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On ne sait
presque rien de l'art scénique japonais avant la
pénétration des cultures chinoise et coréenne vers le
VIe et VIIe siècles qui semblent
avoir supplanté la culture locale.
Nota:
Il est possible de suivre des rediffusions de pièces
de Kabuki sur la chaîne télévisée par satellite "Kabuki
Channel" (site officiel de la chaîne:
http://www.dentoubunka.co.jp/)
mais aussi "Theatre TV" (chaîne 256, site
officiel de la chaîne:
http://www.theatertv.co.jp/)
et "V-Theater" 135 (chaîne 135, site
officiel de la chaîne:
http://www.v135.com/).
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Bunraku.
Correspond au théâtre de
marionnettes. Cet art provient des
premiers spectacles de marionnettes appelés
"ningyô-jôruri". Le
terme "ningyô" signifie
poupée. Le terme "jôruri"
renvoi aux textes épiques alors en
vogue accompagnés par des airs de
flûte (biwa) ou du shamisen. Bien
que l'on trouve trace de l'existence
de ce type de spectacle dès le
XVIIe
siècle, le "ningyô-jôruri"
prend réellement naissance au
XVIème siècle. Les
premiers textes sont déclamés par un
"Biwa-hôshi". Le "Biwa-hôshi"
était un moine errant, souvent
atteint de cécité, qui parcourait
les routes en déclamant des textes
et en jouant du biwa.
Avec
le temps les techniques usitées se
perfectionnent et les marionnettes
s'améliorent (la bouche, les yeux
s'articulent). Des spectacles seront
mêmes donnés devant l'Empereur. Au
XVIIème siècle le "ningyô-jôruri"
perd sont caractère itinérant. Le
premier théâtre de marionnettes
s'ouvre à Osaka. Le genre se
modernise alors de plus en plus.
Bientôt le terme de "ningyô-jôruri"
disparaît au profit de celui de bunraku
(文楽).
Le
terme de bunraku fait son
apparition au XIXe
siècle. Il provient du théâtre de
"Bunraku-za"
créé en 1872 à
Osaka par les descendants
d'Uemura bunrakuken l'un des
précurseur du bunraku
actuel.
La
technique:Tandis qu'un acteur déclame
le texte, faisant varier sa voix en
fonction des personnages et des
situations, plusieurs
marionnettistes de noir vêtus,
s'activent sur scène pour donner vie
aux poupées de plus d'un mètre de
haut. Une poupée nécessite jusqu'à
l'intervention de trois
marionnettistes s'occupant des
diverses parties des marionnettes.
Les sentiments sont transmis aux
spectateurs par la gestuelle, les
mimiques des marionnettes dont
l'expression n'est pas figée, la
déclamation du texte mais aussi la
musique utilisant comme instrument
le
Shamisen, sorte de guitare
à trois cordes.
Les principales marionnettes sont:
la jeune fille (Musume), l'homme
au destin funeste (Bunshichi), la
femme mariée (fukeoyama).... On
distingue environ une soixantaine de
marionnettes différentes. Photogra
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Bugaku.
Cet
art de plein air en provenance directe
de Chine (tôgaku) mais aussi, d'Inde
(tenjikugaku), de
Corée (Komagaku)
et de Mandchourie (bokkaigaku)
vers le VIIIe siècle
correspond à une danse emprunte
de gravité et d'une grande solennité.
La chorégraphie des "bugaku"
obéit à des compositions géométriques
strictes. Il est fait une distinction
entre les "danses de gauche"
(d'origine chinoise?), marquées
par la lenteur des gestes et le
port de costumes lourds, des "danses
de droite" (d'origine coréenne?),
à l'ambiance et aux costumes légers.
Les danses évoluent au rythme d'accompagnement
musicaux (gagaku), joués
par des flûtes droites, des koto
à 13 cordes, des tambours, des flûtes
traversières....
