Dès 1685 le Shôgun Tokugawa Tsunayoshi
promulgua des édits interdisant les actes
de brutalité envers les animaux. Ce même
Shôgun dit « le Shôgun des chiens » fit
construire d’immense chenil dans la
capitale pour y accueillir les chiens
errants.
Clickjapan a
sélectionné pour vous une dizaine d'espèces de chiens
d'origine japonaise.
Chien se dit « inu »
ou « ken » en Japonais. Ainsi on retrouvera
souvent le terme le « inu » ou « ken » dans le nom
donné à la race ou pour désigner l’animal (Shiba-Inu…).
Les chiens semblent être apparus sur l’archipel
Japonais pendant l’ère Jomon (10
000 à 300 av. J.-C.).
Les races canines alors présentes étaient de
petite taille. Ils furent rapidement domestiqués
par la population locale. Les premières
importations de chien européen (Kara-inu) se
firent pendant l’ère de Muromashi (1333
à 1582 ap. J.-C.). Ces chiens d’origines
étrangères se croiseront aux espèces locales et
pourront donner de nouvelle race comme le puissant
Tosa. A noter que le dernier loup Japonais (qui
est aussi un canidé) a été abattu en 1905.
En dehors du Chin, les chiens Japonais ont
essentiellement été développés ou utilisés pour la
chasse, la garde ou le combat. Beaucoup de races
de chien d’origine Japonaise s’apparentent ou
ressemblent au Spitz (à l’exception notable du
Chin et du Tosa). Il existe même un
Spitz Japonais.
Cette race de chien
fut développée voilà 300 ans dans les régions nord
et montagneuses du Japon. Rattaché à la famille
des Spitz, l’Akita était à l’origine un chien de
combat utilisé par la suite comme chien de chasse
notamment la chasse à l’ours. D’ossature robuste,
l’Akita a une tendance à dominer les autres
chiens. Réputé pour sa bravoure et son courage il
s’adapte facilement comme animal de compagnie au
sein d’une famille. Couleur du pelage : blanc.
Chien vif et agile,
de taille moyenne, caractérisé par ses petits yeux
noirs, ses oreilles courtes et sa tête
triangulaire. Cet excellemment chien de compagnie
est rattaché à la famille des Spitz.
Les origines de ce
chien sont chinoises. C’est à l’origine un présent
qu’aurait fait l’impératrice de chine à
l’impératrice du Japon. Historiquement apprécié
par la bourgeoisie japonaise, cette race de chien
trouva un accueil favorable aux états unis
d’Amérique où il sera exporté vers 1853 puis en
Europe. C’est en 1895 au Royaume-Uni que le Chin
sera officiellement répertorié sous le nom de
Japanese spaniels. Un couple de Chin ayant même
était offert à la reine Victoria. Leur nombre
ayant par la suite drastiquement chuté, cette race
de chien a presque failli disparaître au Japon.
Pour palier à cela on a eu recours à
l’importation. D’apparence il ressemble à un
pékinois. Non agressif, ce chien a la
particularité d’adopter certains comportements
typique des chats (par exemple il se nettoie d’un
revers de pâte). Couleur du pelage : Noir et banc
ou roux et blanc.
Contrairement à ce
que son nom pourrait laissé croire, ce chien est
originaire de l’île d’Honshu (l’île centrale et
principale du Japon). Ce n’est qu’au bénéfice des
mouvements migratoires que ce chien se retrouve
vers 1140 sur l’île d’Hohkkaido. Le terme d’Ainu
est une référence à la population indigène Ainu se
trouvant sur l’île d’Hokkaido. Ce chien est
assimilable au Spitz. Fort et résistant au froid
il était au départ utilisé comme chien de chasse
notamment pour la chasse à l’ours. Couleur du
pelage : roux, noir, blanc des variations
existent.
Ce chien est le
résultat du croisement de Fox Terrier en
provenance d’Italie vers nagasaki vers le XVIIe
siècle avec des chiens indigènes de petite taille.
Ils étaient surtout utilisés dans les ports (en
particulier ceux de Yokohama et de Nagasaki).
C’est en 1920 que commença réellement l’élevage
professionnel de ce chien. La race sera
définitivement fixée en 1930. Leur population
augmenta jusqu’à la seconde guerre. Cette race de
chien souffre aujourd’hui d’une désaffection du
public et leur nombre décline. Une association
pour sa préservation a été créée.
Ce chien est
originaire de l’île d’Honshu de l’ancienne
province du Kai d’où il tire son nom. Cette
ancienne province est aujourd’hui englobée dans la
préfecture de Yamanashi. Il fut officiellement
reconnu comme race en 1934. Développé pour la
chasse, notamment la chasse au daim, il n’est
pourtant pas extrêmement agressif. Courageux,
puissant, il sait être un bon compagnon. Couleur
du pelage : toutes les couleurs.
Protégé depuis 1934
du fait d’une population déclinante, cette sorte
de Spitz, qui été au départ surtout élevé dans la
région de Kishu, était un chien de chasse. Couleur
du pelage : blanc, …
Ce chien du type
Spitz était élevé au départ dans la préfecture de
Kochi (île de Shikoku). Il y en avait 3 variétés,
chacune de ces variétés renvoyant vers un lieu
d’élevage :Awa, Hangawa, Hata. Ce chien de chasse
protégé depuis 1937 a tendance à dominer les
autres chiens mais est plutôt docile. Couleur du
pelage : blanc sésame, roux sésame.
Ce chien de combat
était élevé au départ dans la préfecture de Kochi
(île de Shikoku). Il est le résultat de multiple
croissements développés dans l’unique but
d’affermir sa force, sa taille et son agressivité
des races canines locales jugées trop faibles pour
les combats de chiens. Le Shikoku ken fut ainsi
croisé avec le Bull dog (1872), le Mastiff (1874),
le pointer allemand (1876), le grand danois (1924)
mais aussi le bull terrier et le Saint Bernard.
Puissant, dominant, cette race de chien nécessite
un maître de caractère fort et pouvant le
maîtriser. Ce chien est maintenant interdit dans
beaucoup de pays dont le Japon.