YUTAKA TAKANASHI

 
    Vos rubriques
  ACCUEIL ART  
  PEINTURES & DESSINS  
LITTÉRATURE  
THÉÂTRE  
ARCHITECTURE  
POTERIE  
TSUBA  
MUSIQUES  
  CINÉMA  
  Calligraphie  
  MATERIEL CALLIGRAPHIE  
  CÉRÉMONIE DU THÉ  
  JARDIN  
  IKEBANA  
  BONSAÏ  
  KoKEDAMA  
  Mode  
  ORIGAMI  
  KATAGAMI  
  kodo  
  LAQUE  
  GYOTAKU  
  Yukio mishima  
  SHOJI UEDA  
  YUTAKA TAKANASHI  
  Utagawa Hiroshige  
  SAMIRO YUNOKI  
  KATSUHIRO ÔTOMO  
   
    En savoir plus...
ACCUEIL
PHOTOTHÈQUE
COURS DE JAPONAIS
LEXIQUE/ DICTIONNAIRE
  LIENS  
  TÉLÉCHARGEMENT  
  NOUS ÉCRIRE ?  
 
 
     

 Liens promotionnels

     
 

 
 

Source: Dossier de presse Fondation H.C.B. Photographies: n°1 & 2: ©Yutaka Takanashi /courtesy Alexis Fabry (Toluca Editions) Paris - n°3 & 4: ©Yutaka Takanashi /courtesy galerie Priska Pasquer, Cologne.

 
 

Photographie du japonais Yutaka Takanashi

Série Machi 1975 1977 de Yutaka Takanashi

Depuis toujours, Yutaka Takanashi, figure essentielle de la photographie japonaise du XXème siècle,  photographie la ville de près, de loin, voire de très loin.

Biographie

Né dans un quartier populaire de Tokyo en 1935, Yutaka Takanashi s’oriente rapidement vers la photographie en suivant les cours de l’université de Nihon. Il complète sa formation à l’école de design de Kuwasawa. D’abord assistant du photographe publicitaire Osamu Yagi, il est embauché dans une des principales agence de publicité de Tokyo, le Nippon Design Center tout en travaillant à ses propres projets. Son travail est publié pour la première fois en 1966 dans le magazine Camera Mainichi ; 43 photographies N/B de la série Tokyo-jin (Tokyoïtes ou Gens de Tokyo) rassemblées dans un portfolio de 36 pages.

Photohtaphie de la série Machi 1975 1977 du photographe japonais Yutaka Takanashi

Série Machi 1975 1977 de Yutaka Takanashi

La période d’après-guerre au Japon est marquée par une importante prospérité et une urbanisation accrue sur fond de protestations. La fin des années 1960 est troublée, comme dans le reste du monde par des manifestations étudiantes indignées par la guerre du Vietnam et les relations entre le Japon et les Etats-Unis. C’est dans cette atmosphère survoltée qu’évolue la photographie japonaise. En juin 1968, Shomei Tomatsu organise l’exposition « 100 ans de photographie » au Seibu Museum. Quelques mois plus tard, en novembre, paraît le premier numéro du magazine Provoke. Autant journal philosophique et politique que magazine photo, Provoke est, malgré sa brève existence (3 numéros seulement), un jalon majeur de l’histoire de la photographie. Fondé par Takuma Nakahira, Koji Taki, Takahido Okada et bien évidemment Yutaka Takanashi, ce mouvement définit la photographie comme le seul medium capable de saisir la réalité.

Ferdinand Brüggemann rappelle que «la revue Provoke a contribué à imposer un style qui rompait délibérément avec tous les canons de la photographie documentaire. Au Japon, on le qualifie sommairement par les trois adjectifs "are, bure, boke" : une image brute, floue, sans mise au point. Ces images souvent floues qui montrent des rues, des gens ou des paysages ont beaucoup de grain, des contrastes marqués, et des cadrages décalés. Les images des artistes de Provoke n’ont plus pour principal objectif de faire passer des informations, elles véhiculent avant tout une énergie brute et beaucoup d’atmosphère».

Photographie de Yutaka Takanashi de la Gare de Tokyo, quartier de Chiyoda,1965

Série Toshi-e, Gare de Tokyo, quartier de Chiyoda,1965

Pendant les années qui suivent, le photographe travaille sur son premier grand livre en noir et blanc Toshi-e, qui sera finalement publié en 1974. Pour cette série, Takanashi traque l’invisible en prenant des photos de la ville et de la campagne environnante depuis une voiture en mouvement, le plus souvent. Le livre a été mis en 5 page par Kôhei Sugiura, graphiste japonais de renom.

