation de la croissance régulière des
exportations espagnoles.
La distribution.
Un « retail » organisé qui faiblit ?
L’année 2006 marque une certaine inflexion de la
tendance engagée depuis 2003 et la libéralisation
des licences de vente qui avait consacré le « retail
organisé » (supermarché, « discounter », et «
Convenience Store ») comme le circuit de
commercialisation majoritaire ; pour 2006, on
constate en effet que :
- le CHR enregistre une hausse de 10,6% des ventes,
tout comme le circuit « caviste » qui progresse plus
timidement de 1,5%,
- le recul des « department store » se poursuit tout
comme celui des « convenience store » (-8,4%/2005),
- plus surprenants sont les résultats des circuits «
supermarché » et « discounters » avec des scores
respectifs de -1,4 et -3,4%.
Enfin, rappelons-le, la Vente à Distance (vente par
correspondance et e-commerce) tout comme la vente
directe (porte-à-porte) sont des modes de
commercialisation à ne pas négliger sur le marché
nippon, présentant de réelles opportunités.
La segmentation.
Si le cœur de marché est bien établi autour de 1.000
Yens/col, on aura enregistré en 2006 une reprise des
ventes dans le milieu de gamme : les segments prix «
1.500-2.000 Yens », « 2.000-3.000 Yens » et «
3.000-5.000 Yens » ont ainsi progressé
respectivement de 9,4%, 8,1% et 11,3%. A l’opposé,
les vins haut de gamme (PVP> 5.000 Yens/col) qui
avaient connu une forte progression de leurs ventes
en 2005, ont enregistré un net recul en 2006
(-15,9%). Le constat est le même pour les vins
d’entrée de gamme (catégorie <500 Yens) qui
connaissent une correction (-9,1% / 2005), après la
forte progression de 2005 (+62% / 2004).
Consommation
La consommation se situe aujourd’hui à environ 2
l./hab./an., soit sensiblement au même niveau que
ceux enregistrés avant 98. S’il est difficile
d’évaluer l’évolution future de la consommation
japonaise (des discours volontaristes parlent d’une
consommation proche de 3l./hab./an dans les
prochaines années), il est indéniable que la nette
reprise de l’économie japonaise, dont la
consommation intérieure sera la prochaine
bénéficiaire, est un élément conjoncturel, qui
invite à un optimisme modéré.
Le « rouge » majoritaire …..et les mousseux en poupe
Le Japon fut longtemps considéré comme un pays
consommateur de vin blanc par son type de
gastronomie. A mesure que le vin est devenu une
boisson plus familière, la consommation du vin rouge
s’est développée, bien appuyée, par les vertus «
santé » associées à la consommation de vins rouges.
("French Paradox"). Les vins rouges français
représentent environ 63% des exportations
françaises. A l’opposé, les « rosés » demeurent
toujours aussi anecdotiques dans la consommation.
Les mousseux, avec en premier lieu le champagne,
bénéficie d’une conjoncture très favorable dans
l’Archipel. |