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Baby
Cart 1: Le
Sabre De La Vengeance.
Le
pitch du film...
Japon
féodal, période Edo. Itto Ogami est un homme envié
et jalousé, il est le bourreau officiel du Shôgun.
Accusé à tort de complot contre son maître, Itto
Ogami refuse de faire 'seppuku', préférant mener une
existence de déshonneur sur les routes du Japon. Il
prend la fuite avec son fils Daïgoro qu'il pousse
dans un landau équipé d'armes étonnantes. Il devient
alors un tueur à gages avide de se venger de ceux
qui l'ont contraint à l'exil... un loup solitaire,
'le Loup à l’enfant'.
Analyse:
Film
de 1h23 mn réalisé en 1972 par
Kenji Misumi, écrit
par Kazuo Koike avec Tomisaburô Wakayama. Condamné à
se reconvertir dans les téléfilms après la faillite
de la Daiei (1971) où il avait fait toute sa
carrière, Kenji Misumi revient vite au cinéma grâce
au producteur Shintarô Katsu qui lui confie la
réalisation de Baby Cart. Kenji Misumi offre une
mise en scène décomplexée (pressentie dans Le Shôgun
de l'ombre) et parée d'une esthétique de la violence
qu'appelait de ses vœux Katsu alias 'Monsieur
Zatoïchi'.
Baby Cart 2: L'Enfant Massacre
Le
pitch du film...
On
retrouve le
rônin Itto Ogami et son fils, errants sur les
terres du japon. Devenu samouraï mercenaire hors la
loi, il vend ses talents de tueur et recherche des
contrats à honorer. Connu dans tout le pays, et
toujours poursuivi par le terrible clan des Yagyu,
il affronte de nombreux ennemis, en particulier des
femmes ninjas, amazones redoutables, et les Dieux de
la Mort, 3 puissants guerriers à la solde du
Shôgun...
Analyse:
Film
de 1h21 mn réalisé en 1972 par Kenji Misumi, écrit
par Kazuo Koike avec Tomisaburô Wakayama. Malgré
l’intensité des scènes exagérément violentes,
totalement barbares et transgressives du bushido
(code d’honneur des samouraïs), l’impitoyable Itto
Ogami atteint son apogée en terme de popularité avec
ce film, immense succès sur le continent asiatique.
Baby Cart 3: Dans La Terre De l'Ombre
Le
pitch du film...
Itto
Ogami survit grâce à la maîtrise de son art, le
maniement du sabre, en louant ses services. Toujours
accompagné de son fils Daigoro, le ronin rencontre
Kambé, un samouraï déchu et dépressif qui veut
l'affronter. Mais à sa grande fureur, Ogami refuse
le combat. Il accepte en revanche de tuer le
gouverneur de la région...
Analyse:
Film
de 1h29 mn réalisé en 1973 par Kenji Misumi, écrit
par Kazuo Koike avec Tomisaburô Wakayama. Ce
troisième opus qui sort en salles moins d’un an
après le premier se démarque principalement des
précédents par sa rencontre avec l’esthétique du
western italien. Les armes à feu font ainsi leur
apparition et Kenji Misumi se plait à citer Corbucci
et Sollima à plusieurs reprises. Le film aborde
aussi la philosophie du samouraï, l’art de «vivre
avec la mort». Il est considéré comme l’un des
meilleurs de la saga.
Baby Cart 4: L'Âme d'Un Père, Le Cœur d'Un Fils
Le
pitch du film...
Dans
ce quatrième épisode, Itto Ogami ('le loup à
l'enfant') est engagé pour éliminer une redoutable
guerrière, Oyuki : celle-ci dévoile son corps orné
de magnifiques tatouages pour surprendre et mieux
vaincre ses adversaires. Parallèlement, Ogami Itto
découvre qu'un contrat pèse sur sa tête ...
Analyse:
Film
de 1h21 mn réalisé en 1973 par Buichi
Saitoi, écrit par Kazuo Koike avec Tomisaburô
Wakayama. Kenji Misumi cède ici provisoirement sa
place à Buichi Saito, réalisateur prolifique des
studios Daiei. Moins sanglant que les précédents, ce
film est extrêmement fidèle à l’esprit du manga. Le
principal attrait de ce quatrième volet tient au
traitement des personnages. Ainsi, Daigoro, le jeune
fils d’Ogami, prend un peu d’ampleur, il grandit,
tandis que son père se révèle moins invulnérable
qu’à l’accoutumée. Et puis Oyuki, la tueuse tatouée,
fait son apparition, personnage féminin beau et
tragique, typique des œuvres de Kazuo Koike.
Baby Cart 5: Le
Territoire Des Morts
Le
pitch du film...
Provoqué
en duel par cinq guerriers du clan Kuroda, Itto
Ogami est en réalité évalué sur ses capacités au
combat.... Chacun des cinq samouraïs détient en
effet une information sur la mission qu'il devra
accomplir et il n'aura tous les éléments du puzzle
que s'il gagne tous ses combats. Ayant triomphé à
cinq reprises, Itto Ogami se voit alors confier une
périlleuse mission par ce même clan...
Analyse:
Film
de 1h29 mn réalisé en 1974 par Kenji Misumi, écrit
par Kazuo Koike avec Tomisaburô Wakayama. Kenji
Misumi reprend la mise en scène des Baby Cart, mais
pour la dernière fois car il décèdera en septembre
1975. Inspiré, Kenji Misumi signe une mise en scène
splendide mettant en valeur de magnifiques décors
naturels, et une histoire impressionnante et
complexe. Ogami y est montré plus intransigeant que
jamais, garant d’une morale où la société décadente
n’a pas sa place. Dans le Japon des années 70, cette
conception patriarcale et féodale de la société
résonne d’un écho jugé comme un sursaut extrémiste
et dépassé par certains, jugé comme la seule voie de
salut possible par d’autres. C’est le dernier film
de la série à avoir été scénarisé par l’auteur du
manga, Kazuo Koike.
Baby Cart 6: Le
Paradis De l'Enfer
Le
pitch du film...
Itto
Ogami va enfin affronter l'ennemi du premier jour,
l'ennemi de toujours, le guerrier Retsudo Yagyu et
son clan. C’est dans les montagnes enneigées du
Japon que se réglera enfin le différend opposant les
deux hommes. Yagyu va lancer ses propres enfants aux
trousses du samouraï errant. Les combats seront
sanglants et le final d'anthologie. Avide de
vengeance depuis le premier film, Itto Ogami
trouvera-t-il enfin la sérénité en combattant son
rival ?
Analyse:
Film
de 1h24 mn réalisé en
1975 par Yoshiyuki Kuroda, écrit par Kazuo Koike
avec Tomisaburô Wakayama. Dernière aventure
«officielle» d’Itto Ogami et de son fils, ce sixième
volet est le plus atypique de la série. L’équipe du
film originel n’est plus aux commandes et les
emprunts à d’autres genres sont nombreux : musique à
la James Bond, relents de fantastique et de western
italien, scènes d’actions allant de plus en plus
vers la démesure, violence extrême, final improbable
et fantasmagorique... Le 6ème volet clôt
cette saga unique et inclassable avec brio. BABY
CART aura changé à tout jamais le visage du Chambara. |