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Shintô

(cliquez
pour agrandir) Torii
du sanctuaire d'Itsukushima sur l'île de Miya-Jima.

(cliquez
pour agrandir)
Shimenawa.

(cliquez
pour agrandir)
Fontaine.

(cliquez
pour agrandir)
cloche
Bouddhisme

(cliquez
pour agrandir)
Tôdai-Ji .

(cliquez
pour agrandir)
Daibutsu

(cliquez
pour agrandir) Porte

(cliquez
pour agrandir) Grand
bouddha de
Kamakura en position du lotus 125t et 11.5m.

(cliquez
pour agrandir) Niô
au temple Todai de Nara.

(liquez
pour agrandir)
Hondô - temple d'Asakusa a Tôkyô.

(cliquez
pour agrandir) Pagode
(tô) du temple d'Asakusa a Tôkyô
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Avertissements
! Les informations données ici ne sont qu'indicatives.
Si par inadvertance, une erreur c'était glissé ou certains
venez à l'encontre de vos principes religieux, merci
de nous en avertir nous procèderons à toute rectification
utile. Il est vivement conseillé aux lecteurs de vérifier
et confronter les informations ici données.
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Généralités:
La
religion au Japon est présente presque à chaque
coin de rue. En fait il est quasiment impossible
de dissocier religion et croyance, foi et conformisme
social, rite et coutume. Il n'existe pas une,
mais plusieurs religions chacune d'entre elles
pouvant se diviser en plusieurs courants s'influençant
les unes les autres. Leur réalité est particulièrement
complexe et difficile pour le simple quidam
occidental à saisir.
Les religions du
Livre:
Le
Christianisme:
-
Le Catholicisme:
Tout débuta au japon en 1549, lors de l'arrivée
de François-Xavier, premier missionnaire
jésuite. La foi catholique se développa
rapidement soutenue par la population marchande
de l'île et encouragée par la conversion de
"daimyô" (seigneur locaux)
aussi bien à Nagasaki qu'à
Kyôto. Cette progression fut stoppée
par
Toyotomi Hideyoshi qui vit en l'influence
espagnole et portugaise une présence hostile
voir dangereuse. Ce fût cependant Tokugawa
Ieyasu qui suite à la bataille de Sekigahara
en 1600 interdit le catholicisme (édit de 1613).
En 1638 suite aux exactions qu'ils subirent,
les chrétiens se rebellèrent, ce fut la révolte
de Shimabara où 35 000 chrétiens furent
tués. 1639, le japon fut fermé aux étrangers
(sauf exception, voir Histoire),
en 1640 fut créé le "Shûmon aratame".
Le Shûmon aratame était une organisation
chargée de contrôler la fois de la population
en vérifiant dans les temples les registres
de ses membres.
-
Les
protestants: historiquement implantés au
Japon de par la présence hollandaise.
Population beaucoup plus marchande que prosélyte
qui fut tolérée pendant toute la période d'isolationnisme.
Le protestantisme connu un regain "d'activité"
avec l'arrivé au XIXème sicle de missionnaires
américains.
-
Les
orthodoxes : fort peu nombreux. Il
existe à Tôkyô une cathédrale orthodoxe, la
cathédrale Nikolai.
Bien
que ne souffrant plus de persécution, le christianisme
vers la fin du XIX ème ne se développa que fort
peu. L'état Japonais préférant encourager le
Shintô comme religion d'état, l'esprit nationaliste
de l'époque étant fort peu favorable à l'implantation
de "croyances" étrangères. En 1930
l'ensemble des religions chrétiennes furent
rassemblées au sein de "l'association japonaise
des chrétiens catholiques"
Les
chrétiens toute confessions confondues au japon
représentent environ 1% de la population.
L'islam
n'est pas vraiment représenté dans l'archipel
mais tend depuis quelque années à se développer
surtout par la voie de l'immigration. Il existe
une mosquée à Tôkyô pour environ 45 000
fidèles que compte l'archipel.
Le Shintô:
Origine
et fondement:
Le
Shintô (神道), la voie du
divin, est la religion indigène du japon.
De type animiste et panthéiste cette croyance
chamanique ne possède pas une origine formellement
identifiée. Elle serait pour certain une survivance
des rites de l'époque
Jômon, pour d'autre
le Shintô serait issue de croyances provenant
de l'Asie du sud est ou de Polynésie notamment
par le culte phallique. Elle aurait certainement
subi l'influence des populations altaïques.
Le Shintô présente aussi des similitudes
frappantes avec la mythologie aïnoue.
Cette confession hétérogène et polymorphe s'enrichissant
des croyances héritées au cours du temps,
aux divinités nombreuses, n'a pas toujours pour
la population indigène eut un cloisonnement