Ces
danses destinées au départ à l'aristocratie,
s'exécutent sur une estrade recouverte
de soie verte aux escaliers laqués
de blanc cerclés d'une rampe et
de piliers vermillons. On dénombre
une soixantaine d'œuvres composant
le répertoire du
bugaku.
Œuvres qui ne sont interprétées
essentiellement
que
lors de fêtes shintô ou de grands
événements au cours de l'année.
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Nô.
(Sarugaku
no Nô)
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Ci-dessus miniature en ivoire
d'un masque Nô. |
Cet
art théâtral dramatique, dédié aux
dieux, est apparu milieu du XIVe
siècle. Il aurait été créé par Kan-ami
et Ze-ami son fils, à la demande
du Shôgun Ashikaga Yoshimitsu. Il
se caractérise par une gestuelle
lente, une musique stridente composée
par le souffle d'une flûte accompagnée
d'un tambour donnant opportunément
des inflexions dramatiques, le tout
sur un texte déclamé sur un ton
singulièrement monocorde.
Le
répertoire du nô (能),
destiné au départ à l'aristocratie,
est particulièrement riche puisqu'il
est composé de plus de 240 pièces (Okina, Aya
no tsuzumi, Kantan...),
souvent d'inspiration
bouddhiste,
dont un grand nombre a été écrit
par Kan-ami (1333-1384) et Ze-ami
(1363-1443), tous deux à l'origine
de la codification des règles régissant
cet art.
Il
se joue en plein air, sur une scène
dénudée. Les costumes sont travaillés
et chargés de brocarts d'or. L'acteur
principal (shite) s'efface
derrière un masque dont le nombre
et les expressions sont codifiés.
Le shite n'entre pas en
scène directement. Avant lui, le
waki va préparer l'audience
par une accroche (chant (shidai))
puis va planter le décor de l'action
qui va suivre (michiyuki).
Ensuite seulement, le shite
apparaîtra en commençant par un
chant introductif permettant aux
spectateurs de le situer dans la
pièce. Vient ensuite un préliminaire
complexe de questions-réponses explicatives
sur pièce entre le waki
et le shite soutenu par le
chœur, puis une brève apparition
des autres acteurs qui à leur tout
expliqueront la pièce mais dans
un langage plus accessible.
Une
fois cette "introduction"
terminée le waki va psalmodier
un chant. Ce chant marque la fin
de la phase "introductive",
à la fin de sa récitation"
le shite revêtu de son masque
et d'un nouveau costume réapparaîtra
sur scène en dansant. La fin de
chaque acte est indiquée lorsque
le shite frappe le sol de
son pied.
Un
spectacle de nô est long. Cinq drames
(actes) entrecoupés de trois interludes
nommés Yôkyoku. Ces interludes
connaîtront, plus tard, une évolution
indépendante du nô leur donnant
toutes les caractéristiques d'un
art à part entière. Aujourd'hui
ces coupures ont disparu pour faire
place au
kyôgen qui tendra aussi
à devenir un art indépendant.
Le
Nô se joue sur une estrade surélevée
nommée butaï et qui est protégé
par un toit soutenu par des piliers
l'arrière de la scène est constitué
d'une tenture ou d'une cloison de
bois arborant un décor simple. L'orchestre,
composé de quatre personnes, se
tient au fond et le chœur à droite.
Le
nô connaît aujourd'hui encore un
engouement certain auprès de la
population japonaise. Des représentations
en sont données régulièrement, des
salles sont même spécialisées dans
ce type de représentation. Il existe
encore des écoles de Nô dont les
plus célèbres sont : Hôssho,
Kanze, Kita, Komparu
et Kongô. Certaines de ces
écoles ont plusieurs centaines de
milliers d'adhérents. Certaines
écoles se sont spécialisées dans
les rôles secondaires (tsure)
Shimogakari par exemple.
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Kyôgen.
