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Présentation
Le fonctionnement syndical japonais est particulièrement
intéressant et instructif comparativement à ce que nous connaissons. En
apparence, le système syndical de l’archipel semble particulièrement
éclaté. Il existe en effet plusieurs dizaines de milliers de syndicats
(plus de 73 000, Jichiro (logo ci-dessus), Nikkenkyo...).
Ce grand nombre d’organisations syndicales s’explique par
l’importance des « syndicats maison », préférés aux organisations
syndicales transversales regroupant les travailleurs par secteur
d’activité.
Chaque grande entreprise possède ainsi son/ses propres
syndicats. Le syndicat de l’entreprise est perçu par cette dernière
comme un collaborateur.
Cette dispersion pourrait faire douter de l’efficacité des
syndicats japonais. C’est pour palier à cette « faiblesse » que les
organisations syndicales japonaises se regroupent en fédération voir en
fédération de fédération. Ce processus d’unification du système
syndical, qui dure depuis plusieurs dizaines d’années, trouvera sa forme
la plus aboutie par la création, pour l’ensemble des travailleurs
japonais, d’un organisme unique en 1990, le « Rengô »
(logo ci-contre).
Il est possible de distinguer deux types d’organismes. Les
entités dont les membres sont des personnes physiques et les structures
dont les membres sont essentiellement des personnes morales (syndicats,
unions, association, entreprises…).
Les liens entre le monde syndical et politique sont
particulièrement étroits. Certaines organisations possèdent donc des
liens avec le
PLD (Parti Libéral Démocrate), le PSD
(Partie Socialiste
Démocratique) ou le Partie Communiste (Nihon Kyôsan-tô).
Les liens entre le monde politique et syndical sont
cependant plus denses et imbriqués avec les partis politiques situés à
gauche de l’échiquier politique (le
PSD et le
Parti Communiste).
Nombres des présidents du
PSD et des parlementaires du
PSD ont occupé
des postes à responsabilité au sein d’une centrale syndicale (la « Sôhyô »
ou la « Dômei »).
Pour certain l’étroitesse des relations entretenues avec le
politique amenuiserait l’efficacité et la liberté d’action que l’on
pourrait attendre d’un syndicat.
Cette imbrication des sphères syndicales et politiques
font, de ces puissantes confédérations, tout à la fois des partenaires
sociaux, des groupes de pressions et des réservoirs d’électeurs fidèles.
Fédération de salariés.
Yûaikai. Cette fédération syndicale à l’histoire
mouvementée est aujourd’hui dissoute. Elle fut fondée en 1912 par Suzuki
Bunji. Cette organisation prit par la suite divers noms (Dai Nippon
Sôdômei Yûaikai en 1919, Nihon Rôdô Sôdômei en 1921). Elle est plus
connue sous le nom de « Sôdômei » (Fédération Japonaise des
Travailleurs). Cette fédération syndicale disparaîtra en 1964. Nombre de
ses membres adhéreront alors à la « Sôdômei » fédération
syndicale nouvellement créée.
Zen Nihon Rôdô Sôdômei. Nommée aussi « Dômei »
(Fédération japonaise des travailleurs). Cette puissante fédération
syndicale de salariés était la résultante de l’union de plusieurs
syndicats provenant de la « Sôdômei » et de sa « concurrente » la
« Sôhyô ». Elle était apparentée au
PSD
(Partie Socialiste
Démocratique) et revendiquait plus de 2 500 000 membres provenant pour
l’essentiel du secteur privé. Elle fusionnera en 1987 avec d’autres
organisations pour former le « Rengô ».
Nihon Rôdô Kumiai Sô Hyôgikai (日本労働組合総評議会).
Connu aussi sous le nom de « Sôhyô » (Conseil Général des
Syndicats). Fondée en 1950, c’était l’une des plus grandes fédération
syndicale japonaise avant l’apparition du « Rengô ». Elle
représentait, par la réunion de plus d’une cinquantaine de syndicats,
plus de 4 500 000 travailleurs provenant essentiellement du secteur
public. La « Sôhyô » rejoindra le « Rengô » en 1990.
Site officiel du bureau de Tôkyô en langue japonaise :
http://www.labor.or.jp/sohyo/
Rengô (連合). Cette fédération de fédération est l’aboutissement du
long processus d’union des syndicats japonais. Non communiste et
modérée, cet organisme est aujourd’hui le troisième syndicat mondial par
le nombre de ses adhérents (8 millions de membres lors de sa création,
plus de 6.8 millions aujourd’hui). Fondée en novembre 1987, elle
regroupe plus d’une cinquantaine d’organisations.
Site officiel en langue anglaise :
http://www.jtuc-rengo.org/
Organisations patronales.
Nippon Keidanren : Cette puissante organisation, née en mai
2002, fusionne depuis cette date le « Keidanren » et le « Nikkeiren ».