étanche avec d'autres systèmes théologiques
tel que le bouddhisme, confucianisme ou taoïsme.
Une dissociation progressive, avec le bouddhisme
notamment, a commencé à s'opérer au VIIe
siècle avant d'être officiellement établie sous
l'ère
Meiji.
Le
Shintô ne possède pas vraiment à l'inverse
des religions chrétienne ou juive par exemple,
de texte sacré même s'il existe certain écrit
tels que le Kojiki, le Nihon shoki
et le Jingiryô. Le Shintô primitif
mélange tout à la foi le culte phallique (Shivaïque?),
solaire (Sibérie?) et le culte de l'eau.
La
mythologie Shintô assez complexe, attribue
la création du Japon (Onokorojima) au
couple incestueux des divinités primordiales
Izanami
et Izanagi.
Le
Shintô se base sur le respect des Kami,
des divinités ou des esprits pouvant habiter
toute chose. En découle une grande attention
pour la nature et un certain culte des ancêtres.
Les prêtes Shintô sont des laïcs recevant
une formation spécifique.
On
distingue traditionnellement quatre branches
au Shintô,
Le
Shintô impérial (Kôshitsu) (l'empereur
aurait pour ascendant Amaterasu
le kami du soleil),
Le
Shintô d'état (Kokka Shintô) (sous
l'ère Meiji le Shintô devint la
religion officiel du japon,
Le
Shintô populaire (Minkan Shintô) (la population
locale a toujours eu une tendance syncrétiste
mêlant à la fois les doctrines bouddhiste et
Shintô),
Le
Shintô sectaire (Jinja Shintô) (on dénombre
aujourd'hui plus d'un milliers de sectes différentes.
les sectes les plus importantes sont : Izumo-taisha-kyô,
Konkô-kyô, Kurozumi-kyô, Shinri-kyô, Shinshû-kyô,
Ômoto-kyô, Dainippon-daidô-kyô, Yamato-kyôdan,
Shinboku-kyôdan, Daishinkai-kyôdan, Seikô-kyô
et dans une moindre mesure, Shintô
Gobushô,
Shintô Honkyoku, Shintô Kotoku-kyô,
Shintô-kyô, Shintô-Kyôdan, Shintô Tai-Kyô...
Ces
sectes peuvent donner naissances à des regroupement
de sectes comme le Kyôha-Shintô-rengôkai
(qui regroupe par exemple Izumo-taisha-kyô,
Konkô-kyô, Kurozumi-kyô, Shinri-kyô, Shinshû-kyô) ou
à des "sous-sectes" Shintô kanshin-Kyô
étant une branche de la secte Shintô Tai-Kyo
qui comprend plus d'un million de fidèles.
Le
sanctuaire Shintô:
Souvent
dans des sites naturels impressionnant, l'entrée
d'un sanctuaire Shintô est marquée par la présence
d'un torii
(portique sacré en bois, pierre ou
béton) indiquant la nature sacrée des
lieux.
Le
caractère sacré des lieux est aussi indiqué
par la présence de shimenawa
(corde de chanvre tressée) et de gohei
(guirlande de papier plié en zigzag).
Le
Honden, l'édifice le plus important,
abrite un ou plusieurs kami. Il n'est
pas destiné à recevoir les fidèles, ceux-ci
font tinter une cloche
et/ou frappent dans leurs mains (pour attirer
l'attention du kami), de s'incliner respectueusement
(en psalmodiant éventuellement) tout en jetant
une offrande.
Les
fidèles se purifient avec de l'eau avant de
se présenter devant le/les kami.
(Une
fontaine,
souvent fort artistique, est à la disposition
des fidèles. Une louche avec un long manche
(hishaku) permet de recueillir l'eau
pour se laver les mains et/ou la bouche. Nota:
Il est conseillé de récupérer l'eau qui sort
directement de la fontaine)
Sont
conservés dans le Honden, l'image et le
miroir du kami consacré (mitamashiro, goshintai).
le
plus souvent en face de le Honden se trouve
le Haiden une sorte d'oratoire réservé
aux prêtes.
Il
peut exister des petits sanctuaires périphériques
d'importance moindre appelés Massha.
(Une
boutique est en général présente au sein du
sanctuaire et propose moyennant finance toutes
sortes de services: souvenirs, charmes et prédictions).
Pour
savoir comment se visite un sanctuaire, cliquer
ici.
Le Bouddhisme:
L'évolution du bouddhisme
au Japon.
La
date exacte d'introduction de la doctrine bouddhiste
n'est pas établie. Le bouddhisme serait apparu
au japon entre 538 et 552 date à laquelle le
roi du Paekche (Corée) aurait envoyé une
délégation à l'empereur Kimmei du Yamato
à Asuka pour lui demander dans une missive
(exposant les préceptes bouddhiques) un soutien
face à son belliqueux voisin le Silla.
En
562 la perte des possessions japonaises en Corée
et le rapatriement voir la fuite de certains
artistes et poètes face à la guerre favorisa
encore un peu plus l'entrisme de cette nouvelle
religion.
L'arrivée
du bouddhisme fut bientôt le prétexte à querelle.
Ayant dans un premier temps surtout atteint
les couches sociales les plus hautes de la société,
le peuple restant plus ou moins hermétique à
