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Convention center d'Okayama. |
Organisez avec soin tous les détails de votre voyage
: horaires des rendez-vous, réservations d’hôtels,
billets de train, etc. Ceci constituera un gage de
sérieux vis-à-vis des Japonais, qui sont, sur ce
plan, méthodiques et soucieux des détails. Le statut
de l'hôtel dans lequel vous descendrez sera le
reflet de celui de votre société.
La langue japonaise est sans doute l’un des plus
grands obstacles auxquels vous serez confronté dans votre démarche.
C’est pourtant une clé indispensable pour les affaires avec le Japon : même
si leur compréhension écrite est généralement bonne, les Japonais parlant
un bon anglais sont rares. Ainsi, il est indispensable d'avoir recours aux
services d’un/une interprète pour toutes vos négociations. Si les négociations se
déroulent en anglais, il faut garder en tête que la pratique de l'anglais au
Japon est souvent différente et imprécise, et peut facilement mener à des
malentendus.
Par ailleurs, un Japonais n'admettra jamais
publiquement qu'il n'a pas compris le sens d'un mot
ou d'une phrase. En outre, ceux qui parlent anglais
ne sont pas nécessairement les preneurs de décision.
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Le plus: Faire appel à un
interprète est indispensable. Savoir
travailler avec un interprète. Les
rendez-vous se préparent minutieusement
et à l'avance Une documentation
commerciale de qualité est un gage de
crédibilité essentiel. |
Une communication efficace par l'intermédiaire d'un
interprète implique qu’il soit au courant de
l'évolution de la situation. Il est donc fortement
recommandé d’effectuer avec lui un briefing avant et
après chaque réunion, ce qui permet aussi d’éclairer
certaines attitudes ou paroles qui n’auraient pas
été bien comprises. La présence d'un interprète
double le temps de parole, et raccourcit d'autant la
réunion. Toutefois la traduction gagnera en qualité
si l’on prend soin de ne pas s'exprimer trop
rapidement ni trop longtemps à chaque prise de
parole, en évitant les abréviations et le jargon
technique. Dès la prise de rendez-vous, qui doit se
faire suffisamment longtemps à l'avance, annoncez à
vos interlocuteurs japonais qui vous êtes et quel
est votre objectif. N’hésitez pas à leur envoyer des
documents de présentation de vos produits au
préalable (en anglais, ou mieux, en japonais). Cela
leur permettra de sélectionner la ou les personnes
qui seront le mieux à même de traiter avec vous.
La forme joue une part très importante dans les
relations avec les Japonais. Il faut soigner tout
particulièrement la présentation de votre société et
de vos produits, en anglais et si possible traduite
en japonais, qui joue le rôle d'ambassadeur de votre
entreprise et se révèle souvent un élément
déterminant dans la décision de vous rencontrer ou
non. Plus généralement, lors d'une mission
commerciale, il convient d'être attentif à tous les
détails relatifs à la présentation de votre
délégation.
L'entretien
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Centre des congrès international de
Fukuoka. |
Lors d’une mission de prospection, emportez toujours
des
cartes de visites en grand nombre, en anglais,
et si possible en japonais au verso. Toutes les
personnes que vous rencontrerez vous donneront la
leur, et vous devrez donc être en mesure de pouvoir
leur présenter la vôtre en échange. Pour le premier
rendez-vous, c’est à vous de présenter votre carte
en premier (étant en position de « demandeur »), à
deux mains, et en vous nommant. Lorsque vous
recevrez celle de votre interlocuteur, prenez le
temps de lire son nom, son titre et le nom de son
service en tenant sa carte de vos deux mains.
Manquer de respect à sa carte équivaudrait à
l’offenser directement. Une fois les cartes posées
sur la table (de manière à indiquer les positions
respectives de vos interlocuteurs), les discussions
peuvent commencer. Ce n'est qu'à la fin du
rendez-vous que vous pouvez ranger ces cartes, sur
lesquelles vous n'aurez rien écrit, de préférence
dans un porte-cartes ou un portefeuille. Attention :
les Japonais n’utilisent que des cartes de petit
format (5,5 x 9cm, « format américain ») : si vous
lui présentiez un format plus grand, votre
interlocuteur serait dans l’embarras pour la classer
!
Il est indispensable d’être à l’heure. Il est même
conseillé d'arriver juste avant, pour être reçu
précisément à l’heure convenue. Mais se présenter
avec plus de quelques minutes d’avance risquerait de
prendre vos interlocuteurs au dépourvu et de les
plonger dans l'embarras. En général, les Japonais
auront prévu un ordre du jour assez précis qu’il
convient de respecter. En début d'entretien, il est
souvent utile de préciser à nouveau votre fonction,
votre société et l'objet de votre mission. Il est
également utile de reformuler tout ce qui va être
dit, pour prouver que l’on comprend bien tous les
éléments. A la fin de l’entretien, laissez la partie
japonaise reformuler globalement en premier, quitte
à rectifier par la suite. L'expérience prouve qu'il
est important aussi de prendre des notes durant
l'entretien (par exemple, les conseils et
suggestions de vos interlocuteurs).
L'écoute est très importante et donne un gage de
sérieux. Les Japonais font souvent des hochements de
tête et des interjections (par exemple « Haï ! »),
lors de la conversation. Ceci montre que vous avez
leur attention et qu'ils ont compris ce qui vient
d'être dit, mais n'a aucun lien avec le fait qu'ils
soient d'accord ou pas. Il est donc bon de toujours
reconfirmer à la fin de l’entretien les points sur
lesquels on est d'accord. Par ailleurs, les Japonais
n'aiment pas dire non directement. Il faut donc être
attentif aux signes de refus, tels que des réponses
évasives ou des changements systématiques de sujet.
