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Histoire
de l'architecture rurale et citadine
de
l'ère MuroMachi à l'ère meiji
Sommaire:
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Période
Muromachi et
Azuchi-momoyama.-
Ère
Edo. -
Ère
Meiji.
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Période
Muromachi et
Azuchi-momoyama.
A
la fin de la période Muromachi,
les fermes sont constituées
de plusieurs bâtiments collés
les uns aux autres et entourés
d'un mur. Les poteaux de structure
sont directement enfoncés
dans le sol. Les murs sont
enduits de terre à l'extérieur.
Les sols en terre battue sont
peu à peu recouverts de nattes
en paille tressée. A Kyoto,
ces sols sont recouverts d'un
plancher en bois et apparaissent
des vérandas (espace ni intérieur,
ni extérieur, propre à l'habitat
japonais).
Ce
nouveau type d'habitat se
caractérise par une bonne
hauteur sous le toit, une
structure en poteau et une
partie du sol en plancher
ou tatamis (dans ce dernier
cas pour habitants plus aisés).
La partie pour vivre et dormir
est surélevée.
La
pièce (c) en tatamis (nommée
aussi « yuka »)
de l'illustration ci-dessus,
possède déjà un « toko
no
ma » (litt. « chambre
du lit, alcôve ») - la
petite excroissance à droite,
montrant que le goût d'un
certain esthétisme est venu
tôt. C'est un renfoncement
généralement pratiqué dans
le mur de la pièce principale,
perpendiculaire au jardin
et qui joue un rôle capital
dans la décoration de la maison
traditionnelle japonaise.
C'est là que l'on suspend
une peinture choisie en fonction
de la saison et que l'on dispose
un objet d'art et un arrangement
floral. Le goût des maîtres
de maison se juge à l'harmonie
créée entre ces trois éléments.
C'est aussi un espace qui
peu servir à honorer les défunts.
Une
autre raison, sur le manque
de connaissances sur l'habitat
rural, est que la littérature
et les fresques ne le représentent
que rarement, contrairement
à l'habitat religieux ou guerriers.

Les
trois types de constructions
traditionnelles.
Le premier donne un
large espace sous le toit
(utilisé dans certaines régions
pour l'élevage du ver à soie).
Les poteaux posés sur des
pierres plates, soutiennent
les arbalétriers, solidaires
les uns des autres par de
faux entraits. Les poteaux
sont contreventés par les
murs extérieurs. La couverture
est en chaume.
Le deuxième type est
constitué de poteaux (contreventés
entre eux) qui soutiennent
des poutres horizontales,
sur lesquelles vient se poser
la charpente (arbalétrier,
poinçon et entrait). L'espace
sous le toit est encore utilisable.
Le troisième type repose
sur le même principe que le
deuxième, à ceci près que
la charpente est un assemblage
de pièces de bois « en
escalier » afin de supporter
directement la couverture
(fine, en bois).
A la fin de l'ère Azuchi-momoyama,
les fermes ont une aire de
plancher dont le niveau et
le matériau dépendent du niveau
social des propriétaires.
Plus il est élevé, plus la
surface surélevée est importante
et plus il y a de cloisonnements.
Cette particularité s'annonce
avec le type hiromagata.
Le plan à quatre pièces de
type yomadori,
devint le standard de la fin
du
Moyen Âge. |
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La maison de ville
(machiya)
Dans les anciennes
capitales, les boutiques étaient
en deux places de marché de
forme carrée, à l'Est et à
l'Ouest (nommée chô).
Chacune était divisée en 16
parcelles égales (henushi)
où étaient construites les
maisons. Les personnages officiels,
de rang bas ou moyen, utilisaient
une ou plusieurs de ces parcelles
pour s'y installer. Le peuple
n'avait au mieux que la moitié
d'une parcelle, si ce n'est
le quart.
A la période Heian,
dans la nouvelle capitale
Heiankyo
(actuelle Kyoto),
chaque bloc était divisé en
32 parties égales. Chaque
façade était divisée en deux,
l'une des partie étant l'entrée.
Il n'y avait pas de passage
entre les maisons. Parfois
un espace extérieur (hisashi),
extension à la pièce principale
(moya)
venait se fixer au pignon
de la façade principale. Les
intérieurs étaient très petits,
une pièce en terre battue
pour l'entrée et la cuisine
et une recouverte de nattes
de paille pour vivre et dormir.
