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Aussi
appelées « fuku no kami » ce sont les Sept
Divinités du Bonheur. Cet ensemble de divinités fut
constitué au XVII éme siècle et est souvent représenté
dans des sculptures et peintures naviguant sur un bateau
(le bateau des trésors, « takara-bune » (宝船)). Ce groupe rassemble des divinités d’origine Japonaise,
chinoise et Indienne.
Pour la pensée confucéenne chacune de ces divinités
représente une vertu cardinale de l’homme : candeur,
chance, dignité, gentillesse, magnanimité, popularité et
longévité.
Les
sept
divinités sont : Benzai-ten, Bishamon-ten, Daikoku-ten,
Ebisu, Fukurokuju, Hotei et Jurôjin.
Benzai-ten, divinité
d’origine indienne (Sarasvatî). Cette divinité
bouddhiste serait la sœur d’Emma-ten, Maître des enfers.
En pratique c’est une déité tout à la fois Shintô que
bouddhiste. Elle symbolise la beauté, l’amour,
l'éloquence, la musique. Elle est particulièrement
vénérée des joueurs, des artistes et des marchands.
Dans
le Shintôïsme est représentée accompagnée par un serpent
blanc ou jouant du biwa. Elle porte des noms aussi
divers que Benten-sama ou Myô-on-ten. Certains
sanctuaires lui sont consacrés comme à Benten-jima sur le
lac Hamana.
Bishamon-ten : est une
divinité bouddhiste répondant au nom sanskrit de
vaishravana. Pour le bouddhisme il est le gardien de la
loi bouddhique. A ce titre il est souvent représenté,
tout d’armure vêtu, une pagode à la main. Pour le Shintô
il est l’un des 3 « kami » de la guerre (San-Senji).
Daikoku-ten : Dans sa
forme bouddhiste cette divinité, d’origine indienne,
porte le nom de Mahâkâla gardienne des monastères et du
temps. Dans sa forme Shintô Daikoku-ten (son nom
Shintô)
est représentée sur un sanglier. Dans sa forme
populaire, cette divinité est représentée de manière
multiple (debout sur des sacs de riz tenant à son
épaule un sac contenant sagesse et patience, ou tenant
un maillet).
Ebisu : est une
divinité Shintô d’origine Japonaise. Sa filiation divine
est incertaine. Pour certain, il serait le descendant d’Ôkunimushi
no Mikoto, pour d’autre d’Izanagi et d’Izanami. On le
représente revêtu d’un kimono tenant d’une main une
canne à pêche, de l’autre une daurade. Vénéré des
pêcheurs et des marchands il incarne la prospérité et la
santé. On le célèbre tous les ans, le 20 janvier (Ebisu-kô),
dans les sanctuaires shintô qui lui sont consacrés (par
exemple au sanctuaire Nishinomiya de Hyoho).
Fukurokuju : C’est la
divinité d’origine chinoise de l’étoile du sud. Elle
incarne aussi la longévité, la virilité, la fécondité et
de la sagesse. Elle est représentée sous les traits d’un
vieillard barbu au crâne conique.
Hotei : Il est vénéré
dans certains monastères zen. Cette divinité semble être
une représentation du bouddha Maitreya. On le représente
sous les trait d’un homme gras et jovial levant ses bras
en direction du ciel ou assis dans un sac contenant des
trésors.
Jurôjin : est à
l’origine la divinité chinoise Shouxing représentant la
longévité. On la dépeint sous les traits d’un vieillard
s’appuyant sur un bâton accompagné d’une grue.
L’association de l’ensemble de ces divinités constitue
un important charme. Dans la nuit du 31 décembre on
place sous les oreillers des enfants une représentation
de ce groupe divin afin qu’ils leurs apporte une
heureuse année. A la nouvelle année on donne souvent une
enveloppe contenant de l’argent. Cette enveloppe de
couleur rouge frappée du bateau des trésors, « takara-bune ».
Selon la légende le groupe des 7 divinités apparaît le
jour de la nouvelle année sur le bateau des trésors, « takara-bune »
pour distribuer des présents aux personnes qui le
méritent. |