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Tokyo capital financière et économique du
Japon. Vue sur le Mont Fuji. |
Réglementation des changes.
Tout transfert de fonds à destination ou en
provenance de l'étranger supérieur à 30 millions de
yens est soumis à déclaration (a posteriori) auprès
de la banque japonaise émettrice ou bénéficiaire,
qui transmet à la Banque du Japon qui elle-même en
informe le Ministère des Finances.
Dans le cas d’une opération financière (achat de
titres, etc.), lorsque le montant de la transaction
avec un non résident est supérieur à 100 millions de
yens, il est nécessaire souscrire une déclaration
auprès de la Banque du Japon.
Une déclaration douanière a priori est nécessaire
lorsqu’une personne transporte physiquement les
sommes, chèques (y compris travellers cheques),
titres et billets à ordre d’un montant supérieur à 1
million de yens. Les monnaies de facturation les
plus usitées sont par ordre de préférence : le yen,
le dollar américain et l’euro.
Les principales banques au Japon.
Les 11 banques généralistes japonaises se sont
engagées dans un processus de regroupement qui a
mené à l’apparition depuis 2006 de trois grands
groupes bancaires multi-métiers et d’envergure
internationale :
- Mitsubishi UFJ Financial Group: né de la fusion
entre Mitsubishi Tokyo Financial Group (MTFG) et
United Financial of Japan (UFJ), effective depuis le
1er
janvier 2006, c’est aujourd’hui en terme de taille
de bilan le plus grand groupe bancaire du monde,
devant Citigroup, avec des actifs atteignant 190 000
milliards de yens (1 358 milliards d’euros).
-
Mizuho Financial Group : groupe majeur disposant de
près de 138 000 milliards de yens d’actifs (986
milliards d’euros).
- Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG) : groupe
comprenant notamment la banque SMBC (Sumitomo Mitsui
Banking Corporation) et la maison de titres Daiwa
Securities SMBC.
Il existe par ailleurs 118 banques japonaises
régionales au Japon. Les grandes banques étrangères
telles que JP Morgan, Morgan Stanley ou HSBC, ainsi
que les principales banques françaises (BNP-Paribas,
Calyon, Société Générale…) sont présentes sur le
marché japonais, mais n’exercent généralement pas
d’activités de banque de détail.
Les différents moyens de paiement des
importations au Japon.
Les monnaies de facturation les plus
usitées sont par ordre de préférence le yen, le
dollar américain et l’euro.
Le moyen de paiement des importations représentant
le meilleur rapport qualité/prix au Japon est le
virement SWIFT (Society for Worldwide Interbank
Financial Telecommunications). Il s’agit d’un
système de virement par voie télématique entre
banques adhérentes, qui permet des opérations
rapides et sécurisées.
Les autres moyens de paiement conseillés sont le
crédit documentaire et la lettre de crédit.
Le crédit documentaire est un document émis par la
banque de l'entreprise importatrice, qui s'engage
irrévocablement à payer à l'entreprise qui vend, à
une date déterminée et par l'intermédiaire de sa
banque, le montant indiqué contre présentation des
documents prouvant la valeur de la marchandise, son
expédition et le respect des obligations du vendeur.
La fiabilité de la banque de l'acheteur doit parfois
être confirmée par une autre banque.
La lettre de crédit est un engagement écrit pris par
une banque de payer ou d'accepter un effet sur
présentation de certains documents. Par opposition,
les différentes formes de chèques sont à proscrire
car elles ne sont quasiment pas utilisées au Japon
et les délais de traitements sont longs.
Moyens de paiement Utilisation Encaissement
documentaire : Courant
Crédit documentaire : Courant
Virement SWIFT : Courant
Chèque : A éviter (délais très longs)
Billet à ordre : A éviter
Lettre de change : A éviter
Les garanties bancaires locales sont principalement
les cautions bancaires et lettres de stand-by
(garantie bancaire pour les opérations de commerce
international qui permet d’assurer la bonne
exécution des obligations du vendeur).
Il n’existe pas de procédure propre au Japon pour
s’assurer contre les risques de défaillance du
débiteur, et les procédures classiques telles que le
crédit documentaire sont généralement utilisées pour
minimiser le risque de défaillance du débiteur.
Les techniques de recouvrement
Le recouvrement de créances ne peut
être exercé au Japon que par des cabinets d'avocats,
sauf dans le cas du recouvrement de certaines
créances spécifiques (crédits bancaires,
crédits-bails, etc.).
La phase amiable est toujours à privilégier et
consiste, autant que possible, à faire signer par le
débiteur un acte notarié assorti d'une clause de
reconnaissance d'exécution forcée qui pourra ainsi
être mise en jeu en cas d'inexécution ultérieure. Le
créancier adresse en général une lettre recommandée
au débiteur avec accusé de réception (naiyo shomei)
dont le contenu est certifié par le bureau de poste,
qui conserve un exemplaire. Cette lettre a également
pour effet de repousser de six mois la période de
prescription légale (qui est de cinq ans pour les
créances commerciales). Durant cette période et sans
réaction du débiteur, le créancier devra engager une
action en justice afin de conserver le bénéfice de
l'interruption de la prescription.
La procédure simplifiée (shiharai meirei),
comparable à l'injonction de payer, s'applique aux
créances non contestées et permet d'obtenir une
ordonnance du juge dans un délai de trois mois
environ. Des frais de procédure à acquitter sous
forme de timbres fiscaux, à la charge du requérant,
varient selon le montant de la créance. En cas de
contestation, la procédure est convertie en
procédure de droit commun.
La procédure de droit commun se déroule au :
- tribunal sommaire (kan-i saibansho) pour les
créances inférieures à 900 000 yens
- tribunal de district (chiho saibansho) de Tokyo ou
celui d’Osaka pour les créances supérieures à ce
montant (équivalents du Tribunal de Grande
Instance).
La procédure, pour partie écrite et pour partie
orale, peut durer de un à trois ans et générer des
frais judiciaires élevés.
Principaux organismes de
renseignements de notoriété
La notation du Japon par le groupe Coface
(www.cofacerating.fr) est à nouveau positive (A1)
depuis janvier 2005, en raison notamment de la
reprise économique qui exerce une influence
favorable sur le comportement de paiement des
entreprises. Outre Cofacerating, les principales
sociétés fournissant des renseignements permettant
d’évaluer de futurs partenaires commerciaux
(notamment leur solvabilité) au Japon sont les
suivantes :
- Teikoku Data Bank Tel : + 81 (0)3 57 75 31 11 Fax
: + 81(0)3 34 08 55 19
Site Internet :
http://www.tdb.co.jp/english/index.html
- Tokyo Shoko Research Tel : + 81(0)3 35 74 22 11
Fax : + 81(0)3 35 71 51 65.
Site internent :
http://www.tsr-net.co.jp/english/index.html
Les principaux modes de paiement
domestiques
Outre les espèces, très largement utilisées même
pour de grosses transactions, les principaux modes
de paiement sont les suivants :
-prélèvements automatiques : Ils représentent 51% du
total des paiements autres qu’en espèces au Japon.
-virements bancaires : 34% du total des paiements
hors espèces.
-cartes bancaires : on note un fort développement
des cartes à puce. On estime que 70% des cartes en
circulation seront des cartes à puce d’ici 2007.
- les services de paiement en ligne se développent
progressivement aussi bien pour les entreprises que
pour les particuliers, via les sites Internet des
banques. Ce moyen est surtout utilisé surtout pour
les factures ou les loyers.
Pour les particuliers, veuillez consulter notre page
spécialement dédié aux
modes de
paiement dans le cadre d'un voyage
touristique. |