kōdō - 香道

 
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Crédit photographique: n°1:©Nagano Prefecture/© JNTO - n°2: © Y.Shimizu/© JNTO
 

Le « kōdō », « Gankô » ou encore « Kô-awase » est l’art traditionnel japonais consistant en l’appréciation des parfums émanant de l’essence de certains bois.

Japon, forêt de Nagano en automne.

Forêt de Nagano en automne

Origine

Il est possible d’avancé que l’apparition ou l’utilisation d’essence de bois parfumés soit liée à l’arrivée du bouddhisme sur l’archipel (entre 538 et 552). Ces essences, importées de chine ou d’inde, sont alors utilisées lors de certaines cérémonies.

Dans les premiers siècles suivant son introduction au Japon, le bouddhisme était une doctrine essentiellement pratiquée par l’aristocratie japonaise. C’est dans ce milieu, cultivé et raffiné, que le kōdō trouve un terreau propice à sa naissance. Il semble que ces bois parfumés et autres encens soient passés du religieux au profane vers le Xème siècle. A cette époque, il est fait usage d’une préparation utilisant notamment ces essences pour parfumer les vêtements (ikô) et les demeures (soradaki).

Les petits jeux vont, petit à petit, naître d’identifié et de qualifié les essences de bois parfumés, les débuts du Kôdô…

La première trace de l’existence  de cette « art de l’encens » est relatée dans le « Dit du Genji » (genji monogatari - 源氏物語). « Le Dit du Genji » est un ouvrage du XIème siècle retraçant notamment la vie de la cour sous l’ère Heian (Heian-jidai - 平安時代 (794 à 1185)).

L’art du kōdō étant devenu particulièrement complexe, il donne lieu à une codification. Cette codification est effectuée par Sanjônishi Sanetaka (1455 – 1537) qui fonda l’école de kôdô « Ôe-ryû ». Son élève Shino Sōshin fondera à son tour une école de kōdō, elle portera le nom de « Shino-ryû ». Ces écoles existent encore de nos jours.

Pratique

Temple Enkoji de Kyoto.

La cérémonie est menée par le « komoto ». Il échoit à cette personne le choix des essences, leurs préparations et leur combustion. Pour ce faire il utilise un récipient « kiki-gouro » empli de cendre de riz, sur lequel des signes traditionnels sont tracés et une braise de bambou déposée. L’ensemble est recouvert d’une sorte de couvercle de pierre sur lequel le bois est déposé. A l’instar de nos brûle parfum actuel, la flagrance du bois de dégage sous l’effet de la chaleur.

Les invités peuvent alors apprécier l’essence consommée en se transmettant de le « kiki-gouro » avant de déguster une autre essence que le « komoto » aura préparé dans l’intervalle. Ces cérémonies, n’utilisant les bois parfumés qu’un par un, portent les noms de « itchūgiki » ou « kanshōkō »

En sus de goûter aux senteurs des différents bois, des petites joutes peuvent être organisées. On dénombre plus d’un millier de jeux, très codifiés, faisant appel tout à la fois à la sagacité, l’odorat, la mémoire te la culture des invités. Lors de ces cérémonies de multiples bois sont utilisés. Ces jeux sont regroupés sous le terme de « kumikō ».

A titre d’exemple, l’un de ces jeux, du nom de jutchûkô utilise 10 morceaux de 4 essences différentes. 3 des 4 essences sont dans un premier temps consommés devant les invités qui doivent en mémoriser les parfums. Les 7 morceaux restant sont ensuite consommés de manière aléatoire. Les invités doivent alors reconstituer l’ordre dans lesquelles ces essences ont été consommées en celles-là comprise l’essence au départ inconnue.

Un autre jeu, sans doute le plus célèbre, se nomme « genji-kō ». Lors de cette joute les invités devaient reconnaître une combinaison de 5 essences. A chaque combinaison de 5 parfums était attribuée un signe particulier (52 au total). Au départ ces signes furent créés par  Murasaki Shikibu pour numéroter les 54 chapitres du « Dit du Genji ». L’invité ayant reconnu une combinaison particulière devait alors noter le signe correspondant.

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