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Céramique ootani de la préfecture de
Tokushima. |
Le Japon est membre de l’APEC (Coopération
Economique de l’Asie-Pacifique) depuis 1989, de
l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) depuis la
création de cette organisation en 1995, et est
signataire d’un accord de libre-échange avec quatre
pays : Singapour (2002), Mexique (2005)
Malaisie (2006) et Philippines (2006). En matière
douanière, le Japon est également membre depuis 1964
de l’Organisation Mondiale des Douanes, et est
signataire de l’Accord d’assistance mutuelle entre
les directions douanières des Etats-Unis et du Japon
entré en vigueur en juin 1997. Trois principaux
organismes réglementent les importations au Japon :
-
La Japan Tariff Association pour la classification
tarifaire
- Les Douanes japonaises (Japan Customs) pour les
procédures douanières
- Le Ministère de l’Economie, du Commerce et de
l’Industrie (METI) pour les procédures spécifiques à
certains produits et pour l’étiquetage
Démarches préalables à
l’importation au Japon:
Le régime des importations par
produit est disponible sur le site du JETRO (en
anglais) :
http://www.jetro.go.jp/en/market/regulations/
Food sanitation law (en anglais) :
http://www.jetro.go.jp/en/market/regulations/pdf/food-e.pdf
Pharmceutical affairs law (en
anglais) :
http://www.jetro.go.jp/en/market/regulations/pdf/cosme2000sep-e.pdf
La majorité des produits peut être importée
librement. En revanche, le Japon figure toujours
parmi les pays industrialisés ayant les droits les
plus élevés pour les produits agricoles, dont
certains sont soumis à des obstacles non-tarifaires.
1. Les produits nécessitant une licence.
Les produits alimentaires, chimiques,
pharmaceutiques et cosmétiques notamment requièrent
une licence d’importation délivrée par le Ministère
de la Santé et du Travail. C’est normalement
l'importateur japonais qui s'occupe des démarches
d’obtention. Par ailleurs, les produits ayant une
incidence sur la santé des consommateurs doivent
faire dans presque tous les cas l'objet d'une
demande préalable d'autorisation de mise sur le
marché avant de pouvoir être importés au Japon. Le
Ministère de la Santé et du Travail est chargé
d'évaluer les marchandises entrant dans cette
catégorie. A titre de référence, les principaux
textes s’appliquant à la majorité des biens non
industriels sont les suivants :
- la "Food sanitation law" pour les produits
alimentaires, qui impose notamment une déclaration
préalable auprès du Ministère de la Santé et du
Travail pour tout nouveau produit ;
- la "Pharmaceutical affairs law" pour les produits
pharmaceutiques et cosmétiques. Concernant les
produits pharmaceutiques, la licence d’importation
et l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) qui
garantit la qualité, l’efficacité et la sécurité du
médicament sont obligatoires avant l’introduction
sur le marché de tout nouveau médicament au Japon.
Pour l’importation de produits cosmétiques et de
quasi-drugs, si aucune licence n’est nécessaire pour
la vente au détail, deux licences sont requises pour
la vente en gros : la licence de fabrication et la
licence « de commercialisation » (Licence for
Marketing Business of Cosmetics / Quasidrugs) depuis
la révision de la loi en avril 2005.
2. Les produits faisant l’objet d’obstacles à
l’importation.
Certains produits font également l'objet de quotas à
l’importation. Ce système est supervisé par le METI.
- L’importation de chaussures en cuir est soumise à
un régime de contingentement. Un contingent
permettant de bénéficier de tarifs préférentiels
(17,3% à 24% selon les matériaux utilisés) est fixé
depuis 1996 à 12 019 000 paires par an, pour
l’ensemble des importateurs.
- La viande de porc : une clause de sauvegarde est
appliquée Les importations de porc sont autorisées
sous un régime tarifaire établissant un prix
minimum. Quand l’accroissement des importations
dépasse un certain taux (19 % en volume par rapport
à la moyenne d’un cumul trimestriel sur les trois
années précédentes), les autorités sont autorisées à
réévaluer ce prix.
3.
Par ailleurs, l’adhésion du Japon à un certain
nombre de conventions et traités internationaux
(Washington pour les produits d’origine animale et
végétale, Protocole de Montréal pour les CFCs, etc.)
régit plus spécifiquement l’importation d’un certain
nombre de produits.
Marquage et
étiquetage.
Les lois sur l’étiquetage sont
disponibles sur les sites suivants (en anglais) : «
Household goods quality labeling law »:
http://www.jetro.go.jp/en/market/regulations/pdf/household_labeling.pdf
« Act against unjustifiable premiums
and misleading representations »
http://www.jftc.go.jp/epage/legislation/premiums/prerep_2003.pdf
Marquage des colis : la douane japonaise n’exige que
la mention de l’origine du colis. La langue peut
être le japonais, l'anglais ou le français.
Etiquetage des produits : l’organisme compétent en
matière d’étiquetage des produits est le METI. La
réglementation japonaise sur l’étiquetage, très
stricte, doit être scrupuleusement respectée sous
peine de voir le produit interdit à la vente.
L’étiquetage des produits importés peut être
effectué à l’étranger par le fabricant, ou
localement par l’importateur ou le distributeur.
