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n°1.
n°2.
Ci-dessus,
un torchis finement haché (Fig n°1)
et un torchis « épais » ou « grossier »
(fig n°2.).
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Ouverture.

Grenier. |
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Généralités.
De
nombreuses constructions anciennes subsistent
dans tout Kyoto, mais relativement peu
en bon état. Ceci a l'avantage de pouvoir
en étudier la structure. Dans les cas
les plus courants, il s'agit d'habitations
encore en usage, qui faute de moyens
de leur propriétaire, se délabrent inexorablement.
L'autre raison est sans doute due au
fait que les japonais ne semblent avoir
aucune volonté ni politique de sauvegarde
du patrimoine architectural autre que
religieux, militaire ou impérial. Enfin,
il est à noter que le prix de la terre
dans ce pays est édifiant et qu'une
vielle demeure une fois rasée, libère
la place à trois ou quatre petits immeubles,
dans lesquels on placera quatre ou cinq
familles. Ainsi il n'est pas rare de
voir disparaître une maison riche d'enseignements
que nous aurions facilement classé au
patrimoine architectural de la ville. |
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1.
Murs de l'habitat
En
prenant exemple de cette construction
à ossature bois ci-dessus, la structure
interne apparaît par endroit, là où
les intempéries ont peu à peu lessivé
les murs.
Entre
chaque poteau porteur extérieur (10x10
à 12x12) distancés de 60 à 70cm, est
placé un treillis de lames de bambou,
plaqué sur des pièces de bois encastrées
horizontalement dans les poteaux (tous
les mètres environs).
La structure porteuse est apparente
à l'extérieur comme à l'intérieur où
le plaquage bois laisse apparaître les
poteaux. Un vide d'air de 3 à 5cm le
sépare du torchis.

Il y a trois couches différentes
de remplissage. La première est accrochée
sur le treillis de bambou. Il s'agit
d'un torchis
d'environ 5cm d'épaisseur, composé
d'un gros gravier non tamisé (sans doute
de rivière), de paille de riz hachée
et de terre. Cette couche est recouverte,
à l'extérieur, par un torchis composé
de sable tamisé, de paille plus fine
et de terre. Enfin un mortier fin (composé
de chaux ?) sert d'enduit protecteur
et permet de faire ressortir les poteaux
(par contraste). L'épaisseur totale
d'un mur va de 9cm à 15cm (elle dépend
du type de construction).
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Mise en
œuvre de la parois - l'enduit est à peine
visible. |
Le treillis
de bambou, est constitué de deux tailles
de lamelles. Des fines (1cm de large)
servant au remplissage, tout en laissant
de larges espaces pour que le torchis
se fixe bien ; des lamelles larges (3cm)
pour rigidifier et solidifier - le bambou
ainsi taillé étant souple (le poids
du mortier ferait bomber la parois).
Les lames fines, sont attachées uniquement
au cadre de lames large
par des liens en fibres végétales
torsadée, (probablement de la paille
de riz), enroulées, le long du cadre.
Malgré
l'intention de solidifier l'ensemble,
il semble que l'irrégularité du treillis,
observée sur certains clichés, soit
dues au tassement du torchis lors de
la mise en œuvre ou du séchage de cette
phase. Ce sont les deux couches le recouvrant,
qui permettent d'obtenir une surface
plane à l'extérieur.
Dans
cet exemple (où l'enduit a été tronçonné
pour des travaux), le grillage de bambou
apparaissant parfaitement, rappelle
le ferraillage d'une structure en béton).
Ce
pan de mur n'était protégé que par un
enduit fin, sur sa face non exposée
aux intempéries. Sur l'autre, pas d'enduit,
mais un bardage en fine lame de bois
(il y a de violentes chute de pluie
dans la région).
Comme
on peut le voir (ci-dessous) sur cet
autre bâtiment, elles reposent sur des
tasseaux fixés à même les poteaux de
structure.
Les
lames descendent s'appuyer sur une planche
chargée d'empêcher l'eau de s'écouler
le long du mur (au dessus des tuiles
de l'auvent). Elle semble s'enfoncer
sous les tasseaux, contre la structure.
Aujourd'hui,
le bardage bois est remplacé par un
bardage en tôle ondulée (parfois imitation
bois par un film plastique, la recouvrant
!).
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2.
Murs de grenier
Ces
constructions doivent avoir une bonne
isolation, afin de ne pas subir les
contraintes d'un été très chaud, d'un
hiver froid et d'un climat assez humide.
A ce sujet, les habitations sont très
mal isolées (très chaudes l'été et très
froides l'hiver). Les murs des greniers
sont donc assez épais (de l'ordre de
30 à 40cm). L'épaisseur de terre plus
importante est nécessairement plus lourde.
