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Aéroport
international du Kansaï |
1. Un pays
riche :
Le Japon est la deuxième puissance
économique dans le monde.
Avec un produit intérieur brut de 4.600 milliards de
dollars (MdUSD), le Japon représente 11% du PIB
mondial, soit un peu moins de la moitié de
l’économie américaine mais trois fois l’économie
chinoise et cinq fois l’économie indienne. Il fait
jeu égal avec la France et l’Allemagne réunies. Il
représente 10% du commerce mondial.
2. Un pays
dynamique :
Profondément assainie, l’économie
japonaise vit une période d’expansion vigoureuse et
durable.
L’économie japonaise sort renforcée de la décennie
des années 1990, souvent improprement qualifiée de «
perdue ». Le système financier est apuré et la
croissance économique, réelle (+2,6% en 2004, +2,7%
en 2005), repose désormais essentiellement sur la
demande interne, qui y contribue pour 60%. Les
profits des entreprises ont fortement progressé sur
les cinq dernières années, des hausses qui
commencent à se répercuter sur la rémunération des
salariés : les indices de mesure du moral des
entreprises et des ménages sont à leur plus haut, à
des niveaux jamais vus depuis la fin des années
1980.
3. Un grand marché solvable :
Les 127 millions de japonais sont
autant de consommateurs au fort pouvoir d’achat.
Le PIB par habitant au Japon (36.575 USD) est le
deuxième des pays de l’OCDE, après les Etats-Unis
(39.934 USD) et devant la France (32.663 USD). Le
revenu annuel net moyen des ménages japonais s’élève
à 32.000 euros, contre 28.000 euros en France.
Enfin, le vieillissement de la population semble
avoir un effet favorable sur la consommation des
ménages, les personnes âgées puisant dans leur
importante épargne (estimée à 1.500 MdUSD) pour
maintenir leur niveau de vie. En forte baisse depuis
plusieurs années, l’effort d’épargne des Japonais
s’établit à 7,1% de leur revenu disponible brut
(contre 9,6% en France), soit l’un des plus bas de
l’OCDE. En termes de comportements de consommation,
les dépenses des Japonais vont d’abord vers
l’alimentation (22%), les transports (14%), les
loisirs (10%) et l’éducation (6%). Le logement
représente 6,5% du budget et les meubles 3,5%. 4,5%
sont consacrés à l’habillement et 3,5% aux soins
médicaux. La clientèle japonaise se caractérise par
sa fidélité pour peu que le fournisseur ait su faire
preuve de persévérance.
4. Des marchés à conquérir :
Economie mature, le Japon présente
toujours de nombreuses opportunités.
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Barrage Tsuruta Dam
de Kagoshima. |
Les TIC sont un énorme marché de 116.000 milliards
de yens (MdJPY) – 8200 Md€. Les solutions
technologiques françaises peuvent y trouver leur
place, par exemple dans les logiciels ;
L’environnement, marché de 30.000 MdJPY (213 Md€)
devrait croître à 58.000 milliards (417 Md€) en
2020, avec une forte progression dans le secteur du
recyclage. Le vieillissement de la population
devrait également se traduire par des opportunités
dans le secteur des services et soins médicaux, du
matériel médical, des
biotechnologies et du bien
être. Enfin, l’agroalimentaire et les biens de
consommation, où la France a une bonne image,
devraient rester actifs dans le contexte de reprise
de la consommation et de désépargne des ménages,
surtout pour les produits novateurs, originaux et à
forte identité française.
5. Un pays inventif et novateur :
Le Japon n’a jamais cessé de
consacrer des moyens
importants à la recherche et
développement.
Les budgets de recherche et développement sont
stables depuis plusieurs années, à 3,35% du PIB. Le
poste recherche est le seul qui soit en progression
dans le budget de l’Etat, dans un contexte de
rigueur budgétaire. Le Japon est aujourd’hui le
premier pays en termes de dépôts de brevets et de
licences (186.000 brevets déposés en 2004, contre
184.000 pour les Etats-Unis, 77.000 en Allemagne,
36.000 en France et 30.000 en Corée du sud). C’est
donc un partenaire – et un marché – à ne pas
négliger pour les industries de pointe.
6. Un pays sûr et stable :
Le Japon est un Etat de droit qui
offre des règles claires pour un environnement
d’affaires sûr et stable.