Le
kyôgen
(狂言) ou Ai-kyôgen se
caractérise par une approche beaucoup
plus légère et directe avec un rythme
plus vigoureux et dynamique que
le nô (能). Ce spectacle comique,
au répertoire riche de 250 pièces, était
à l'origine (à partir d'edo)
joué entre les actes du nô
afin de faire redescendre la pression
subie par le spectateur. Il existe
encore aujourd'hui deux écoles de kyôgen en exercice appelée
Ôkura-ryû et Izumi-ryû.
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Kabuki.

Le kabuki (歌舞伎), théâtre populaire
né au XVIIe siècle autour de
Kyôto, connaîtra un succès tout
aussi foudroyant que mouvementé.
Inventé par des courtisanes, le
kabuki fût interdit à ces dernières
en 1629 en raison de leurs mœurs
légères facilement marchandables.
Ces courtisanes tirèrent leur
inspiration de danses populaires
évocatrices appelées furyô-odori.
Suite à cette interdiction, les
hommes remplacèrent les femmes lors
des représentation. Ceux-ci,
wakashû, ne tardèrent pas à
tomber dans le même travers qui
engendra les mêmes conséquences (les
troupes furent dissoutes, les
théâtres fermés en 1652). Ces
interdictions eurent comme effet la
professionnalisation et la
masculinisation de cet art (les
rôles féminins, onnagata,
étant interprétés pas des hommes).
Ce n'est que vers le milieu du XVIIe
siècle que des troupes permanentes
toujours composées uniquement
d'hommes apparurent.
Le kabuki est un art
particulièrement riche, en nombre de
pièces (plus de 300), en effet
scénique et acoustique, en dynamisme
et situation. On distingue les
jidai-mono (時代物) qui sont des pièces
tirées des épopées épiques ou
légendaires du japon, des
sewa-mono (世話物) qui se caractérisent
par l'intensité dramatique et le
caractère plus contemporain du récit
mais aussi les aragotos
(mettant en valeur un personnage
héroïque),
les shosagoto (所作事) (théâtre
dansé)...
Une initiative intéressante fut
tentée par Mokuami (auteur de pièce
kabuki) qui essaya de moderniser le
kabuki en habillant les acteurs de
façon occidentale. Ce type de
représentation prit le nom de
zangiri-mono.
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Ci-dessus le "Kabuki-ka
theatre" de Tokyo ouvert en
1889 partiellement reconstruit
en 1945. |
Un shamisen accompagne la pièce
joint éventuellement par d'autres
instruments. Le Kabuki se joue sur
une scène protégée d'un rideau vert
et noir (hanamichi) laissant
apparaître en se retirant vers la
gauche une scène profonde et
s'avançant par l'installation d'une
estrade surélevée au milieu du
public. Bien que la pièce puisse
paraître tumultueuse, elle obéit à
des règles strictes venant régenter
le moindre détail, la gestuelle,
l'habillement, maquillage... Le
kabuki est un art théâtrale vivant.
Des représentations en sont données
tout au long de l'année. Les pièces
les plus populaires sont: Kenuki,
Kanjinchô, Fudô,
Oshimodoshi,
Nanatsu-men... Les
onnagatas
sont de véritables stars qui
ont leur "groupies" et ce "titre"
est souvent transmis de père en
fils.
Il est possible de suivre des
rediffusions de pièces de Kabuki sur
la chaîne télévisée japonaise par
satellite "Kabuki Channel" (site
officiel de la chaîne:
http://www.dentoubunka.co.jp/).
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Shimpa.
Cet
art théâtral qui connaît encore
de nos jours un grand succès correspond
à une nouvelle forme de Kabuki en
ce qu'il utilise des actrices. Il
fût crée sous l'instigation de Sudô
teiken à des fins politiques avant
de devenir au XXe siècle
un art scénique à part entière.
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Kagura.
Le
kagura est une danse shintô.
Ces danses religieuses dont l'origine
remonte vers le IIIe /
IVe siècle peuvent se
classifier en deux catégories. La
première catégorie, le sato-kagura
est à l'adresse de la population
non aristocratique on distingue
entre autre les danses du lion (Shishi-kagura),
les danses des "servantes"
des lieux shintô (miko-kagura).