Comme le mur est fait de plusieurs couches,
celle qui repose sur le grillage ou
treillis de bambou, doit pouvoir supporter
convenablement les autres (également
plus lourdes que s'il s'agissait d'une
habitation). Pour que cela soit possible,
les artisans japonais pratiquaient des
rainures dans la première couche (celle
sur le grillage) avant qu'elle ne soit
sèche, avec l'outil leur servant à appliquer
le torchis. Une fois cette couche solidifiée,
ils pouvaient alors appliquer la seconde
qui pouvait s'y accrocher.
Les trois
couches : le torchis sur le grillage
(avec ses rainures), le torchis plus
fin (couche intermédiaire), l'enduit
Dans
certains murs, j'ai observé des rainures
verticales placées régulièrement, dans
lesquels des cordes avaient été placées.
Ces
cordes peuvent avoir deux rôle :
-
le premier serait celui d'un genre de
joint de dilatation, du fait que cette
couche plus épaisse sèche moins facilement
qu'une couche fine.
-
le deuxième, serait pour justement permettre
un séchage uniforme de la parois.
Par contre, il ne peut s'agir d'un moyen
de retenir la terre, car les cordes sont
lisses (sans nœuds)
et
ne sont pas prises totalement dans le
torchis. |
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3.
Murs de clôture
Autre
type d'ouvrage en torchis, les murs
de clôture. Ceux-ci reposent en général
sur un soubassement de pierres d'au
moins 30cm de haut. Ce dernier peut
être maçonné ou être un simple amoncellement
de grosses pierres.
Enfin,
suivant le lieu ainsi clôturé, le mur
pouvait être laissé à nu, décoré ou
couvert d'un enduit. Par contre, tous
sont protégés par une protection de
tuiles.
La
plupart des murs sont bâtis sur une
armature de bambou. Seules quelques
éléments apparents permettent de dire
qu'il s'agit d'un certain type de construction.
Maintenant,
il semble que ce soit plus une armature
reposant sur le mur, afin d'en soutenir
la partie protectrice qui est plus large
que le mur proprement dit. Cette armature
est largement plus « ficelée »
que celle d'un mur de remplissage et
est doublée, sans doute pour éviter
un cisaillement sur la base plus fine.
Le torchis utilisé peut être
plus ou moins fin et avec une ou plusieurs
couches, suivant le type de lieu, mais
ceci n'est pas une règle générale. J'ai
pu constater que dans ce type de mur,
l'élément végétal du torchis est fait
de jeunes tiges de bambou, tandis que
pour l'habitat on utilise soit de la
paille de riz, soit une sorte de bambou
(cela dépend de ce qui est le plus présent
et le plus proche du chantier).
Je
note que parmi les murs observés, un
seul comportait une partie en retrait,
au dessus du soubassement de pierres,
pour éloigner les eaux de ruissellement
de la base en torchis. De même, un caniveau
à la base du soubassement, tenait le
même rôle vis à vis des pierres (contre
les remontées) permettant d'en éloigner
rapidement l'eau.
Autre type de mur de clôture, celui basé
sur la trame d'une habitation, et conçu
de la même manière. Le mur y compris les
poteaux peuvent ne pas reposer sur un
mur de soubassement en pierres. Là, pour
empêcher les remontées, des pierres
plates sont alignées entre les poteaux,
à la surface du sol (bien que cela ne
doit pas être très efficace). Le mur est
parfois protégé des projections d'eau
par des lamelles de bois verticales,
disposées jusqu'à un peu plus d'un mètre
au dessus du sol. Mais celles
que
l'on observe dans le cliché ci-dessous,
sont là en réparation, pour masquer les
trous. |
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4. Ouvertures.
Les ouvertures
les plus courantes, sont larges, faite
en bois et en torchis (pour les systèmes
d'occultation et grille). Celles donnant
sur des pièces à vivre, sont en bois
et placées comme un espace extérieur
à la pièce, ces ouvertures donnent en
général sur un grenier.
Plus
ou moins travaillées et soignées, elles
doivent leur progressive fermeture par
des panneaux de papier, puis des vitres,
de par la transformation du grenier
en pièce habitable (densification de
la population).
Le
modèle d'occultation le plus intéressant,
est sans doute celui des greniers, fait
de torchis sur un cadre en bois ou en
bambou. L'épaisseur totale peut être
celle des murs du grenier. Les portes
sont supportées par de lourd gonds en
métal. Un soin particulier est apporté
à la réalisation des éléments mobiles,
qui sont en général décorés.
Certains
greniers richement décorés, laissent
imaginer l'intérieur des demeures.
Les constructions en torchis sont les
plus répandues et cet éléments n'est pas
pour autant toujours visible car caché
sous un bardage. Ce peut être le cas
pour des bâtiments exposés aux
intempéries ou pour lesquels on a du
faire des réparations. La méthode la
plus simple dans ce cas, est de masquer
les parties endommagées par un bardage
bois, le plus souvent horizontal, pour
éviter les infiltrations qui nuiraient
d'avantage à la solidité de l'ouvrage.
Le torchis est présent dans les
habitations, les bâtiments agricoles,
les ouvrages militaires, et les temples
(dans les parois extérieures ou les
cloisonnements). |
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