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Calligraphie de NAKAGAWA Kyôji.

Vent (tempête de printemps), 2013. NAKAGAWA Kyôji. © Mainichi Shodokai /OTANI Ichiro

La calligraphie extrême-orientale (Chinoise, Japonaise, ...) fait appel à un ensemble d'outils différent de la calligraphie arabe et européenne. Même si les outils utilisés sont identiques en Chine et au Japon, la composition, le poids,… de ces outils ne sont toutefois pas les mêmes au Japon qu’en chine.

Il est coutume de regrouper le nécessaire du calligraphe sous l’expression des « quatre trésors du lettré ». Cette expression venant de Chine s’écrit « 文房四寶: 筆、墨、紙、硯, » (Pinyin: wén fáng sì bao: bi, mò, zhi, yàn). Elle signifie littéralement : « les quatre trésors du lettré : pinceau, encre, papier, pierre à encre ».

A travers cette expression on comprend vite en quoi se compose se trésor.

1 – Le pinceau.

Le pinceau « fude », fabriqué avec des poils d’animaux (chèvre, cheval, blaireau...), permet d’avoir des pinceaux de différentes flexibilités ou duretés, pour pouvoir varier l’épaisseur du trait.

2 – L’encre.

L’encre japonaise utilisée en calligraphie (sumi) est obtenue en mélangeant de la suie produite par du bois, généralement du pin, avec de la colle d’origine animale. Ce mélange est traditionnellement séché sous forme de bâtonnet solide (12 x 4 x 2 cm) frotté au moment de son utilisation avec un peu d’eau, pour générer l’encre liquide.  L’encre chinoise se retrouve aussi sous forme solide mais sa composition est différente.

La préparation de l’encre se fait juste avant la séance de calligraphie, moment de transition nécessaire à la préparation mentale de l’acte créatif ... Une fois transformée en encre liquide, la pierre sur laquelle l’encre est frottée sert aussi de réservoir à encre. Il existe également de l’encre liquide (bokuju) plus pratique, mais les puristes préfèrent utiliser la méthode traditionnelle.

3 – Le Papier.

Le papier japonais utilisé en calligraphie porte le nom de "washi."

Il est nettement plus fin que le papier courant, avec un côté absorbant, l’autre étant légèrement brillant. Sa composition est complètement différente du papier chinois. Le washi est un mélange est fait à partir de « kozo » (mûrier à papier), de « Ganpi » (un petit arbuste), de bambou, de chanvre, de blé et de « mitsumata ».

On utilise également un « bunchi »n une sorte de barre métallique servant de poids pour tenir le papier, ainsi qu’une surface absorbante (shitajiki), comme de la feutrine, où poser le papier.

Nécessaire à calligraphie japonais: pierre, encre et pinceau.

Nécessaire à calligraphie japonais: pierre, encre et pinceau. Crédit photographique: cris 73 - GNU FLD V1.3 et suivante

4 – La pierre.

La pierre à encre « suzuri » est traditionnellement fabriquée à partir d’une pierre sculptée.  Les pierres chinoises ont souvent la préférence des calligraphes. Les pierres japonaises sont toutefois de très bonne qualité, la meilleur étant sans doute la Amabata-ken (雨畑硯) et la plus populaire la Genshô-seki.

Il est aujourd’hui possible de trouver des pierres à encre en plastique. Il convient cependant de faire attention car elles sont souvent destinées à recevoir une encre chimique liquide et non une encre en bâtonnet. Certaines pierres à encre en plastique ont été spécifiquement conçues pour résister à la préparation de l’encre traditionnelle. Il est possible de trouver des pierres à encre pouvant recueillir d’un côté de l’encre chimique de l’autre de l’encre rationnelle.

5- Le Sceau.

Un dernier élément important complète le nécessaire du calligraphe et scelle son œuvre le sceau. Utilisé avec une pâte rouge vif, de forme carrée ou ronde, le sceau peut indiquer le nom de l’auteur, un pseudonyme ou retranscrire un court poème (motto). Ainsi, il se placera à gauche des caractères calligraphiés pour un nom et / ou un pseudonyme, à droite pour les sceaux comportant un poème.

Cet élément n’est cependant pas nécessaire et ne fait pas parti des « 4 trésors du lettré ».

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