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Ukiyo-e.
Ukiyo-e signifie "Images du
monde fluctuant" car cet art
puise son inspiration dans
l'univers des plaisirs. L'Ukiyo-e
correspond à ce que nous nommons
estampe.
Histoire:
Les premières Ukiyo-e sont
attribuées à Iwasa Matabei et
remontent au XVIIe
siècle. Ces estampes ont parfois
été utilisées comme illustration
pour certains ouvrages. Ce sont
pour l'essentiel des portraits
de courtisanes, lutteurs,
acteurs... Il est possible de
trouver quelques Ukiyo-e
illustrant des scène de vie ou
des paysage. Au XIXe
siècle les Ukiyo-e se
diversifient en puisant leur
inspiration dans l'actualité
(guerre) ou en trouvant de
nouveau sujet d'étude (insectes,
animaux, monde
végétal). Certaines estampes ont
été illustrées de
poèmes ou
d'autres de calligraphies.
Les Ukiyo-e furent pour un temps
négligées par les japonais.
Elles connaîtront un véritable
succès en occident à partir de
1867 lors de l'exposition
universelle de Paris. Succès qui
permettra à ces estampes de
retrouver un nouveau souffle
afin de satisfaire la demande
des collectionneurs.
Procédé:
L'estampe est obtenue par
pressage sur papier de riz de
blocs de bois gravés, qui une
fois enduits d'encre font office
de tampon. Le bois utilisé était
le plus souvent le cerisier. Les
premières ukiyo-e, produites
entre 100 et 200 exemplaires,
étaient monochromes, les nuances
s'obtenant en fonction de la
pression exercée sur le bloc de
bois. A noter que les premières
ukiyo-e ont été tout simplement
peintes et n'ont pas été
obtenues par évidage du bloc de
bois.
La polychromie est apparue plus
tard, le rouge tout d'abord (benizuri-e),
puis vint l'orange obtenue avec du
sel de plomb (tan-e)...
L'apparition de la couleur vint
compliquer la technique du
pressage dans la mesure où il est
utilisé un bloc de bois par
couleur. Il est donc nécessaire de
faire des marques afin de ne pas
obtenir un décalage. Dans
certaines estampes les parties
colorées sont après pressage
apposées au pinceau. ce procédé se
nomme beni-e.
Les formats standards d'un
Ukiyo-e étaient le hosoban
(33X15cm), le ôban
(39X26,5 cm) le chutanzaku
(39X12 cm) ou le chûban
(26,5X19 cm). Il est possible de
trouver d'autres formats de
Ukiyo-e.
Cachet:
Les ukiyo-e revêtent pour la
plupart un ou plusieurs cachets.
L'un est la signature de
l'artiste, parfois se rajoute
celui de l'éditeur puis vient
vers la moitié du XIXe
siècle celui du censeur.
- Hokusai est naît à
Edo. Il est reconnu
comme étant l'un des
plus grand peintre d'ukiyo-e.
sa production artistique
atteindra presque 30 000
dessins. Il fut adopté
par la famille Nakajima
d'Ise à l’âge de 3 ans.
A 18 ans il entre dans
l'atelier d'estampes d'Ukiyo-e
de Katsukawa Shunshô.
Ses première
illustration seront sous
le nom de
Katsukawa Shunrô. Il
utilisera ensuite le
pseudonyme de Kusamura
ou de Sôri. C'est entre
1796 et 1798 qu'il
abonnera le nom de Sôri
au profit de l'un de ses
élève pour prendre
le nom de Hokusai.
Hokusai (studio du nord)
fut choisit en hommage à
la divinité Myôken
de l'étoile polaire. Il
utilisera de temps à
autre les nom de
Tatsumata, Raishin,
Tokitarô, Kakô, Fusenkô
(en 1799), Gakyôjin
Hokusai (à partir de
1800). Il changea encore
une fois de nom en 1820.
Il opta ainsi pour le
nom d'Iitsu. Entre 1814
et 1834 il publia à
Nagoya les Hokusai Manga
(Dessin d'Hokusai) en 12
volumes. En 1831 il
publia la fameuse série
Fugaku Sanjurokkei (36
vues du mont Fuji). En
1834 ce fut la série
Fugaku Hyakkei (100 vues
du mont Fuji) qui fut
publié. Il travailla
ensuite sur une série
appelé Hyakunin Isshu
Uba ga Etoki
(illustration pour les
poèmes de 100
auteurs). Cette série
fut en partie détruite
lors de l'incendie de sa
maison et ne fut donc
jamais achevé. Après
1840 sa production se
fait de plus en plus
rare. Il décédera en
1849 et sera inhumé au
temple
Seikyô-ji
à
Asakusa. |
Quelques grands noms:
Moronobu (1618-1694 l'un des
précurseur du ukiyo-e), Harunobu
(1725-1770, spécialisé dans les
courtisanes), Utamaro (1753-1806,
spécialisé dans les portraits),
Kiyonobu (1664-1729, spécialisé
dans la reproduction d'acteurs de
kabuki), Hiroshige (1797-1858,
reconnu pour sa série des
"Cinquante-trois relais du Tôkaidô"),
Ichô, Eisen,...
Différents types d'ukiyo-e:
-
Sumizuri-e: ukiyo-e de
couleur noire.
- Urushi-e: ukuyo-e utilisant
des encres brillantes obtenue en
mélangeant l'encre avec de la
colle.
- Nishiki-e: ukiyo-e mariant
plusieurs couleurs (plus de deux).
- Abuna-e: estampes
représentant des jeunes femmes.
- Shun-ga: "images de
printemps"...
-
Mitate-e:
estampes satiriques.
-
Ôkubi-e: portrait de
personnage présenté en gros plan.
-
Warai-e: estampe
humoristique.
Les différents formats et support:
Les estampes japonaises , dès leur
apparition, ont fait l'objet
d'un effort d'uniformisation. Il
est donc possible de les
classifier en fonction de leur
dimension. Les plus petits
formats sont appelés "surimono".
Les "Shikiban Surimono" ont une
dimension de 21,5 x 18,5 cm. Les
estampes les plus connus sont sans doute
les estampes sur des feuilles de
papier d'un format de l'ordre de
26,5 x 19,5 cm portant le nom de "Chûban".
Les estampes sur un format de
papier de 33x15 cm se dénomme "Hosoban",
celles ayant un format de
35 x 7 cm, "Tanzaku". Les grands
formats de 26,5 x 39 cm porte le
nom "Oban", ceux de 53 x 23,6 cm
sont nommés "Nagaban".
et les grand format d'estampes
d'environ 46 x 33 ou 39 x 27 cm.
Le papier utilisé pouvait dans
certaines occasions être gaufré
"Karazuri" ou mélangé à de la
poudre de riz afin de rendre la
blancheur du papier plus éclatante
"Hôsho".
Quelques exemples:
(cliquer
pour agrandir)
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