3.
Menuiseries
Le bois
est utilisé pour les ouvertures, les balcons
(sur lesquels on pose des objets mais
où l'on ne peut se tenir), du mobilier
fixe faisant partie intégrante de la construction
(bancs à l'extérieur près de l'entrée),
grilles et palissades.
Un élément
caractéristique de la maison japonaise
est la fenêtre comme extension d'une pièce
et qui est partiellement fermée par une
grille verticale.
4. Couvertures (chaume, tuiles, tôle)
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Maison à
l'Ouest du village d'Ohara, au Nord de Kyoto
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Il n'existe
plus de toitures de chaumes dans Kyoto même,
mais dans la proche banlieue (considérée comme
faisant partie de la ville). A cela surtout
les risques liés aux incendies . Quelques
exemples subsistent, mais les coûts de
restauration étant très élevés, ces toitures
tendent à disparaître. La tuile est plus
présente et en second, la tôle. Il se peut que
le type de couverture soit en rapport avec un
quartier en raison du secteur d'activité ou du
fait de la présence d'un lieu particulier
(temple, site protégé).
Il n'est pourtant
pas rare de voir des maisons avec une toiture
qui de loin, rappelle la forme d'une toiture
de chaume, bien qu'elle soit de tuiles ou
de tôle. Cette volonté de garder l'image de
l'habitat tel qu'il était à sa construction,
reflète celle que l'on trouve dans la restauration
des monuments historiques. On refait à l'exactitude,
avec les techniques actuelles, mais avec un
maximum d'éléments
d'origine.
Comme dans le cas ci-dessous, le toit de chaume
qui est la partie la plus fragile, à été remplacé
par une couverture de tuiles industrielles,
plus économiques. Le dessin du toit est resté
le même, ayant tout de même été adapté aux
contraintes des nouveaux matériaux. On remarque
ainsi que l'épaisseur du toit de chaume a
été conservée et est représentée par un lattis
de bois. Il est fort possible que sous la
couverture, l'on ait la charpente d'origine
à peine modifiée pour le nouveau type de couverture.
Dans cet
autre exemple, il s'agit d'une extension,
dont la toiture est en tuiles mécaniques.
Par
contre, la charpente est probablement adaptée
au matériau tuile, notamment du fait de la
pente. On voit très bien avec le bâtiment
en arrière plan, comment les matériaux modernes
ont été adaptés tout en conservant « l'identité »
de la demeure originale.
D'un autre point
de vue, l'usage à changé. Si autrefois il
s'agissait de fermes, aujourd'hui il s'agit
de résidences d'employés d'entreprises situées
dans les grandes agglomérations dont ce village
fait désormais office de banlieue. Mais ce
type de demeure est le lieu où se croisent
plusieurs générations, les parents ou grands
parents anciens agriculteurs
Ici, on se retrouve
dans le même cas de figure, avec comme élément
de couverture, des plaques de tôle. Même le
faîtage composé initialement d'une armature
en bois, qui (au moins d'un point de vue pratique)
visait à le maintenir face à de grands vents,
a été refait à l'exactitude en métal. Comme
le toit est en tôle et n'offre plus la même
prise au vent, ni de fragilité semblable à
une couverture de chaume, la présence de cette
partie du faîtage, ne se justifie que pour
donner à l'ensemble l'image de la construction
d'origine.
Chaque
région à son style propre, que ce soit dans la
conception de la structure porteuse ou
dans le type de toiture. Cela est également dû
au fait qu'une région est propre à certaines
activités et que les constructions ont été
réalisées en fonction de celles-ci. Il est
ainsi possible de trouver des bâtiments propre
à une autre région, dans par exemple, celle de
Kyoto.
5. Quelques
exemples de l'architecture de Kyoto

- La maison
de ville (machiya) :
Ce type de bâtiment
est le plus souvent toute en longueur,
sur une étroite parcelle et dotée d'un
jardin exigu.

- L'auberge
Kinmata la plus vielle auberge de la ville
(près de 200 ans), toujours tenue par
la même famille qui s'efforce de garder
le lieu en l'état (avec le confort moderne
caché), comme gage de respect des traditions.
Ici, le torchis apparaît peu, caché par
les parements bois.
- Maison
de la période Edo (voir début Meiji) avec
grenier :
Assez souvent, il ne reste que les greniers
et une petite partie de la maison originelle.
Le grenier est une construction à faible
amplitude thermique, qui reste frais l'été
et peu froid l'hiver. Le reste de la propriété
ayant été rasé pour bâtir plus de logements.
Le patrimoine
rural japonais est des plus intéressant
de par ses similitudes avec le nôtre,
dans les techniques de construction. Outre
son originalité, il demeure un témoin
fragile, tant par la rareté de terrains
constructibles que par l'absence d'une
réelle protection.