La loi « Household goods quality labeling law »
définit notamment les informations devant figurer
sur les produits : dimensions, composants ou
ingrédients, nom et coordonnées du fabricant et/ou
de l’importateur, précautions d’usage, etc. La
mention du pays d’origine n’est pas obligatoire,
mais la loi « Act against unjustifiable premiums and
misleading representations » punit les mentions
erronées ou pouvant induire en erreur.
Droits de douane et
TVA
Les droits de douane et les formalités de
dédouanement sont à la charge de l’importateur. Les
droits sont calculés sur la valeur des marchandises
(CIF), à laquelle sont ajoutés les frais de
transport et d’assurance. Il existe trois tarifs
différents selon l'origine des produits :
- Le taux "général" est applicable aux pays non
membres de l'OMC ne bénéficiant pas de taux
préférentiels,
- Le taux "OMC" concerne les pays membres de l'OMC
ne bénéficiant pas de taux préférentiels,
- Le taux préférentiel : le Japon accorde des taux
préférentiels aux pays en voie de développement et
aux pays les moins avancés, au titre du Système de
Préférence Généralisée (SPG). Les pays bénéficiaires
du système sont sélectionnés selon les critères
établis par la Banque Mondiale. Il est à noter que
tout produit originaire d’un pays bénéficiant du
système dédouané dans un pays tiers avant son
arrivée au Japon en perd le bénéfice.
Le dédouanement des marchandises.
1. Les bureaux de douane.
Il existe 9 bureaux de douane à compétence
régionale, situés dans les grandes villes portuaires
(Hakodate, Tokyo, Yokohama, Nagoya, Osaka, Kobe,
Moji, Nagasaki et Okinawa). La durée moyenne de
dédouanement pour le fret aérien est de 14 heures,
et de 3 jours (ouvrables) pour le fret maritime.
2. Les « Foreign Access Zones » visant à faciliter
les importations.
Les « Foreign Access Zones », créées en 1993, visent
à faciliter les importations grâce à des
infrastructures permettant une connexion aux réseaux
de distribution plus rapide et efficace. Au nombre
de 22 en 2004, elles sont essentiellement situées
près des ports et aéroports internationaux, et
malgré certains avantages, elles ont plus un
caractère de centre logistique que de zones franches
d'un point de vue douanier et fiscal. De telles
zones peuvent comprendre des centres de
distribution, des halls d'exposition, des centres de
traitement des produits importés, des marchés de
gros, des centres d'information sur les
importations, des installations de manutention, etc.
3. Documents d’accompagnement nécessaires au
dédouanement.
Déclaration d'évaluation : déclaration d'importation
de tous les articles dont la valeur est déclarée en
douane. Déclaration d’importation : document
attestant du paiement des droits. Facture
commerciale : elle est généralement établie en trois
exemplaires, en anglais ou en japonais.
Documents de transport (lettre de transport aérien
ou connaissement) et d'assurance
Certificats spécifiques (par exemple certificats
techniques, certificats sanitaires et
phytosanitaires et certificats d’analyse pour les
produits agroalimentaires, certificats d'origine
pour les produits originaires des pays en voie de
développement afin de bénéficier du taux
préférentiel etc.).
4. Paiement des droits de douane et entreposage.
- Le paiement se fait uniquement en espèces.
- La durée maximale d’entreposage est de 2 ans (une
approbation préalable de la Douane est nécessaire
pour une durée dépassant 3 mois).
- Les coûts d’entreposage sont fixés par les
prestataires privés et varient selon le volume des
marchandises (poids, taille), la catégorie de
marchandise, le moyen de transport, etc.
5. L’admission temporaire.
Deux régimes sont possibles : utilisation du carnet
ATA, ou demande du régime de l'importation
temporaire.
- Le carnet ATA : le Carnet ATA est un document
douanier international régi par une série de
conventions douanières, dont le Japon est
signataire. Il simplifie les procédures douanières
pour l'admission temporaire hors taxe de trois
catégories principales de marchandises : les
échantillons commerciaux ; les marchandises
présentées ou utilisées dans le cadre de foires, de
salons, d'expositions ou d'événements semblables et
le matériel professionnel.
- Le régime d’importation temporaire : ce système
est utilisé notamment par les sociétés qui exportent
vers le Japon des produits non finis pour
transformation, ou des produits finis pour
réparation, en vue de les exporter vers des pays
tiers ou des les réexpédier dans le pays d’origine.
L’admission temporaire est autorisée par périodes de
6 mois. Le versement d’une caution d’un montant
équivalent à la valeur de la marchandise peut être
nécessaire.
Les importations d’échantillons des produits
pharmaceutiques, quasidrugs et produits cosmétiques.
Les importateurs / distributeurs sont autorisés à
importer ces produits jusqu’à36 unités de produits
sans avoir à respecter le processus d’autorisation
ou d’approbation préalable, si ces produits sont
utilisés uniquement dans un but d’analyse
scientifique ou comme prototypes. Ils ne doivent pas
être vendus ou cédés à des tiers, même gratuitement,
ni testés sur les êtres humains.
Les importateurs doivent spécifier au Ministère de
la Santé que l’importation s'effectue dans ce cadre.
Un document doit alors être validé et retourné au
demandeur par le ministère, qui sera nécessaire pour
le dédouanement. |