Nikkô est une ville de la préfecture de Tochigi située
dans les terres, au centre de l’île principale
de Honshû. L’origine de la ville se confond plus ou
moins avec la construction du premier temple
bouddhiste (le
Shihonryû-ji) sur son territoire au VIIIe
siècle par le moine Shôdô-shônin. Ce temple
reconstruit en 808, est aujourd’hui connu sous le nom
de Futura-san. Le nombre de temple ne cessa alors
d’augmenter et avec eux le rayonnement de la ville. La
ville passa cependant réellement de l’ombre à la
lumière lorsque, en 1617, le shôgun
Tokugawa Hidetada
décida de transférer à Nikkô les cendres de son père
le shogun Tokugawa Ieyasu. Cette reconnaissance fut
appuyée par
Tokugawa Iemitsu en 1634 lorsque celui-ci
décida d’édifier en l’honneur de son grand-père le
shogun Tokugawa Ieyasu un mausolée exceptionnel.
Nikkô est une ville de plus de 30 000 habitants
située à 120 km au Nord de Tôkyô. Le climat y est
humide en été et froid et sec en hiver. La ville,
irriguée de la rivière Daiya-gawa, entourée d’un parc
national, d’un jardin botanique et de cascades jouit
d’un environnement exceptionnel.
La ville abrite de petites boutiques et restaurant
surtout regroupés le long de l’artère principale allant
vers e Tôshô-gû. Le tourisme est l’une des activités
importantes de la ville.
Nikkô est aisément accessible par la route ou par le
train. Sur place la ville dispose d’un réseau de bus
et de cars qui vous permettra de vous déplacer
facilement.
Train :
De
Tôkyô pour vous rendre à la gare JR de
Nikkô vous
pouvez prendre la ligne de train Tôbu-Nikkô depuis la
station Asakusa (2 heures de trajet environ). Vous
pouvez aussi prendre le Shinkansen depuis la station
Ueno de Tôkyô jusqu’à la station Utsunomiya. De cette
gare vous devrez pendre un autre train pour la gare JR
de Nikkô. Cette formule vous fait gagner environ 25
minutes mais est plus onéreuse.
Voitures : Des véhicules sont offerts à la location à
la station JR de Nikkô.
Bus : En plus des bus classiques, une ligne de bus
(Nikkô-kôtsû)
vous propose de faire le tour de l’ensemble des centres
touristique de la ville de puis le gare JR de Nikkô.
La
plupart des centres d’intérêts touristiques sont
situés hors de la ville à environ 1 km de la gare
JR, après la rivière Daiya-gawa. Vous pouvez
demander des cartes au centre
d’information touristique situé à la gare Tobu-Nikkô.
Centre d’information touristique: 591, Goko-machi area,
Nikkô, Tochigi.
Nikkô est une ville perdue au milieu des forêts de
cryptomères géants. Cette ville avec sa petite gare en
bois du début du siècle n’est pas, au premier abord,
spécialement attirante. Elle abrite cependant des
trésors…
Le pont Shinkyo.
Cela sera sans doute votre premier point de chute. Ce
pont vermillon, est situé à gauche du pont moderne que
vous devrez emprunter pour vous rendre au Tôshô-gû. Il
fut originellement construit en 1636 puis reconstruit
en 1907. Il marque le passage du moine Shôdô-shônin
sur le dos de serpents géants pour aller fonder le
temple Shionryû-ji dénommé aujourd’hui futura-san.
Les temples et les sanctuaires de la ville de Nikkô.
Nikkô fut tour à tour un grand centre bouddhiste et
shintô. La plupart de ces sanctuaires et temples sont
payants. Un ticket unique,
vendu comme un forfait,
vous permet de visiter les plus importants.
Ci-dessus, le
mausolée de Tokugawa Ieyasu.
Pour avoir une explication sur les temples Rinnô-ji et Sambutsu-dô,
cliquer-ici.
Pour avoir une explication sur les sanctuaires
Tôshô-gû, Futara-san
et Taiyuin-byo,
cliquer-ici.
Lors de votre visite du Tôshô-gû il est des choses à
ne pas manquer. Il en va notamment ainsi du Yomeimon (porte
donnant vers le Honden), de l’écurie sacrée avec ses 3
petits singes sculptés, de la fontaine sacrée en
granit, la pagode de 5 étages de 1650 reconstruite en
1818, le mausolée de Tokugawa Ieyasu et de la
sculpture du chat endormi (Nemuri Neko) attribuée à
Hidari Jingoro.
Le
temple Rinnô-ji et les sanctuaires
Tôshô-gû, Futara-san sont
inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les Musées de Nikkô.
Urushi Museum. Le terme Urushi renvoie directement à
la sève de l’arbre Urushi utilisée dans la création
d’objet en laques. Ce musée au nom évocateur est donc
consacré à la
laque et ses techniques.
Le
musée d’art du Tôshô-gû. Ce musée abrite notamment des
peintures et des objets ayant appartenus à la famille
Tokugawa.
Les Parcs et cascades de Nikkô.
La
ville de Nikkô est lovée dans le Parc national de
Nikkô. Le Jardin botanique de Nikkô fut fondé en 1902
près du Tôshô-gû puis déplacé
en 1911
à son emplacement actuel. Sur ce jardin de 104 490 m2
pousse plus de 2200 plantes.
Ganman-ga-fuchi : Au Mont volcanique Nantai-san sur les
rives de la rivière Daiya-gawa. La rivière se jette sur une
ancienne coulée de lave et offre un spectacle
saisissant. Pour accéder à ce lieu, il vous faudra
remonter la rivière depuis le pont Shin-kyô. En chemin
vous croiserez un groupe de 70 statuettes jizô nommé "Bake-jizô", "Narabi-jizô" ou "Hyaku-jizô".
La
cascade Urami-no-taki. Haute de 47 mètres inspira le
poète
Bashô pour la rédaction d’un Tanka en 1689. une
statuette de Fudô
Myôô (divinité bouddhiste) est placée derrière cette cascade.
La
cascade Jakkô-non-taki se jette dans la rivière Tamozawa-gawa. Cette
cascade tire son nom de l’ancien temple Jakkô-ji qui se
tenait non loin.