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Destroyer japonais JS Kongô (DDG
173). |
Les
forces navales d’autodéfense japonaise (MSDF ou JMSDF) sont l’un des 3
corps constituant les « Forces d’Autodéfense » (FAD) japonaises. Depuis
le 24 mars 2008, cette force (Kaijō Jieitai - 海上自衛隊) est placée sous les
ordres de l’amiral Keiji Akahoshi. En 2005, elle disposait de 44 327
hommes pour plus d’une centaine de bâtiments.
La
marine Japonaise contemporaine a forgé son identité dans la culture
américaine de la Navy qui réorganise complètement la marine impériale et
la flotte japonaise à la fin de la seconde guerre mondiale. L’héritage
militaire de cette dernière est encore aujourd’hui très présent. Le
drapeau de la JMSDF est le ainsi le même que celui de la marine
impériale. Certains chants martiaux sont toujours utilisés, des termes
techniques sont restés identiques et les préceptes dictant la conduite
des marins et servir de base à la réflexion des cadets sont édictés par
le vice amiral de l’armée impériale Hajime Matsushita … Même la recette
au curry, révélée par la marine au grand public en 2008 afin d’attirer
dans ses rangs de nouvelles recrues, est une tradition culinaire héritée
de la marine impériale.
Les
nouvelles recrues reçoivent une formation de 3 mois. Les élèves aspirant
à un poste d’officier reçoivent leur instruction au sein de l’Académie
de la Défense Nationale (Bōei Daigakkō - 防衛大学校).
Cette université militaire dispense pour les élèves des 3 armes une
formation de 4 années. Les meilleurs candidats peuvent bénéficier d’un
an d’enseignement à l’Ecole des aspirants officiers située sur l’île d’Etajima
(江田島市). Située dans la baie d’Hiroshima, cette
école se trouve dans les locaux de l’ancienne Académie Navale Impériale.,
Les
forces sont réparties en 5 régions maritime ayant chacune leurs propres
bases et centre de commandement régional. Le centre national de
commandement est à Yokosuka. Ce centre chapeaute les flottes situées à
Kure, Maizuru, Sasebo et Yokosuka, la flotte aéronavale d’Atsugi, les
deux flottes de sous-marins et dragueur de mines de kure et Yokosuka
ainsi que le centre d’entrainement de Yokosuka.
La
marine japonaise est d’une importance capitale pour l’archipel japonais.
Elle trouve sa raison d’être aussi bien dans les ressorts culturels du
peuple japonais que dans des considérations géographiques (isolement,
dissémination et étendu du territoire) ou stratégiques (sécurisation du
territoire, des voies maritimes, des sources d’approvisionnement…). Au
surplus le Japon dispose de la 6ème plus importante zone
économique exclusive (4 479
358 km²) mondiale. A titre de comparaison la France et Canada possèdent
respectivement une zone économique
exclusive
de 11.035.000 km² et de 5.599.077 km² occupant la 2ème et la
5ème place mondiale.
En
plus d’une importante flotte navale (voir détail dans le tableau
ci-dessous), la marine japonaise dispose d’environ 179 avions et 135
hélicoptères (février 2006). Cette force aérienne est pour l’essentiel
tournée vers des opérations anti-sous-marines et anti-mines.
La
force maritime japonaise est essentiellement défensive. A ce titre,
afin de parfaire son système défensif et sans doute en réponse aux tirs
de missiles nord coréens Nodong-1 en 1998 et Taepodong-1 en 1998, la
marine japonaise se dote d’un navire antibalistique testé de manière
concluante le 17 décembre 2007.
On
estime la capacité de transport de la flotte japonaise à 432 000 tonnes
(contre 109 000 tonnes pour la Corée du Nord et 1 070 000 tonnes pour la
Chine). Source :
Ministère de la défense japonaise.
Développement
récent.
1993
est la première année, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, où
un bâtiment de la marine japonaise se trouve officiellement déployé hors
de la zone maritime japonaise. Sous pavillon des Nations-Unies, le
Destroyer DD173 classe Kongô assure une mission de maintient de la paix
au Cambodge.
De
2001 à 2008, la JMSDF participe activement aux opérations de prévention
du transport illégal d’armes, de drogues et de fonds destinés au
financement du terrorisme dans l’Océan Indien (Operation Enduring
Freedom-Maritime Interdiction Operation - OEF-MIO).
