Nagasaki,
chef lieu de la préfecture éponyme, commence
son histoire comme village côtier dès le XIIème
siècle. Nagasaki se nomme alors Fukae-no-Ura, Nigitatsu
mais
aussi
Tama no ura. La petite ville côtière fait alors partie
des territoires contrôlés par le clan des Minamoto.
Charge sera confiée à la famille Nagasaki d'administrer
la ville, en 1568 le contrôle de la ville échoira à Ômura Sumitada convertit au christianisme. Celui-ci
sous la pression hollandaise ouvrira le port de la ville
au commerce international. La ville connaîtra alors
une activité prospère. En 1587
Toyotomi Hideyoshi qui voue une certaine méfiance
à l'endroit de la religion chrétienne conquière l'île
de Kyûshû et la ville de Nagasaki.
En 1614 le christianisme et les persécutions s'intensifient
notamment à Nagasaki où la chrétienté jouit d'une
influence et d'une communauté importante. En 1634 et
1636 sont proclamés les édits d'isolement du japon
par shogun Tokugawa Ieyasu.
Les
étrangers sont chassés de l'archipel. Ceux admis à rester
(des hollandais pour l'essentiel) sont cantonnées
sur la petite île artificielle de Dejima
(出島). Celle-ci est
reliée par un pont à la ville de Nagasaki. En 1637 à
lieu l'insurrection chrétienne
de Nagasaki Shimabara qui sera écrasée par les troupes
shogunal avec l'aide notamment des hollandais. Pendant
la période d'isolement du Japon, ce
fut alors la seule ville du Japon à encore entretenir
des relations commerciale avec l'extérieur. Suite à
l'expédition
di commodore Perry en 1853 le japon est de force obligé
à ouvrir ses portes. En 1859
Nagasaki
peut de nouveau librement commercer et échanger. Au
début du XIXème siècle Nagasaki prend un
avantage et confirme son essor économique via la construction
navale. Le 9 août 1945 à 11 h 02 le B-29 de l'armée
des États-Unis d'Amérique nommé "Bock's car", lâche sur
Nagasaki la seconde bombe atomique de l'histoire.
Cette Bombe A nommée Fat Man explosa à 515 m d'altitude
provoquant la mort de plus de 73 000 personnes.
Pour avoir une idée de la dévastation causée vous pouvez
consulter le site du musée de la bombe atomique de
Nagasaki
en langue anglaise:
http://www1.city.nagasaki.nagasaki.jp/na-bomb/museum/museume01.html.
Nagasaki
est aujourd'hui
une ville, moderne dynamique forte de 418 654 habitants
en janvier 2004.
Nagasaki est situé à
l'ouest de l'île de Kyûshû sur les rivages de
la péninsule montagneuse de la mer de Gôto. Elle
occupe une superficie de
241.21 km²
et est traversée par les rivières Nakashima-gawa et Oura-gawa.La ville
possède un climat agréable.
La température ne descend jamais sous les 0°C. La
saison la plus chaude coïncide avec les mois des
mois de juillet et d'août
(supérieur à 26°C en moyenne).
Les mois de juin et de
juillet sont les plus pluvieux.
L'économie
locale est essentiellement tournée vers le secteur tertiaire
(services, frets...).La construction navale et le port
occupent historiquement et aujourd'hui encore une place
privilégiée dans l'activité de la ville.
Nagasaki
est accessible par train et par avion. Sur place la
ville dispose d’un important réseau de bus, de tramway
et de train qui vous permettra de vous déplacer facilement.
Par avion :
Vous pouvez accéder à Nagasaki à partir de l'aéroport
de Nagasaki construit sur une île artificielle mais
celui-ci accueille essentiellement des vols domestiques.
Des connexions quotidiennes sont organisées depuis
l'aéroport de Haneda de Tôkyô (compter environ 1 h55mn) et des aéroports
du Kansai et d'Itami depuis
Ôsaka (compter environ
1 h15mn).