A partir de 1975, Takanashi se tourne vers le Japon traditionnel et photographie les plus anciens quartiers de Tokyo, là où la société de consommation n’a pas encore pénétré et où la tradition prévaut. Pour rendre au mieux l’atmosphère et les détails, le photographe passe au grand format et à la couleur. Deux ans plus tard, l’ensemble des photographies réalisées est publié dans l’ouvrage Machi.

Alors qu’il est devient professeur assistant à l’université de Tokyo, il réalise, en 1982, une autre série en couleur sur les bars du quartier de Shinjuku, l’un des plus populaires de la capitale. Les images se concentrent sur les décors, les objets qu’ils soient traditionnels ou empreints de modernité comme les enseignes lumineuses des marques américaines.

Le travail de Yutaka Takanashi a été exposé à de nombreuses reprises au Japon et ses livres, principalement Toshi-e et Machi ont une place majeure dans l’histoire de la photographie.

Chronologie Takanashi

1935 Naît le 6 février rue Shiroganecho, dans le quartier Ushigome-ku (maintenant Shinjuku-ku) à Tokyo.

1953 Diplômé de la Metropolitan Aoyama School de Tokyo, il intègre le département de photographie de l’université de Nihon.

1957 Diplômé de l’université de Nihon. Commence à travailler dans le studio du photographe publicitaire Osamu Yagi comme technicien de laboratoire et assistant.

1959 Rencontre le photographe Kiyoji Otsuji. Intègre l’école de design de Kuwasawa.

1960 Exposition SOMETHIN’ELSE, Ginza Gallery, Tokyo.

1961 Diplômé de l’école de design de Kuwasawa ; il commence sa carrière de photographe au Nippon Design Center et travaille sur ses propres projets (il réalise Toshi-e dans les années 1960).

Photographie de yutaka Takanashi. Série Toshi-e, Gare de Shinjuku, Tokyo, Japon,1965

Série Toshi-e, Gare de Shinjuku, Tokyo,1965

1966 Le magazine Camera Mainichi publie 43 photographies de la série « Tokyo-jin » (souvent traduit « Tokyoïtes » ou « Gens de Tokyo ») dans un portfolio de 36 pages.

1968 Exposition 100 ans de photographie au Seibu Museum, Tokyo.

Membre fondateur du collectif artistique Provoke avec Takuma Nakahira, Koji Taki et Takahiko Okada (Provoke prend fin en 1970 après avoir publié trois numéros du magazine). Le sous-titre de ce magazine était: "Matériel Provocateur pour réflexion ". Takanashi a signé le manifeste du mouvement avec Okada. Daido Moryama rejoint le groupe Provoke pour les deux derniers numéros du magazine.

1970 Commence à travailler comme photographe indépendant.

1974 Publication de Toshi-e (Towards the city), par Izara-Shobo, Tokyo, mis en page par le célèbre designer japonais Kohei Sugiura.

1975 Commence à travailler sur la série Machi, en couleur, avec un appareil grand format, sur pied.

1977 Publication de Machi (Town), par The Asahi Shimbun, Tokyo.

1978 Exposition MACHI, Espace Photo Minolta, Osaka.

1980 Devient professeur assistant à l’université Zokei de Tokyo.

1983 Promu professeur à l’université Zokei de Tokyo. Publication de Tokyo-jin 1978-1983 (Tokyoites 1978-1983) par Shoshi-Yamada, Tokyo.

2000 Nommé professeur honoraire de l’université Zokei de Tokyo.

2002 Exposition WINDSCAPE, Visual Arts Gallery, Osaka, puis au Shoo Museum of Arts, Okayama.

2004 Exposition NOSTALGHIA, Photographer’s gallery, Tokyo.

2007 Publication en édition limitée d’un portfolio de 6 tirages signés, Toluca Editions, Paris.

2009 Exposition et catalogue FIELD NOTES OF LIGHT, The National Museum of Modern art, Tokyo.

2010 Publication de Toshi-e (Towards the City) par Errata Editions, New York.

Publication de Yutaka Takanashi. Photography 1965-74 par Only Photography, Berlin. Exposition TOWARDS THE CITY, Galerie Priska Pasquer, Cologne.

2011 Exposition collective TOKYO-E, Le BAL, Paris. Publication de IN’ Yutaka Takanashi photo collection par Shinjuku Shobo, Tokyo.

2012 Exposition personnelle, Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris. Catalogue publié par Toluca Editions/RM. Reçoit le Domon Ken Award pour son livre IN’.

Yutaka Takanashi a reçu de nombreux prix et médailles au Japon.

                                                                                                                                                                                                      ©