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Les Kofun
(古墳) sont des sépultures mégalithiques, de
taille importante, se présentant sous la forme tumulus. Certains sont en
formes de trou de serrure "zempô-kôen-fun"
(前方後円), en forme de T (carré/rectangle) "zempô-kôhô-fun",
carré "hôfun" (方墳), cercle
"empun" (円墳).
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Kofun inari-yama situé à Saitama, île de Honshû. |
Cette architecture
funéraire commença vraisemblablement vers 300 ap. J.-C. et perdura jusqu'à 500 ap. J.-C.
On nomme cette partie de histoire du Japon, très opportunément, période
Kofun. Il est possible de distinguer trois sous-périodes:
Le
début de l'ère des Kofun (du IIIe au IVe siècle).
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Cliquez
pour agrandir - Kofun situé dans le Kyûshû. |
L'origine de la pratique
des premiers kofun fait encore débat. Une des théories avancée, et la plus
généralement admise, est celle du professeur Egami. Selon cette thèse les
kofun puiseraient leur source dans les pratiques et l'évolution des
pratiques de groupes de "cavaliers-archers". Ces groupes, provenant de
haute Asie, seraient passés par la péninsule Coréenne pour atteindre
l'archipel japonais. Ils se seraient implantés dans le Kyûshû avant de
remonter vers le Yamato. Dominant, petit à petit, la société agraire
locale, ils auraient ainsi diffusé leur culture.
Les premiers Kofun apparurent donc
logiquement sur l'île de Kyûshû. Vers la fin du IVe siècle, les
kofun ont traversé la mer du japon et se disséminent, petit à petit, sur
l'île de Honshû (l'île principale de l'archipel japonais).
Les kofun se présentent à
ses débuts comme un tertre mégalithique agrémenté de
Haniwa
abritant un cercueil de bois déposé dans une chambre. Cette chambre était
creusée et pavée de pierres. D'importants blocs de pierres en protégeaient
l'accès. Aux côtés du cercueil se trouvaient posés des bracelets, des
miroirs chinois...
Vers la fin du IVe siècle la
forme des Kofun évolue (on en trouve de forme carrée, ronde,...) et la
pierre fait son apparition comme matériau pour la création des cercueils.
L'apogée ou l'âge d'or des Kofun (Ve siècle).
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Vue aérienne du Kofun de l'Empereur Nintoku. |
L'architecture de ces
constructions funéraires se complexifie et touche au majestueux. Des
trésors d'innovations vont être mis en œuvre lors de cette période: les
kofun sont ceints de fosses emplies d'eau, les tumulus construits en
terrasse,... Le Kofun de plus caractéristique de cette période est sans nul
doute celui de l'empereur Nintoku (仁徳天皇 (290/399)). Ce Kofun (photo de
droite) qui occupe une superficie de 320 000 m2 est situé non
loin de la ville de Sakai. Le tumulus en lui même fait 725 m de long,
305 m de large pour une hauteur de 30 m. Le tumulus est entouré de trois
fossés. Ce kofun ne fut jamais fouillé, mais à la faveur d'un éboulement
en 1872 de nombreux objets funéraires furent mis à jour.
Les Kofun impériaux,
considérés comme des sépultures privées, n'ont jusqu'à présent jamais été
fouillés. Néanmoins en janvier 2007 l’Agence de la famille impériale
japonaise a autorisé la fouille d'une dizaine de tombes.
Apparaît aussi, à la même
époque, l'inhumation multiple (membre d'une même famille). Cela n'est
rendue faisable que par la création de petits couloirs rendant possible l'accès
à l'intérieur du tumulus. Ces couloirs sont situés, soit sur les flancs du
tertre, soit en sous-terrain un puits permettant alors d'y accéder. Les
kofun utilisant ce type de couloir sont nommés "Yokoana".
Le Kofun est généralement accompagné de
tumuli de taille modeste ("baishô"
(陪塚)) enfermant de nombreux objets
cérémoniels et funéraires (armes...).
Des
Kofun pour tous (du VIe au VIIe siècle).
La pratique des Kofun
jusqu'alors aristocratique se diffuse au sein de la population. Il résulte
de cette démocratisation une multiplication importante des kofun, une
réduction de leur taille et une appropriation plus personnelle et
culturelle de ces édifices religieux. En effet les cultures régionales
vont largement influencer les symboles utilisés, la décoration intérieure,
les matériaux de construction ...
Le mobilier funéraire devient plus
personnel (objets ayant appartenus au défunt) et à usage usuel
(jarres,...) |