Shikansen (Train à grande vitesse)
Par train : De
Tôkyô
pour vous rendre à
Nagasaki
vous
pouvez prendre le Shinkansen Nozomi jusqu'à la gare de
Hakata de Fukuoka (5
heures de trajet environ). De Fukuoka il vous faudra
prendre un autre train pour
Nagasaki gare de
Nagasaki ou de Sasebo
(1
heure 40 de trajet environ).
D'Ôsaka pour vous rendre à
Nagasaki
vous
pouvez prendre le Shinkansen Nozomi jusqu'à la gare de
Hakata de Fukuoka (5
heures de trajet environ). De Fukuoka il vous faudra
prendre un autre train pour
Nagasaki gare de
Nagasaki ou de Sasebo
(1
heure 40 de trajet environ).
Le métro: Nara ne
dispose pas de métro mais d'un ligne de train JR et de tramways.
Bus: Un réseau
de Bus sillonne la ville permettant de compenser
l'absence de métro.
Demandez une carte de la ville aux centres d'information
situés l'un dans la Gare JR, l'autre à l'extérieur de
cette même gare. Pour vous orienter servez vous des
démembrements des rivières qui sillonnent la ville.
Nagasaki est une ville
moderne cultivant tout à la fois le souvenir de la
bombe, sa volonté d'ouverture et de conservation de
son patrimoine historique.
De
nombreuses agences vous proposeront des circuits touristiques
thématiques (la bombe, l'histoire de la ville et du
Christianisme...) mais vous pouvez largement vous débrouiller
seul en achetant des passes pour la journée pour le
tramway. Pour vous aider à vous organiser vous pouvez
consulter cette page de la préfecture de Nagasaki qui
a préformaté plusieurs circuits à l'aide de plans et
de vidéos:
http://www.pref.nagasaki.jp/naisnet/en/osusume/index.html#nagasaki
En
vous promenant ne manquez pas le pont Megane-bashi.
Ce pont est le plus vieux du Japon (1634). On le doit
au moine Zen Mosu Ruting (Mokusu Nyojô en japonais) du temple de Kofukuji. Megane
signifie lunette en japonais. Ce nom vient du reflet
du pont dans la rivière.
Les temples de
Nagasaki
La
ville a su conservé des temples d'importance comme ceux
d'influence architecturale chinoise: le
Shôfukuji, le
Sôfukuji et le
Kôfukuji. Une promenade dans la rue Taramachi-dori
accessible par la tramway vous permettra d'admirer toute
une série de petits temples.
Nagasaki abrite aussi
des sanctuaires tel que le
sanctuaire
confucéen accessible depuis la station de tramway
Ôura-Tenshu-dô et le sanctuaire
Suwa accessible depuis
la station de tramway Suwa-jinjamae.
Le Catholicismeà
Nagasaki.
Le
Catholicisme a profondément marqué l'histoire de la
ville. Lors de l'interdiction du christianisme en 1587
une vague de répression s'abattit sur cette minorité
très présente à Nagasaki. Un sanctuaire célèbre les
26 premiers martyrs chrétiens crucifiés , canonisés
par le pape Pie IX en 1862.
Le sanctuaire
a été édifié pour le 100éme anniversaire de leur canonisation
en 1962. Le monument fut visité par la pape Jean-Paul
II en 1981.
Ce
sanctuaire est situé à quelques minutes de marche de
la gare JR de Nagasaki.
L'église
catholique d'Oura. C'est la plus vielle église du Japon.
Elle a été édifié en 1864 par l'évêque français Bernard
Petitjean. Elle permit à la communauté catholique vivant
dans la clandestinité depuis plusieurs siècles de vivre
sa foi au grand jour. Elle est aujourd'hui classée trésor
national. Cette église est accessible depuis
la station de tramway Ôura-Tenshu-dô-shita.
Non
loin de l’église vous pouvez vous aventurer dans le
cimetière international d’Ôura qui offre un panorama
intéressant sur la ville.