La
JMSDF participe régulièrement à des exercices réunissant plusieurs
puissances militaires comme :
-
depuis 1980 le « Rim of the Pacific Exercise » (RIMPAC) organisé sous la
houlette des Etats-Unis ;
-
depuis 2002 le Pacific Reach: exercice sous-marin de secours. En 2002,
le Japon fut le pays organisateur ;
-
depuis 2004 le Pacific Shield (PSI). En 2007, le Japon le pays
organisateur ;
Composition de la
flotte :
|
Bâtiment type |
Classe |
Nombre en service |
Total |
Objectif |
|
Destroyer |
5000t |
4 (planifiés) |
35 |
Bâtiment
défensif chargé d’assurer la protection d’un ensemble de navires. |
|
|
Takanami (高波) |
5 |
|
Murasame (村雨) |
9 |
|
Asagiri (朝霧) |
6 |
|
Hatsuyuki (初雪) |
11 |
|
Destroyer lance missile |
Atago (愛宕) |
2 |
10 |
|
|
Kongô (金剛) |
4 |
|
Hatakaze (旗風) |
2 |
|
Tachikaze (太刀風) |
2 |
|
Destroyer héliport |
Hyūga |
2 (planifiés entre 2009 et 2011) |
15 |
|
|
Shirane (白根) |
2 |
|
Haruna (臻名) |
2 |
|
Destroyer d’escorte |
Abukuma (阿武隈) |
6 |
|
|
Yubari (夕張) |
2 |
|
|
Ishikari (石狩) |
1 |
|
Patrouilleur |
Hayabusa |
6 |
9 |
Petit bateau côtier d’un tonnage inférieur à 300 tonnes |
|
|
1 go |
3 |
|
Dragueur de mines |
Yaeyama |
3 |
28 |
Navire destiné, en utilisant une drague, à neutraliser une mine.
|
|
|
Uwajima |
9 |
|
|
Hatsushima |
4 |
|
|
Sugashima |
12 |
|
Sous-marin |
Sôryû |
4 (plus 2 planifiés entre 2011 et 2015) |
29 |
Navire capable de se déplacer sous la surface de l’eau. |
|
|
Oyashio (親潮) |
11 |
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Harushio (春潮) |
7 (dont 2 bâtiments d'entraînement) |
|
|
Yushio |
3 |
|
|
Chihaya (secours) |
1 |
|
|
Chiyoda (ravitailleur) |
1 |
|
Bâtiment amphibien |
Osumi
おおすみ型輸送艦 |
3 |
9 |
Navire de transport |
|
|
Yura |
2 |
|
|
|
Yusotei |
2 |
|
|
YF 2150 |
2 |
|
|
Coussin d’aire |
|
|
Autres bâtiments |
Masyu et Todawa |
4 |
24 |
Navire de combat rapide |
|
|
Kashima, Yamagiri, Shimayuki, Asashio, Yukishio, kurobe, Tenryu,
|
8 |
Bâtiments d’entrainement |
|
|
Futani, Suma, Nichinann |
4 |
Navire de recherche océanographique |
|
|
Shirase |
2 (dont 1 planifié) |
Brise glace |
|
|
Hibiki |
1 |
Surveillance |
|
|
Asuka, kurihama, Hiuchi |
5 |
Multiusage… |
|
Total |
|
|
159 |
Source disponible en 2010 |
L’ensemble des bâtiments de la marine japonaise commence leur
immatriculation par le préfixe JDS (Japanese Defense Ship) si ceux-ci
ont été mis en service avant 2008. A partir de 2008 c’est le préfixe JS
(Japanese Ship) qui est utilisé. Cette évolution n’est pas simplement
sémantique, elle marque toute la mutation que sont progressivement en
train d’accomplir les Forces d’Autodéfense japonaises pour obtenir le
statut de « véritable armée ».
Grade
|
Grade Japonais |
Grade équivalent Français |
Code OTAN |
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- Officiers Généraux - |
|
Bakuryou-chou taru kaishou (幕僚長たる海将) |
Amiral (ce titre n’est pas officiellement un grade mais un rang
détenu par certains vice-amiraux). |
OF 9 |
|
Kaishou (海将
) |
Vice-amiral |
OF 8 |
|
Kaishou-ho (海将補) |
Contre-amiral |
OF 7 |
|
- Officiers supérieurs - |
|
Ittou Kaisa (1等海佐) |
Capitaine de vaisseau |
OF 5 |
|
Nitou Kaisa (2等海佐) |
Capitaine de frégate |
OF 4 |
|
Santou Kaisa (3等海佐) |
Capitaine de corvette |
OF 3 |
|
Ittou Kaii (1等海尉) |
Lieutenant de vaisseau |
OF 2 |
|
Nitou Kaii (2等海尉) |
Enseigne de vaisseau de première classe |
OF 1 |
|
Santou Kaii (3等海尉) |
Enseigne de vaisseau de deuxième classe |
OF 1 |
|
- Sous-officier - |
|
|
Major |
|
|
Kaisou chou (海曹長) |
Maître principal |
OR 8 |
|
Ittou Kasou (1等海曹) |
Premier maître |
OR 7 |
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Nitou Kaisou (2等海曹) |
Maître |
OR 6 |
|
Santou Kaisou (3等海曹) |
Second maître |
OR 5 |
Pour en savoir plus
vous pouvez consulter le site officiel de cette arme :
http://www.mod.go.jp/msdf/formal/english/index.html (en anglais).