Les années 1990 ont été l’occasion de clarifier des
règles souvent présentées comme peu claires, surtout
pour les investisseurs étrangers. Tant le
droit des
sociétés que les pratiques capitalistiques ont
largement évolué. Ceci s’est notamment traduit par
un alignement progressif sur les règles de corporate
governance en vigueur dans la plupart de pays de
l’OCDE, mais aussi par un recul du système des
participations croisées et un désengagement des
investisseurs institutionnels : leur part dans le
total des titres en circulation à la bourse de Tokyo
est passée de 46% en 1992 à 24% aujourd’hui. Ces
caractéristiques permettent au Japon d’être parmi
les pays les plus sûrs, noté A1 par la COFACE. Les
incidents de paiement y sont d’ailleurs à un niveau
comparable à celui des Pays-Bas ou de l’Allemagne.
7. Un pays
moderne :
Le Japon offre des infrastructures
efficaces au service des activités économiques.
Outre ses 20 aéroports internationaux disséminés sur
tout le territoire et ses
liaisons ferroviaires à
grande vitesse reliant les différentes métropoles du
pays, le Japon bénéficie d’une densité routière
parmi les plus élevées au monde (3,10km par km2,
contre 1,62 en France et 0,65 aux Etats-Unis). A la
pointe sur les
technologies de l’information et de
la communication, le Japon a connu un développement
remarquable du taux de pénétration de l’internet
haut débit, aujourd’hui accessible à un coût limité.
Le nombre d’abonnés est ainsi passé de 3,8 millions
à plus de 16 millions entre 2002 et
2004 et le tarif d’abonnement exprimé en dollar par
kilobit est de 0,09 au Japon contre 10,05 en France.
Enfin, le taux de pénétration du téléphone mobile de
troisième génération, disponible dès la fin de 2002
– et sur lequel on a désormais accès à la télévision
numérique terrestre - montre l’engouement des
Japonais pour les nouvelles technologies.
8. Un pays qui s’ouvre sur
l’étranger :
Le Japon accueille chaque année un
nombre croissant d’investissements directs
étrangers.
Le flux des investissements directs au Japon est en
constante augmentation depuis plusieurs années, sous
l’effet de la déréglementation, mais également de la
volonté exprimée par le Premier ministre Koizumi
lors d’une déclaration de politique générale en
janvier 2006 de quadrupler les investissements
étrangers au Japon avant la fin de 2011, par rapport
à leur niveau de 2001. La France a montré combien le
Japon était une destination possible, en y devenant
en 1999 le deuxième investisseur étranger, avec 17%
du stock, derrière les Etats-Unis (40%) mais loin
devant l’Allemagne et le Royaume Uni.
9. Un pays bien placé en Asie :
Le Japon est le premier partenaire
commercial de la zone asiatique et représente le
marché de référence pour la région.
En 2004, l’Asie représentait 45% des échanges de
biens du Japon et 60% de son excédent commercial
total, faisant de l’Archipel l’élément majeur du
mouvement croissant d’intégration économique dans la
région. Les relations économiques sont surtout très
fortes avec la Chine, où les entreprises japonaises
sont implantées en nombre et de plus en plus dans
une optique de pénétration du marché et non plus
uniquement de fabrication à bas coûts. Le
partenariat avec des entreprises japonaises ayant
une longue expérience en Chine peut être une
stratégie d’approche de ce marché. Enfin,
l’influence des tendances de consommation japonaises
sur les pays voisins (Corée, Taïwan et même Chine)
est notable. La proximité géographique fait de
Tokyo une base sûre et bien située en Asie : Pékin est
notamment à un peu plus de trois heures de vol et 62
allers-retours sont programmés chaque semaine.
10. Un pays au cadre de vie
agréable :
Très sûr, le Japon présente tous les
avantages des pays développés en en limitant les
inconvénients.
Très internationalisé et moderne, le Japon, et
notamment les grandes agglomérations de
Tokyo et
Osaka, présentent tous les avantages propres aux
pays développés en terme de services publics et
d’infrastructures de transport. Même l’obstacle de
la langue est compensé, dans la vie de tous les
jours, par une qualité de service hors du commun.
Enfin, l’insécurité est quasiment inexistante : le
nombre de meurtres par 100.000 habitants n’est que
de 1,1 (92% d’arrestation), contre 3,9 et 72,2% en
France ou 5,6 et 62,4% aux Etats-Unis. |