 
Les
maisons étaient bâties en
périphérie de bloc, mais le
jardin était à l'usage et
à l'entretient commun aux
autres parcelles, ainsi que
le puits et les latrines.
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L'Ère
Edo.
A
la période Edo,
la maison est plus allongée,
occupant de plus en plus la
parcelle. L'entrée est plus
large, et forme un passage
(dans lequel se trouve la
cuisine) allant de la rue
au jardin. La maison proprement
dite est divisée en trois
parties surélevées. Coté rue
est installée la boutique
(mise
no ma); la pièce centrale
est la naka
no ma « pièce du
milieu » et à l'arrière,
la pièce de réception (zashiki)
ou « pièce arrière »
oku.
Le sol de ces pièces est d'abords
en planches, recouvert peu
à peu de tatamis. La boutique
peut être surélevée ou en
terre, suivant le commerce.
Il
s'agit d'une maison à un niveau,
qui pouvait être surélevé
pour en obtenir deux, à condition
de ne pas atteindre une hauteur
maximum déterminée par les
ouvrages militaires de la
ville.
Dans
le cas d'un deuxième niveau,
il s'agissait d'un grenier
coté rue, et d'une pièce de
réception supplémentaire sur
l'arrière de la maison. Ainsi
les pièces principales donnaient
sur le « joyau »
de la maison, représentatif
de la « qualité »
des propriétaires.
Ici, la maison était en périphérie
des blocs et possédait son
propre jardin. Au centre du
bloc, des allées donnaient
accès à des maisons plus petites,
alignées et bâties les unes
à coté des autres. Vue l'étroitesse
des parcelles, elle n'avaient
que rarement un jardin et
ne comptaient qu'une pièce.
Le
patrimoine architectural rural
et citadin encore largement
visible à Kyoto
date de la fin de la période
Edo.
Par exemple, le plus vieux
bâtiment est une auberge de
près de 200 ans. D'où l'importance
de connaître dans le détail
le bâti de cette époque. Des
reste de blocs sont encore
observables.
L'unité
de mesure utilisée aujourd'hui
est officiellement le mètre,
mais ne l'est que depuis peu.
On utilise encore les mesures
traditionnelles de la période
Edo,
pour l'étude et la restauration
de bâtiments anciens. On s'en
sert également pour construire
des villas dans le respect
de la tradition.
Le pied japonais est
le shaku
(0,303m). La mesure utilisée
pour les longueurs est le
ken,
soit 6 shaku
(1,818m). La taille d'une
maison est mesurée en tsubo
ou 6 shaku²
(3,3m²). Enfin, la taille
d'une pièce est mesurée en
tatamis
(1,82 x 0,91m soit 1,65m²)
et cette unité est préférée
aussi pour les bâtiments modernes.
Un tatamis est un élément
de sol constitué de paille
de riz tressée et épais d'environ
2cm.
Un
bloc faisait entre 9 et 27m
de large (coté boutiques)
pour 39m de profondeur. Chaque
maison sur rue avait une largeur
de 9 shakus
(2,727m) ou 2 kens
(3,636m) et une profondeur
de 3 ken
(5,454m) à 5 kens
(9,09m). L'entrée se faisait
par un espace de ½ par 1 ken
avec le sol en terre battue.
Derrière, une pièce de 8 tatamis
(13,22m²). Les sanitaires
et le puits étaient un équipement
public.
Certaines
maisons de personnes au rang plus
élevé, pouvaient occuper plusieurs
parcelles (voir vignette ci-contre).
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Ère
Meiji.
A
l'ère Meiji,
le japon c'est ouvert sur
l'occident. Les maisons deviennent
plus importantes et ressemblent
à celles des guerriers de
la période Edo.
Le principe des blocs subsiste
mais tend à disparaître. Les
maisons se modernisent, tout
en conservant les principes
de la période précédente.
Enfin, les styles s'inspirent
peu à peu de l'occident dans
ce qui est appelé « le
style de l'Ouest ». C'est
un moyen pour les japonais
d'avoir plus de confort mais
aussi une part d'exotisme.
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