Le
site qu’occupe actuellement la ville de Kyōto,
capitale de la préfecture éponyme, semble être occupée
depuis l’ère Jomon (10 000 à 300 av. J.-C.) via une
immigration d’origine coréenne. Les premières familles
qui semblent s’être établies en ces lieux sont les
Hata. La ville située en ces lieux était originellement
dénommée Yamashiro. C’est en 794 que l’empereur Kammu
décide, à des fins politiques, de se faire construire
une capitale. Il choisit comme modèle de construction
celui de la capitale des Tang (Changan), c’est à dire
une organisation géométrique (les rues étant soit
parallèles soit perpendiculaires les unes aux autres).
Yamashiro prendra alors le nom Heian-kyō
(ville de la paix), ce n’est que plus tard, vers 1227,
que le terme de Kyōto (ville capitale) apparaîtra.
Heian-kyō connaîtra une croissance importante
bien que la guerre civile de l’Ônin (1467-1477) la
détruisit presque entièrement. La ville ne doit son
salut qu’à Toyotomi Hideyoshi qui la reconstruit et
lui apporta de nombreux aménagements. Kyōto perdit
son statut de capitale en 1868 sur décision de l’empereur
Meiji lorsque celui-ci décida de transférer la capitale
à Edo (Tōkyō). Cette décision porta un coup
au développement de la ville. Pendant la seconde guerre
mondiale, décision fut prise d’épargner la ville afin
de protéger son patrimoine. Si aujourd’hui Kyōto
et ses plus de 1 500 000 âmes n’est plus
la capitale administrative et politique du Japon,
elle reste et demeure la capitale culturelle de l’archipel.
En 1994 les monuments de l’ancien Kyōto seront
inscrits à l’inventaire du patrimoine mondial de l'Unesco.
Nous vous proposons une liste de ces monuments.
Kyōto, ceinturée par les monts Atagoyam, Hieizan et
Tamba, est située dans la région fertile du Kinki au
milieu des plaines du centre de l’île principale
Honshu. Les rivières Kamo-gawa etet katsura-gawa,
s’écoulent respectivement à son est et à son ouest
pour rejoindre la rivière Kodo-gawa. Les préfectures
d’Ōsaka et de Hyōgo sont à son ouest, les préfectures
de Shiga, Mie et Fukui à son est, et celle de Nara au
sud.
L’industrie électronique et logicielle est particulièrement
active avec les société Kyocera et Nitendo. Le tourisme
et l’artisanat sont cependant les principales sources
d’emploi et de revenus de la ville.
Kyōto est accessible par route, trains et avion. Sur
place la ville dispose d’un important réseau de bus et
de métro qui vous permettra de vous déplacer
facilement.Des vélos sont disponibles à la location
dans certains Ryokan.
Par
avion : L’aéroport le plus proche est situé à 60 Km de
Kyōto dans la baie d’osaka. Il s’agit de l’aéroport
International du Kansaï (Kansaï International Airport).
De là vous pourrez prendre le train (JR Express Haruka
par exemple) qui vous mènera à la gare de Kyōto.
Par
train : Très pratique si vous venez d’une autre ville
japonaise (Tōkyō, Osaka, Shîn-kôbe, Fukuoka, Okayama,
Hiroshima …) le Shinkansen (train à grande vitesse)
dessert régulièrement Kyōto. Pour cela prenez la ligne
Tôkaidô.
Si
vous venez de Kôbe vous pouvez prendre la ligne JR
Sanyô
Si
vous venez de Nara vous pouvez prendre la ligne
Kintetsu- Kyōto ou la ligne JR Nara.
Le
point commun entre Kyōto et Tōkyō c’est…
l’absence de nom de rue (en dehors des grandes artères).
Pensez donc à toujours demander à côté de quoi (bâtiment,
monument, restaurant…) se situe votre point de destination.
Pour vous repérer sachez que la ville a été édifié
selon les principes de la géomancie chinoise et que
les rues sont donc quasiment toutes parallèles ou
perpendiculaire les unes aux autres et forment une
véritable grille. Kyōto est divisée en plusieurs
arrondissements : Fushimi-ku, Higashiyama-ku,
Kemigyo-ku, Kita-ku, Minami-ku, Nakagyo-ku, Nishikyo-ku,
Sakyo-ku, Shimogyo-ku, Ukyo-ku et Yamashina-ku.
C’est une ville moderne qui a su conserver 1 600
temples, 300 sanctuaires, une importante tradition
culinaire, des coutumes et un dialecte ancien (le
Kyōtoben). Cette ville abrite une quinzaine de
bâtiments appartenant au patrimoine de l’humanité, un
artisanat actif, d’importants musées et tout le charme
d’une tradition ancestrale. Il est donc impossible de
tout présenter ici. Nous vous proposons ici quelques
promenades
et un aperçu rapide de
Kyōto quartier par quartier.
Promenade dans l’allée du Pontocho. Accessible en
prenant la ligne de train Hankyo-Kyōto en s’arrêtant
à la station Kawaramachi ou en prenant les bus
n° 3, 7 ou 100 jusqu’à la station Shijo-Kawaramachi.