La
cathédrale catholique d’Urakami. Cette cathédrale de
brique située à côté du parc pour la paix a été
reconstruite après guerre (en 1959). Elle constitue un
symbole, car c’est cet édifice qui se trouvait à
l’épicentre de l’explosion de la bombe atomique.
Musée de la bombe Atomique. Ce musée retrace la vie de
Nagasaki avant et après l’explosion, l’histoire de la
bombe et des événements ayant entraînés le drame de
Nagasaki. Le 9 août 1945, c’est notamment en raison
des conditions météorologique au dessus de Kokura,
objectif premier de l’armée américaine, que le site
Nagasaki est choisi. La bombe larguée au dessus de la
ville est enrichie au plutonium et est d’une puissance
supérieure à celle de
Hiroshima.
Le
musée de Dejima : Ce musée retrace l’histoire de
cette petite île en forme d’éventail spécialement conçu
pour parquer les étrangers pendant la période isolationniste
du Japon. Ce musée est ouvert depuis 1998 sur
le site de l’ancienne compagnie hollandaise des Indes
de l’est et d’un ancien séminaire protestant.
Accessible depuis la station de tramway Dejima.
Nagai Takashi Memorial
Museum-Nyoko-dô : est la dernière demeure du Docteur
Nagai Takashi qui se dévoua, à en mourir d’une
leucémie, aux victime de la bombe.
Musée municipal de Nagasaki. Ce musée est situé à côté
du musée de la bombe atomique.
Les
parcs de Nagasaki
L’un
des deux plus célèbres parcs de
Nagasaki est le parc Glover. La particularité de ce
parc qui offre une vue saisissante sur la ville est
de réunir les demeures construites par les étrangers
au moment de la fin de l’ère isolationniste du Japon.
Certaines de ces maisons se visitent. C’est le cas notamment
de la célèbre Glover house qui a fourni le cadre du
non moins célèbre opéra de Puccini : Madame Butterfly.
Accessible depuis la station de tramway
Ôura-Tenshudô-shita.
Vous pourrez visiter aussi la Ringer house de
Frederick Ringer
(1840-1908), la Alt house de William Alt (1840-1905),
et la walker house, tous les trois entrepreneurs aguerris.
Le parc pour la paix à l’instar de sa ville sœur de
souffrance Nagasaki possède un parc pour la paix. Lors de votre visite vous trouverez notamment une
stèle de pierre marquant l’épicentre de l’explosion,
la statue de la paix de 9,7 mètres de haut de
Kitamura Seibô et la fontaine pour la paix construite en 1969 en mémoire
de ceux qui sont partis en ne demandant simplement de
l’eau potable…Ce
parc est accessible depuis la station de tramway
matsuyama-machi.
Le
parc Kazagashira. Ce parc est situé au sommet su mont
Kazagashira.Ce
parc offre une vue splendide à ses visiteurs ainsi qu’un
statue du XIXème siècle de Sakamoto
Ryôma, un monument commémoratif en la mémoire de Shiba
Ryôtarô (novéliste) et la tombe de Ueno Hikoma (photographe).
Le
parc du Mont Isa. Ce parc avec un panorama magnifique
est situé sur le Mont Isa à 333 mètres d’altitude. Il
est accessible par téléphérique.
Oranda-zaka.
Ce n’est pas un parc mais une rue pavée du
XIXème siècle
construite pas les étrangers au moment de l’ouverture
du Japon. Cette rue, agréable est aussi nommée "Dutch
slope". Car au nomment de la fin de l’isolationnisme
japonais, était nommé « hollandais » tout
ce qui n’était pas japonais et provenait d’occident.
Shinchimachi ou le quartier chinois de Nagasaki
La présence d’un quartier chinois remonte au moins au
XVIIème siècle. En 1698 il sera dévasté par
le feu puis reconstruit. En dépit des lois d’isolement
du Japon la communauté chinoise put édifier des temples
et établir des commerces. Ce quartier est aujourd’hui
un quartier animé offrant de nombreux restaurants. L’entrée
de ce quartier est marquée par de grandes portes colorées.