La seconde catégorie nommée mikagura
était interprétée dans les sanctuaires
shintô, pour une population plus
élitiste.
Cette
danse ( représentant les actions
des kamis et les devoirs des hommes
vers les kami) est une sorte d'instrument
de communication vers les esprits
(kami) permettant de leur demander
la réalisation de certaine chose
et de les remercier si cela vient
à se réaliser. Elle est exécutée
sur une musique d'accompagnement
composée par des flûtes, des koto
à 6 cordes et de chant).
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Gigaku.
Avec
le
kagura, le
Gigaku et l'autre grand
type de danse religieuse. Le gigaku
est une expression religieuse et
artistique apparue au
japon vers le le VIIe
siècle. Cette danse pantomime utilisant
des masques expressifs et colorés
ainsi qu'un accompagnement musical,
se distingue entre autre de la précédente
par son caractère grotesque. Contrairement
aussi au
kagura,
le gigaku n'est plus représenté
et il existe peu d'information sur
le sujet.
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Shingeki.
Le
Shingeki ce type de théâtre contemporain,
né au milieu du XXe siècle
vise l'adaptation de pièce occidentale.
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Rakugo
Cet art narratif traditionnel
remonte au XVIe siècle. Il consiste
en la déclamation de courte histoire
satirique ou humoristique. Le rakugo
est aussi nommé : «
karukuchi-banashi », tsuji-banashi
», « zashiki-banashi », «
otoshi-banashi ». Après avoir connu
un renouveau entre la fin de la
seconde guerre mondiale jusqu’aux
années 60, cet art connaît
aujourd’hui un désamour de la part
du public. Les « rakugo » (histoire
courte) sont déclamés par des
conteurs appelés « rakugoka » dans
des petits théâtres nommés « yose ».
Le nombre de « yose » à Tokyo est de
moins de 10 aujourd’hui contre
presque 400 au milieu du XIXe
siècle. Cet art donna naissance à de
grands talents comme : Tatekawa
Danshi, Sanyûtei Enraku, Hayashiya
Sanpei, Kokontei Shinchô à noter le
premier conteur de rakugo étranger
Henry Black d’origine australienne.
La photo de gauche représente un «
yose » de
Tokyo
dans le quartier de shinjuku.
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Manzai
Cet
art scénique qui remonte
au 8e siècle consisté
au départ en un dialogue
comique entre deux comédiens
sans scène, sans musique,
sans danse. Les duos d’acteurs les
plus célèbre sont
Entatsu–Achako, Ten'ya–Wan'ya, Two
Beat véritables "stars".
Chaque région du Japon possède
ses propres « manzai ».
Aujourd’hui ces dialogues sont agrémentés
de musique et télévisés.
Une école a même était
ouverte dans les années 60
afin de former de nouveaux talents.
La société «
Yashimoto Kôgyô Co. » et le
plus gros agent pourvoyeur de grands
acteurs comiques. Cet société
à même lancé
un concours annuel dans l’espoir
de découvrir de nouveaux
talents et duos : le « M-1
Grand Prix ».
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Dengaku/Ta-Ue
odori
Sont regroupés sous ce terme toutes
les danses/chants folkloriques des
campagnes souvent liés au travail
de la terre et souvent dédiés au
Kami. Ainsi il existe des danses
pour le repiquage du riz "Ta-Ue
odori", pour la santé des
pousses de riz "ta-asobi",
pour les labours "tamai-odori",
pour la pluie...
Le "Ta-Ue odori": Chant
traditionnel pantomimique des
campagnes évoquant la fertilité.
Chanté et dansé en ronde par les
femmes (saotome) au moment du
repiquage du riz dans les rizières,
ces chants furent réunis au XVIe
siècle dans un recueil intitulé
"Ta-Ue Zôshi". Le nom donné à ces
chants dansés varie d'une région à
l'autre par exemple saotome-odori
ouemburi...
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