Au
lendemain de la 2e Guerre Mondiale, la déchéance
d’un jeune yakuza en rébellion totale contre la
société qui l’entoure, jusqu’aux règles établies par
ses supérieurs hiérarchiques…
Photothèque:
Analyse:
Parmi
tous les grands films de Kenji Fukusaku, Le
Cimetière de la morale est un des plus étranges. La
guerre des gangs n’est ici qu’une toile de fond au
profit de la trajectoire d’un personnage solitaire
et incontrôlable, le yakuza Ishikawa, incapable de
s’intégrer � un clan.
A partir de ce canevas, Kenji Fukusaku met en scène
un processus d’autodestruction radicale qui
devient, � mesure que le film avance, une sorte de
dérive tragique sur fond de drogue avec des flambées
de violence incroyables. Le personnage Ishikawa
reprend la figure assez traditionnelle et souvent
anarchiste du yakuza errant, mais le style de Kenji
Fukusaku s’éloigne radicalement de la stylisation
chorégraphiée des films en costumes inspirés par le
nô et le kabuki.
Au total, Le Cimetière de la morale est un des plus
beaux films de Kenji Fukusaku, un des plus fous, un
des plus tragiques et devient, dans sa dernière
partie, une magnifique réflexion aux accents
métaphysiques sur la vie, la mort, le destin,
l’absurde…
Crédits:
Réalisateur:
Kinji Fukasaku ;
Acteurs :
Tesuya Wataru, Tatsuo Umeiya, Eiji Go, Shingo
Yamashiro ...
Année:
1975;
Durée:
1h33