|

Les kana sont des caractères
japonais. Ces caractères sont regroupés en tables.
Ils se distinguent des lettres
romaines dans la mesure où chaque caractère japonais représente une more. Une
more est une notion linguistique assez complexe à cerner. Grossièrement une more
est une sonorité simple. Elle pourrait être presque assimilable à une syllabe.
Cependant une syllabe peut être constituée de plusieurs mores.
Les kana se distinguent aussi
des idéogrammes chinois (kanji) dans la mesure où les caractères japonais ne
sont pas en soit porteur de sens. Un kana est simplement la retranscription
écrite d’un son, d’une more.
Historiquement, le Japon
utilisé les kanji d’origine chinoise afin de retranscrire par écrit la langue
japonaise. Ce système d’écriture était nommé Man'yōgana (万葉仮名). Ce système fut
utilisé jusque dans la seconde du VIIIème siècle.
Le système des kana fit son
apparition au IXème siècle sans doute sous l’impulsion du moine
bouddhiste Kūkai (空海). L’objectif était de palier les défaillances de l’ancien
système qui s’adaptait mal à la prononciation japonaise. C’est ainsi que le
Japon développa un langage écrit autochtone. Les kana aujourd’hui utilisés ont
été codifié en 1900 et les règles dictant leur utilisation en 1946.
Même s’ils sont aujourd’hui
quotidiennement utilisés au Japon, les kana n’ont cependant pas supplanté
l’utilisation des Kanji (caractères chinois). Les kana cohabitent donc avec les
Kanji d’origine chinoise mais aussi avec les lettres romaines (rōmaji - ローマ字).
Les kana sont synthétisés au
sein de deux tables (sorte d’alphabet) nommés « Hiragana »
et « Katakana ». A
chaque table correspond un usage et des caractères particuliers.
Les
Hiragana.
Les caractères cursifs issus du
syllabaire des « hiragana » (les hiragana), sont les caractères utilisés par
défaut. On les trouve donc absolument partout. Ce sont des hiragana qui sont
utilisés pour former les furigana. Les furigana étant des hiragana miniatures
servant à indiquer la prononciation d’un kanji (caractère chinois).
Les
Katakana.
Au contraire des hiragana, les
katakana ne sont pas des caractères cursifs mais scriptes. Leurs formes droites
et anguleuses en font les caractères favoris des administrations. A l’instar des
hiragana, les karakana sont regroupés au sein d’une table. Ils se distinguent
des hiragana de part leur usage. Les katakana sont utilisés pour écrire tous les
termes et noms d’origine étrangère à l’exception de la Chine. Il est aussi fait
usage des katakana pour retranscrire les noms des plantes et animaux, les
interjections et les onomatopées. |