De même, un silence ne doit pas être interprété
comme un signe négatif, mais plutôt comme une
période de réflexion. Les hommes d'affaires japonais
sont doués d'une grande capacité d'écoute, tandis
que leurs homologues occidentaux, peu habitués aux
silences, ont tendance à monopoliser la parole. Pour
obtenir des informations, il faut donc savoir leur
laisser le temps de répondre sans les interrompre.
Ainsi, lors d'un silence, mieux vaut attendre que
d'essayer de combler du vide.
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Centre
de conférence international de
Kitakyushu. |
Il est impératif de ne pas négliger ceux qui ne
parlent pas. Il arrive souvent que les vrais
preneurs de décisions restent « dans l'ombre »,
laissent les cadres moyens s'occuper des détails
pratiques des négociations, et se contentent de
donner leur décision finale. Il est donc très
important de ne pas se fier aux apparences et de
savoir reconnaître la personne en charge.
En général, aucune décision n'est réellement prise à
la fin de l'entretien. Il faut encore que vos
interlocuteurs en discutent entre eux. Cette
recherche du consensus, inhérente à la mentalité
japonaise, rend parfois les négociations longues et
frustrantes pour les étrangers. Il faut cependant
garder à l'esprit que, une fois la décision prise,
son exécution sera rapide et efficace.
Le respect de la hiérarchie est un élément essentiel
du fonctionnement de l'entreprise – et de la société
– japonaise. La direction au Japon est
essentiellement en charge de l'orientation à long
terme et de la représentation de l'entreprise,
tandis que le personnel « en bas de l'échelle » se
trouve plus impliqué que ses homologues occidentaux.
Il ne faut donc pas voir comme un signe de
désintérêt le fait de ne pas rencontrer son
homologue hiérarchique japonais lors d'une première
rencontre. La hiérarchie est toujours affichée
clairement du coté de la délégation japonaise. Par
exemple, l'entrée dans la pièce et les présentations
se font généralement par ordre décroissant
d'importance et il est fortement souhaitable que
votre délégation respecte les mêmes règles. Il est
essentiel de ne pas se contredire l'un l'autre
devant la délégation japonaise, ou d'entrer dans de
longs apartés.
Il est important de toujours garder une attitude et
des propos modérés. Les Japonais ont bien conscience
que des étrangers ne peuvent être au fait de tous
les us et coutumes de leur pays, et leur
pardonneront de bon cœur les petits impairs, mais
pas une attitude agressive ou négative. Au
contraire, afficher votre volonté de vous adapter –
sans pour autant tomber dans l'excès et en restant
vous-même – contribuera à rassurer vos
interlocuteurs sur la relation future que vous
pourriez entretenir.
Lorsque vous aurez déjà établi une relation avec
votre interlocuteur (par exemple, s'il s'agit d'un
client régulier), l’entretien se terminera par la
remise des cadeaux que vous aurez apportés, de
préférence typiquement français (objets au logo de
votre société, beaux livres, par exemple sur votre
région ou sur les grands sites touristiques
français, cravates de couturiers français, alcools,
etc.). Il est cependant important de ne pas trop en
vanter les mérites : les Japonais pour leur part
s’excusent toujours d’offrir « une chose très
insignifiante », si cher soit leur cadeau.
L'emballage au Japon a traditionnellement presque
autant d'importance que le présent lui-même.
Après l'entretien : le suivi des
relations.
Il est possible, dans le cas d'un très bon contact,
que l’entretien se poursuive en dehors du bureau.
Etre invité dans un restaurant traditionnel japonais
est sans doute le meilleur gage de l’estime que vous
portent vos interlocuteurs et de leur intérêt pour
vos produits. C'est dans cette ambiance plus
décontractée qu’ils se laisseront aller à exprimer
davantage ce qu’ils pensent vraiment. La soirée
pourra se prolonger dans un bar ou un Karaoké, mais
il est vraisemblable que vous serez raccompagné à
votre hôtel avant minuit.
Les Japonais n'établiront de relation commerciale
avec des étrangers que lorsqu'ils estimeront pouvoir
leur faire confiance. Il ne faut donc pas s'attendre
à des résultats immédiats, mais il convient avant
tout de les persuader de vos intentions à long terme
au Japon. Dès votre retour, et même si votre
entretien ne vous a pas paru positif (on ne peut
connaître la réaction future de votre interlocuteur)
il est important de reprendre contact (par écrit)
avec les personnes que vous avez rencontrées, pour
les remercier de leur accueil, mais aussi pour
apporter quelques précisions, réponses, échantillons
ou documentations que vous n’aviez pas pu leur
donner lors de votre séjour au Japon. De même, il
est important de toujours entretenir vos relations
avec vos interlocuteurs japonais, notamment par
l’envoi de cartes de vœux, communiqués de presse,
etc., tenant vos clients informés par exemple de tel
ou tel changement de personne au sein de votre
entreprise, de la sortie d’un nouveau produit, d’une
nouvelle collection, même si vous n’avez pas avec
eux un volume d’affaires conséquent.
Il s’agit en effet de petites attentions auxquelles
les Japonais sont sensibles, et ils se souviendront
de vous lorsqu’ils rechercheront le type de produits
que vous présentez. Dans la mesure du possible,
restez toujours flexible afin d'accepter les
modifications des conditions de vente (quantités
minimales par commande, etc.) ou de vos produits :
les changements apportés à la demande de votre
importateur permettront de répondre aux besoins du
marché japonais de manière plus fine et précise.
Ayez toujours à l’esprit ce que recherchent les
importateurs japonais : une qualité irréprochable,
le respect des délais de livraison (les retards sont
inacceptables au Japon), et un bon service après
vente. |