Elle revendique 1 662 membres dont 1 351 entreprises, 130 unions
industrielles et 47 organisations patronales. Cette organisation est
proche du
PLD (Parti Libéral Démocrate). Site officiel (en anglais) :
http://www.keidanren.or.jp/
Adresse: Keidanren Kaikan, 1-9-4, Otemachi, Chiyoda-ku, Tokyo 100-8188
Téléphone: +81-3-5204-1500
Facsimile: +81-3-5255-6255
Keizei Dantai Rengô-kai (dénommé Keidanren,
signifiant : « Fédération des organisations économiques »). Le Keizei
Dantai Rengô-kai était une puissante fédération patronale instituée en
1946. Elle regroupait en son sein plus d’une centaine d’entreprises
parmi les plus importantes de l’archipel (Mitsubishi, Nissan,
Sumitomo…). Elle travaillait en étroite collaboration avec le « MITI » (Ministry
of International Trade and Industry).
Nikkeiren. Cette Fédération des Associations Patronales,
fondée en 1948, regroupait une cinquantaine de groupes d’entreprises et
plus de 45 organisations patronales. Site officiel (en anglais) :
http://www.nikkeiren.or.jp/english/top.htm
Keizai Dôyû Kai. Ce « Comité Japonais pour le Développement
Economique » fut créé en 1946. Elle regroupe des « managers » à titre
individuel plus que des associations contrairement au « Keidanren »
et du « Nikkeiren ». Ses membres sont de tendance plutôt
libérale et plus « jeunes » qu’au sein du « Keidanren » et du « Nikkeiren ».
Détaillants, petits commerces, petites et moyennes entreprises.
La plupart des organisations représentatives de ce secteur
d’activité sont favorables au
PLD. Il en va ainsi de la plus puissante
d’entre elles, la Chambre de commerce et de l’industrie du Japon (« Nihon
Shôkô Kaigisho » nommée aussi « Nisshô ». La « Nisshô »
fondé en 1922 puise ses racines dans la création, en 1878, de la Chambre
de commerce et de l’industrie de Tokyo.
Unions
paysannes.
Nokyô. L’Union centrale des Coopératives Agricoles naquit
en 1947. En 1980 cette organisation avait un bureau dans chaque ville
rurale. La « Nokyô » a toujours milité pour un soutien
gouvernemental au prix du riz, pour l’autosuffisance de la production
agricole et contre les importations à bas prix concurrençant les
produits japonais sur le marché intérieur.
La « Nokyô » est une alliée traditionnelle du
PLD,
même si des tensions palpables sont apparues suite aux négociations
américano-japonaises concernant le bœuf et l’orange.
Organisations transversales (par secteur d’activité).
Il est possible de citer :
L’UI Zensen:
Fédération japonaise des travailleurs du textile de la chimie, de
l’agroalimentaire, et du commerce. Situé : 4-8-16 Kudan-minami, Chiyoda-ku,
TOKYO 102-0074 -
Téléphone :
+81-3-3288-3549 -
Site officiel en langue japonaise :
http://www.uizensen.or.jp/
Jidôsha Sôren :
Confédération japonaise des travailleurs de l’automobile. Situé :
U-LIFE CENTER, 1-4-26 Kaigan, Minato-ku, TOKYO 105-0022 -
Téléphone :
+81-3-3434-7641 -
Site officiel en langue anglaise :
http://www.jaw.or.jp/e/
Service Ryûtsû
Rengô : Fédération japonaise des travailleurs des services et de la
distribution. Situé : 2-23-1 Yoyogi, Shibuya-ku, TOKYO 151-0053.
Téléphone :
+81-3-3370-4121 -
Site officiel en langue anglaise :
http://www.jsd-union.org/english/index2.html
JPU : Fédération
japonaise des travailleurs des postes. Situé : 1-2-7 Koraku, Bunkyo-ku,
TOKYO 112-0004 -
Téléphone :
+81-3-3812-4261 -
Site officiel en langue japonaise :
http://www.jpu.or.jp/
Un'yû
Rôren : Fédération japonaise des travailleurs des transports. Situé :
3-3-3 Kasumigaseki, Chiyoda-ku, TOKYO 100-0013 - Téléphone :
+81-3-3503-2171 -
Site officiel en langue anglaise :
http://www.unyuroren.or.jp/english.htm
Toshikô :
Fédération japonaise des travailleurs municipaux des transports. Situé :
3-2-22 Shibaura, Minato-ku, TOKYO 108-0023 -
Téléphone :
+81-3-3451-5221 -
Site officiel en langue japonaise :
http://www.toshiko.or.jp/
Kôkû Rengô :
Fédération japonaise des industries de l’aviation. Situé : 1-6-5 Haneda-kuko,
Ota-ku, TOKYO 144-0041 -
Téléphone :
+81-3-5708-7161 -
Site officiel en langue japonaise :
http://www.jfaiu.gr.jp/
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