Le quartier dans son ensemble s’offre à la flânerie
et propose près des berges de la rivière Kamo nombre
de petits restaurants accueillants.
Promenade dans l’allée d’Ishibe-kobi. Située non loin
du célèbre quartier de Gion et de la rue Higashiyama-dori,
cette petite rue offre un aperçu de l’architecture
de bois traditionnelle de la ville dont sont constituées
les multiples petites « ochaya » (maison
de thés).
Promenade dans l’allée de la philosophie : En
bordure du canal Shishigatani. Vous commencerez
votre promenade au temple Gingaku-ji pour terminer
presque 3 kilomètres plus loin au temple
Nonzen-ji. En chemin à la fraîcheur des cerisiers
vous aurez croisé les temples Moroku-in, Honen-in,
Anraku-ji, Reigan-ji, Koun-ji eikan-do et les sanctuaires
Otoyo-jinja et Nyokuoji-inja.
Les
gorges de la rivière Hozugawa. Dans l’ouest de Kyōto,
une expérience éclaboussante à faire dans des petits
bateaux au départ de Kameoka dans un décor
rafraîchissant et naturel.
La
gare de Kyōto : C’est le premier bâtiment
que vous pourrez admirer si vous arrivez par train.
La gare toute de verre et de fer de Kyōto achevée
en 1997 est d’architecture moderne. On doit ce design
futuriste au professeur Hara Koji. Au 2éme étage dans
le grand hall vous trouverez un centre d’information
touristique, quelques boutiques artisanales sont aussi
à votre disposition.
Shimabara : Quartier central de Kyōto abritant
autrefois le quartier des plaisirs de la ville. Il
conserve les temples higashi hongan-ji et To-ji.
Shimogyôku-ku : Quartier situé au centre de Kyōto
au nord de la gare ferroviaire de Kyōto abrite
surtout hôtels et restaurants. A noter tout de même
le temple Nishi-Hongan-ji fondé au XIII ème siècle
et qui est l’un des plus fréquenté de la ville.
Nakagyô-ku: Quartier central de Kyōto où se retrouve
concentré le palais impérial, le joli parc du
palais impérial, le jardin Zen Daisen, le temple Midubera, le musée du costume
et le musée international du Manga (Ce musée situé sur
karasuma-dori est fermé le mercredi. Pour en savoir
plus: www.kyotomm.com).
Pontochô : Le nom de ce quartier est inspiré
de la langue portugaise. Particulièrement actif, il
regroupe de nombreux magasins, bars, restaurants même
les noctambules seront charmés.…
A
voir aussi le musée de Nishijin. Ce musée est
entièrement consacré à la soie. Le Kyōto national
Museum : fondé en 1895, ce musée (payant) abrite
une importante collection de l’époque Heian
Nord
Ouest.
Kita-Ku, Kamigyo et Ukyo-ku : Sont des quartiers
au nord ouest de la ville abritant de véritables joyaux
comme le Daitoku-ji (temple Zen du XVème siècle),
le Kôto-in (maison de thé), le daisen (temple du XVIème
siècle)...
Takagamine : Quartier nord où se loge
le célèbre Kinkaku-ji (pavillond’or) mais aussi le
temple Jôshô-ji, le temple Shôden-ji et son parfait
jardin de sable, le superbe jardin zen Ryôan-ji…
Nord
est.
Cette partie montagneuse de la ville abrite le
Shûgaku-in Rikyû, la résidence impériale de Go-Mizuno.
Cette résidence fut achevée en 1680.
Les
temples Manshû-in du XVII éme siècle et Sanzen-in du
VIII éme siècle.
L’Ouest
Sagano et Arashiyama sont les quartiers ouest de Kyōto
situés à proximité de la rivière Hozu qui offre de
belles promenades et des possibilités de faire du
rafting. Vous trouverez une multitude de temples dont
les plus célèbres sont le Tenryû-jin, le Daikaku,
le palais impérial Katsura Rikyû et l’insolite temple
de la mousse Saihô-ji.
L’est
Higashiyama. Ce quartier est situé à l’est du célèbre
quartier de Gion. Une promenade dans les rues pavées
traditionnelles de Sannenzaka en direction du temple
milénaire de Kiyomiru-dera justifie largement
l’exploration de ce quartier légèrement excentré.
Gion :
C’est le quartier le plus célèbre de Kyōto, réputé
être le cœur et l’âme de la ville. C’est dans ce quartier
que se déroulent chaque année deux fêtes prestigieuses
le Gosan Okuribi en août et le Gion matsuri en juillet.
Ce quartier abrite le pont Shijo, le parc Maruyama,
les temples Chion-in, Kennin-ji, Shôren-in, Yasaka,
des théâtres de kabuki comme le Minami-za… C’est aussi
censé être le quartier des Geisha mais n’espérez cependant
pas trop en voir…
Ozaki : Les centres d’intérêts de la villes sont le
musée national d’art moderne, l’imposant sanctuaires
Heian, le Kyōto Exhibition Hall et le Kyōto City
Museum of fine art qui présente des œuvres d’art
occidentales.