cette nouvelle confession, des rivalités claniques
apparurent entre Shintô et Bouddhiste
plongeant le japon dans un état de guerre civile
plus ou moins permanent.
Le
clan des
Mononobe
favorable au Shintô
s'opposait au clan Soga qui visait à
introduire le bouddhisme comme religion d'état.
En 587 les Soga écrasèrent le clan des
Mononobe, la cour entière se convertie
et le bouddhisme devint sous la régence de Shôtoku
la religion d'état. Shôtoku s'inspira
des lois bouddhique pour écrire sa constitution
en 17 articles et en 607 après avoir repris
les relations avec la chine il envoya plusieurs
missions qui revinrent avec, entre autre, nombre
de textes religieux et philosophiques. Le bouddhisme
continua à être encouragé sous l'empire des
Taïka.
En
653 Dôshô, religieux revenant de Chine,
rapporta les enseignement de la secte Hossô,
en 658 ce fut le retour des religieux Chitsû
et Chitatsu, chaque nouvelle expédition
rapportant de nouvelles idées, pratiques et
évolutions dans la pensée bouddhiste.
En
749 fût érigé le Daibutsu
au temple
Tôdai-Ji
à Nara.
Au
VIIIe siècle s'établirent à
Nara six sectes bouddhistes qui allaient
prendre une importance et un pouvoir considérable.
Ces six sectes (Kusha-shû, Jôjitsu-shû,
Hossô-shû , Sanron-shû, Ritsu-shû)
s'appuyaient chacune sur des écrits différents
dont le peuple fut totalement imperméable.
Face
à la montée en puissance de ces sectes l'empereur
Kammu missionna certains religieux afin
de rapporter de nouvelles doctrines de Chine.
Ce fut le cas de Saichô fondateur de
la secte Tandaï et de Kûkai fondateur
de la secte Shingon. Bien que ces deux
nouvelles sectes furent plus syncrétiques que
les précédentes elles ne touchaient toujours
pas le peuple aussi l'amidisme (culte d'Amida,
un bouddha), promettant le salut de tous et
de pratique beaucoup plus simple, apparu
t-il.
Deux
grandes sectes apparurent par la suite, souvent
par réaction face à la décadence du pouvoir
en place tout en étant imprégné d'Amidisme:
le Nichiren-shû et le Jôdo Shin-shû.
(nota: le Zen-shû (le zen - 禅) apparu au
Japon vers 1191.)
Par
la suite le bouddhisme ne connu pas d'évolution
notable, les sectes et les "sous-sectes"
continuant à se créer, diviser... Sous l'ère
Meiji peu favorable à la religion bouddhiste
considérée comme étrangère (l'obligeant par
la même à se restructurer) apparurent de nouvelle
secte syncrétique tel que le Tenri-kyô.
Certaines sectes "modernes" continuent de nos
jours à se créer et se développer
et peuvent compter plusieurs millions de
fidèles.
Le
culte Bouddhique:
Le
Bouddhisme axe ses réflexions sur la douleur
de l'homme. Partant du constant que le désir
est une source de souffrance, le bouddhisme
prône l'ascétisme comme outils permettant de
circonvenir à cet état.
Des
enseignements du Bouddha Gautama quatre réflexions
(vérités) sont menées basées sur (i) l'existence
de la souffrance, (ii) son origine, (iii) les
chemins permettant de la faire cesser et (iv)
la fin de la souffrance.
L'objectif
étant d'atteindre un état de plénitude totale,
délivré de toutes souffrance appelée le nirvana
(extinction). (Notion difficile à traduire dans
la mesure où ne sont utilisées pour le traduire
que des négations.) En atteignant cette sérénité
on s'affranchit du Samsara le cercle
de la réincarnation pour devenir un être éveillé,
un bouddha.
On
distingue dans le bouddhisme plusieurs grands
courants. Celui qui a pénétré le Japon est celui
qui est pratiqué dans une grande partie de l'Asie
orientale (Grand Véhicule). Ce bouddhisme se
base sur le principe que les êtres sur la voie
de l'éveil (les bodhisattvas) doivent
sacrifier leur vie afin de permettre aux autres
hommes d'atteindre le Nirvana.
Le
temple Bouddhiste:
L'entrée
du temple est marquée par une
porte de taille imposante comportant de
chaque côté un niô,
des gardiens. Ces niô sont des ten
c'est à dire des rois célestes qui n'ayant pas
atteint l'illumination sont néanmoins supérieurs
aux hommes.
Il
est composé d'un pavillon principal, le Hondô
face à l'est ou au sud (dans les
temple Zen ce pavillon se nomme Hattô) qui
contient le Honzon (statue principale)
et non loin de cet édifice se dresse une
pagode (tô) adaptation de la stûpa
indienne.
(Nota:
il est impératif de se déchausser avant de pénétrer
dans le Hondô, la pagode ne se visite
pas.)
Pour savoir comment se visite un temple,
cliquer
ici.
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