KOKESHI - 小芥子

 
    Vos rubriques
  FESTIVALS  
JOURS CHÔMES  
COUTUME AU QUOTIDIEN  
COUTUMES LOISIRS  
NOMS & Prénoms  
  Prénoms féminins  
  Prénoms masculins  
  VISITER UN TEMPLE  
  SUPERSTITION  
  SAINT VALENTIN  
  HANAMI  
  MOMIJIGARI  
  Ubamegashi  
  HINA MATSURI  
  POUPÉES JAPONAISES  
  KOKESHI  
  FUKUSUKE  
  GEISHA  
  TANABATA  
  JEUX D'ARGENT  
  ONSEN  
  SALUT  
  CADEAUX AU JAPON  
  FÊTE DES ENFANTS  
  AMA  
  TEMARI  
   
    En savoir plus...
  ACCUEIL  
  PHOTOTHÈQUE  
  COURS DE JAPONAIS  
  LEXIQUE & DICTIONNAIRE  
  LIENS  
  TÉLÉCHARGEMENT  
  NOUS ÉCRIRE ?  
 
 
     

 Liens promotionnels

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo1©Miyagi Prefecture.

Photo2©Aomori Prefecture/©JNTO

 

Photo n°1 Kokeshi de type Naruko de la préfecture Miyagi.

Les Kokeshi (小芥子) semblent être apparues à la fin de l’ère Edo (1603-1868) au sein des familles paysannes du nord de l’île de Honshû dans la région du Tōhoku (東北地方). Chaque famille avait sa propre pate ce qui explique la grande diversité de style. On dénombre plusieurs centaines de types Kokeshi.

L’origine de ces poupées est incertaine. Certains voient les kokeshi comme une évolution de l’ « Oboko ». L’« Oboko » était une sorte de hochet à représentation humaine.  D’autres encore estiment que leur origine est prophylactique ou incarne une représentation symbolique à caractère sexuelle ou religieuse. D’autres encore pensent que les kokeshi ont été créé à destination de la clientèle des « onsen » (bain chaud d’eau de source) nombreux dans le nord du Japon.… Cette dernière origine est sans doute la plus probable.

Les Kokeshi sont des figurines de bois (cerisier, poirier, cornus ou érable) peint composé d’un cylindre (pour le corps) surmonté d’une boule de bois de forme ovoïde (pour la tête). 

Le corps, pouvant  atteindre jusqu’à un mètre, est traditionnellement agrémenté de fleurs aux couleurs rouge et noire et plus rarement jaune. Plus récemment d’autres motifs et couleurs sont apparus (kimono…). On nomme les poupées issues de ce courant moderniste apparus après la seconde guerre mondial « Shingata ». Dans tous les cas les jambes et les bras ne sont jamais représentés. Sur les Kokeshi les plus anciennes (traditionnelles) le nombre de rangées de fleurs indique la position de son créateur au sein de la famille à l’origine de sa production (une pour un débutant, trois pour le plus âgé). Dessous, elles se trouvent généralement marquées du sceau de leur auteur.

La tête, éventuellement rotative, directement fixé au corps. Les traits du visage sont dessinés par de simples lignes (la bouche peut ne pas apparaître). Les cheveux, noirs, sont peints ou sculptés. La coupe est toujours une coupe traditionnelle.

Au sein des kokeshi traditionnels (Dentô), les 10 plus grands courants sont : Hijiori, Kijiyama, Nambu, Naruko, Sakunami, Tôgatta, Tsuchiyu, Tsugaru, Yajirô, Zaô. A chaque courant est associée une zone géographique particulière.

Les Kokechi préfecture par préfecture:

Les Kokechi de la préfecture de Miyagi (宮城県).

Les Kokeshi du type « Naruko » proviennent de la ville de « Naruko » situé au pied su mont Kurikoma au sein de la préfecture de Miyagi (宮城県,). La production de « Naruko » est la plus prospère des industries de kokechi.

Les « Tôgatta » sont fabriquées à Shinchi, situé dans Tôgatta. C’est la deuxième plus importante production de kokechi.

Les « Yajirô » sont produites au sein de la ville éponyme. Cette petite ville de montagne est située dans les vallées du Mont Zaô le long de la rivière Matsukawa. L’artisanat des poupées « Yajirô » est perçu comme une activité complémentaire au travail de la ferme. Cette activité s’exerce tout particulièrement de la fin de l’automne au début du printemps lorsque les glaces s’installent.

Les poupées « Sakunami » sont les plus récentes parmi les kokechi traditionnelles. Il semble qu’elles soient apparues sous l’ère meiji (1868 à 1912 ap. J.-C.). Natives de la ville de Sendai, ces poupées auraient pour certains un style plus urbains que ces autres consœurs kokechi. Ce point de vue s’explique par la ville de production qui, contrairement aux autres villes de production de kokechi n’est pas situé en « campagne » ou en montagne.

Loin d'être un objet ayant rejoint le panthéon des objets appartenant au passé, la tradition des kokeshi est encore bien vivace. Chaque année les premiers vendredi, samedi et dimanche du mois de mai à Shiraishi (préfecture de Miyagi) un concours national de kokeshi. Un festival  de kokeshi se tient chaque année à Naruko-onsen (ville d'Ôsaki) le premier week-end de septembre. Les Kokeshi ont su se réinventer et se  moderniser. On en trouve aujourd'hui (bien souvent d'origine non japonaise) comme objet de décoration dans la plupart des pays occidentaux.

Les Kokechi de la préfecture de Yamagata (山形県).

Les kokeshi « Hijiori »  proviennent de la ville d’Ôkura-mura dans la préfecture de Yamagata. Ce style résulte de la fusion des styles « Naruko » et « Tôgatta ».

Les « Zaô » portent le nom de la ville qui les a crées. Cette ville est située dans la chaîne de montagne Zaô célèbre pour son lac campé au milieu du cratère d’un volcan aujourd’hui éteint (Okama). Cette citée qui abrite des onsen (bains d'eau de source chaude) et des pistes de ski, consacre un musée aux kokeshi (le « Miyagi-Zaô Kokeshi-Kan »).

Photo n°2 - Musée dédié aux poupées Kokeshi dans la ville de Kuroishi.

Les Kokechi de la préfecture d’Akita (秋田県).

Les « Kijiyama » proviennent des villes de Kijiyama et de Yuzawa situées dans la préfecture d’Akita. Ces poupées ont la particularité d’être exécuté dans une seule pièce de bois.

Les Kokechi de la préfecture d’Iwate (岩手県).

Les « Nambu » sont assez difficile à trouver. Ces poupées proviennent de la ville de Morioka au sein de la préfecture d’Iwate dont le l’ancien nom n’était autre « Nambu » pendant l’ère Edo (1603-1868).

Les Kokechi de la préfecture de Fukushima (福島県).

Les « Tsuchiyu » sont fabriquées dans la ville du même nom située dans la préfecture de Fukushima. L’un des signes distinctifs de ces poupées réside dans la façon dont sont dessinés les sourcils (archès).

Les Kokechi de la préfecture d’Aomori (青森県).

Les « Tsugaru » tirent leur nom de leur lieu de production. Tsugaru est en effet l’ancien nom de la préfecture d’Aomori. Un musée est consacré  à ce type de kokeshi (voir photo ci-avant). Il est situé dans la ville de Kuroishi (à 50 minutes de voiture à partir de la gare JR de Hirosaki).

                                                                                                                                                                                                        ©