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Butsudan
(仏壇)
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« Butsudan »
(仏壇) et « Kami-dana »
(神棚) sont équivalents l’un à l’autre. Objets de culte, le « butsudan »
est utilisé par les bouddhistes tandis que le « kami-dana »
est usité par les shintoïstes.
Ce sont tous deux des autels familiaux dédiés à Bouddha
dans le cas du « butsudan » et à des Kami
(esprits) dans le cas du « kami-dana ». Le « kami-dana »
pouvant être dédié à des « kami » familiaux (sorei)
ou des « kami » plus « importants » comme le
kami des montagnes….
Il est possible de croiser dans la rue des « kami-dana »
dédiés à un esprit particulier. Ces autels portent
alors souvent le nom de l’esprit auquel ils sont
consacrés (Ebisu-dana,
Kadogami-dana, Kōjin-dana, Toshitoku-dana…)
Ces autels, richement décorés, sont fabriqués en bois.
Leurs postions et orientations sont particulièrement
étudiés. A titre d’exemple, le « Kami-dana »
doit être tourné face à l’est ou face au sud.
Lorsque le fidèle se recueille devant l’autel, ce
dernier ne doit pas le dominer et être installé
suffisamment confortablement pour ne pas être gêné.
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Kami-dana -
(神棚) |
Ces autels abritent derrière leur double porte les
offrandes quotidiennes des fidèles. Les offrandes
sont généralement constituées d’eau, de saké, de
riz, de fruits et/ou de fleurs. La nourriture
déposée doit être changée quotidiennement et peut
être par la suite consommée par les fidèles. Lorsque
la famille reçoit d’un tiers un présent, il est
possible de le déposer en offrande avant de
l’utiliser.
Le « butsudan » ressemble à une armoire qui, en plus
des offrandes, conservent les tablettes des ancêtres
de la famille (ihai)
ainsi qu’une petite statue bouddhiste. Le « kami-dana »
quant à lui prend la forme d’un temple shintô qui
aurait été miniaturisé. Le fronton du « kami-dana »
supporte le « shimenawa » (corde sacrée faite
de paille de riz tressée et indiquant le territoire
des kami). Cette corde est agrémentée de « nusa »,
qui sont des feuilles de papier blanche pliées.
On dépose dans le « kami-dana » les amulettes et les
talismans obtenus dans les sanctuaires Shintô.
Il semble que la pratique du « kami-dana » date de
l’époque Edo
(1603 à 1868 ap. J.-C.). A cette époque une ferveur toute particulière entourait
les sanctuaires d’Ise (par exemple le sanctuaire Ise Daijingū -
伊勢大神宮).
De ces lieux sacrés les pèlerins ramenaient et
distribuaient de petits talismans. Il fut alors crée
de petits sanctuaires pour les abriter. Ces
« abris » portaient alors le nom « daijingu-dana ».
Ce nom est directement inspiré du sanctuaire
d’Ise suscité.